‹ Premieres poésies...1829-1835Chapitre 10 sur 91 · UN PORTEUR · texte numérisé non relu

UN PORTEUR

Seigneur, c'est là. — Proche Thorloge Saint-Vincent, tout devant; ces rideaux que voici. C'est sa chambre à coucher.

LABBÉ

Voilà pour toi, merci.

Parbleu ! celte soiVée est propice, et je pense

Que mes feux potirraient bien avoir leur récompense.

La lune ne va pas larder à se lever;

La chose au premier coup peut ici s'achever.

Tétebleu ! c'est le moins qu'un homme de ma sorte

Ne s'aille pas morfondre à garder une porte;

Je ne suis i>as des gens qu'on laisse s'enrouer.

— Or, vous autres coquins, qu'allez- vous nous jouer?

— Piano, signor basson — amoroso! la dame Est une oreille fine! — Il faudrait à ma flamme Quelque mi bémol, — hein? Je m'en vais me cacher Sous ce contre-vent-Ià; c'est sa chambre à coucher. N'est-ce pas?

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