R.4F1EL
Ilidi.
(L'aUbé le saioe et relotiroe 4 sa chaise,) KAFAEL.
Ce petit abbé-là m'a Fair bien dégourdi.
Parbleu» c'est un bon diable; il faut que je l'invite
A souper. — Hé, monsieur, n'allez donc pas si vite l
l'abbé.
Qu'est-ce, monsieur?
BAFAEL.
Vos gens s'ensauvent, comme si La fièvre à leurs talons les emportait d'ici. Demeurez pour Famour de Dieu^ que je vous pose Un problème d'algèbre. — Ks(-ce pas une chose Véritable, et que voit quiconque a Tesprit sain, Que la table est au lit ce quVst la poire au vin? De plus, deux gens de bien, à s'aller mettre en face Sans s'être jamais vus, ont plus mauvaise grâce. Assurément, que, qucind il pleut, une catin A descendre de fiacre en souliers de satin.
Donc, si vous m'en croyez, nous souperons ensemble; Nous nous connaîtrons mieux pour demain. Que t'en semble. Abbé?
l'abbk.
Parbleu, marquis, je le veux, et j'y vais.
(Il sort de sa cbiisr.) RAFAËL.
Voilà les musiciens qui sont déjà IrouM^; Et pour la table — holà, Palforio ! l'auberge !
^Frappanl.}
Cette porte est plus rude à forcer qu'une vierge.
Palforio, manant tripier, sac à boyaux!
Vous verrez qu'à celte heure ils dorment, les bourreaux!
(Il jette nne pierre dans la vilre.)
PALFORIOy à la feoéire.
Quel est le bon plaisir de votre courtoisie?
RAFAËL
Pais-nous faire ù souper. Certes, l'heure est choisie Pour nous laisser ainsi casser tous tes carreaux! Dépêche, sac à vin! — Pardieu, si j'étais gros Comme un muid, comme toi, je dirais qu'on me porte En guise d'écriteau sur le pas de ma porte; On saurait où me prendre au moins.
PALFOKIO.
Excusez-moi, Très-excellent seigneur.
Allons, démène-toi.
Vite! va mettre en l'air ta marmitonnerie.
Donne-nous ton meilleur vin et ta plus jolie Servante; embroche tout : tes oisons, tes poulets. Tes veaux, les chiens, tes chats, ta l'emme et tes valets! — Toi, Fabbé, passe donc; en joie I et pour nous batirc Après, nous taperons, vive Dieu ! comme quatre.