C.\MARGO
Quoi ! rieu de plus ?
l'abbé.
Ah ! qu'il douuait soa bien
A son bouffon Pippo.
CAMARGO
Quoil rien de plus?
l'abbé.
Non, r4en.
CAMARGO
11 porte au petit doig[t un diamant. De grâce, Allez me le clicrclier.
l'abbé.
Je ne le puis.
CAMARGO
La place Où vous l'avez laissé n est pas si loin.
l'abbé.
Non, mais
Je ne le puis.
CAMARGO
Abbé, tout ce que je promets,
Je le tiens.
l'abbé.
Pas ce soir.
Pourquoi?
l'abbé.
Mais —
CAMARGO
Misérable !
Tu ne Tas pas tué.
l'abbé.
Moi 1 que le ciel m'accable Si je ne Tai pas fait, madame, en vérité I
CAMARGO
En ce cas, pourquoi non?
i/abbé. !
Ma foi, je Tai jeté Dans la mer.
CAMARGO
Quoi ! ce soir, dans la mer ?
l'abbé.
Oui, madame.
CAMARGO
Alors, c'est un. malheur pour vous, — car, sur mon âme, Je voulais cet anneau.
l'abbé.
Si vous me l'aviez dit, Au moins...
CAMARGO
Et sur quoi donc t'en croirai-je, maudit?
Sur quel honneur vas-tu me jurer? Sur laquelle De tes deui mains de sang? Où la marque en est-elle? La chose n'est pas sûre, et tu te peux vanter. — 11 fallait lui couper la main, et l'apporter.
l'abbé.
Madame, il faisait nuit... La mer était prochaine... Je Tai jeté dedans.
CAMAKGO.
Je n'en suis pas certaine.
l'abbé.
Mais, madame, ce fer est chaud, et saigne encor.
CAMARGO
Ni le sang ni le feu ne sont rares.
l'abbé.
Son corps N'est pas si loin, madame; il se peut qu'où se charge —
CAMARGO
La nuit est trop épaisse^ et rOeéan trop large.
L*ABBÉ
Mais je suis pâle, moi ! tenez.
CAMAUGO.
Mon cher abbé, L'étais-je pas ce soir, quand j'ai joué Tbisbé Dans Fopéra?
l'abbé.
Madame, au nom du ciel !
CAMARGO
Peut-être Qu'en y regardant bien, vous Taurez. — Ma fenêtre Donne sur la mer.
(Elle sorl.)
l'abbl.
Mais — Elle est partie, ô Dieu !
J'ai tué mon ami, j'ai mérité le feu, J'ai taché mon pourpoint, et Ton me congédie. C'est la moralité de cette comédie.
Qu'etl le hasard? — C'wt le marbre qui reçoit la vie des mains du siatuaire. La ProTÎdeoce donoe le hasard.
(Schiller. )
Les premières clartés du jour avaient rougi
L^Orient, quand le comte Onorio Luigi
Rentra du bal masqué. — Fatigue ou nonchalance,
La comtesse à son bras s'appuyait en silence,
Et d'une mnin distraite écartait ses cheveux
Qui tombaient en désordre, et voilaient ses beaux. yeux.
Elle s'alla jeter, en entrant dans la chambre,
Sur le bord de son lit. — On était en décembre;
Et déjà Tair glacé des longs soirs de janvier
Soulevait par instants la cendre du foyer.
Luigi n'approcha pas toutefois de la flamme
Qui réclairait de loin. — Il regardait sa femme;
Une idée incertaine et terrible semblait
Flotter dans son esprit, que le sommeil troublait.
— Le comte commençait à vieillir. — Son visage Paraissait cependant se ressentir de Vàçe Moins que des passions qui l'avaient agité.
Cétait un Florentin; jeune, il avait été Ce qu'on appelle à Rome un coureur d'aventure. Débauché par ennui, mais triste par nature, Voyant venir le temps, il s'était marié; Si bien qu'ayant tout vu, n'ayant rien oublié — Pourquoi ne pas le dire? il était jaloux. — L^homme Qui vit sans jalousie, en ce bas monde, est comme Celui qui dort sans lampe; il peut sentir le bras Qui vient pour le frapper, mais il ne le voit pas.
Pour le palais Luigi, la porte en était libre. Le comte eût mis en quatre et jeté dans le Tibre Quiconque aurait osé toucher sa femme au pied; Car nul pouvoir humain, quand il avait prié, Ne Teût fait d'un instant différer ses vengeances. 11 avait acheté du ciel ses indulgences, On le disait du moins. — Qui dans Rome eût pensé Qu^un tel homme pût être impunément blessé?
Mariée à quinze ans, noble, riche, adorée, De tous les biens du monde à loisir entourée, N'ayant dès le berceau connu qu^une amitié.
Sa femme ne l'avait jamais remercié; Mais quel soupçon pouvait l'atteindre? Et qu'élait-elle, Sinon la plus loyale et la moins infidèle Des épouses? —
Luigi s'était levé, longtemps Il parut réfléchir en marchant à pas lents.
Enfin, s'arrêtant court : — Portia, vous êtes lasse. Dit-il, car vous dormez tout debout. — Moi, de grâce? Prit-elle en rougissant; oui, j'ai beaucoup dansé. Je me sens défaillir malgré moi. — le ne sais,
Reprit Onorio, quel était ce jeune homme En manteau noir; il est depuis deux jours à Rome. Vous a-t-il adressé la parole? -^ De qui Parlez-vous, mon ami? dit Portia. — De celui Qui se tenait debout à souper, ce me semble, Derrière vous; j'ai cru vous voir parler ensemble. Vous a-t-on dit quel est son nom ? — Je n'en sais rien Plus que vous, dit Portia. — Je l'ai trouvé très-bien. Dit Luig^i, n'est-ce pas? Et gageons qu'à celle heure Il n'est pas comme vous défaillant, que je meure; Joyeux plutôt. — Joyeux? sans doute; et d'où vous vient, S'il vous plait, ce dessein d'eu parler qui vous tient?
— Et, prit Onorio, d'où ce dessein contraire. Lorsque j'en viens parler, de vous en vouloir taire? Le propos en est-il étrange? Assurément
Plus d'un méchant parleur le tient en ce moment. Rien n'est plus curieux ni plus gai, sur mon âme, Qu'un manteau noir au bat. — Mon ami, dit la dame, Le soleil va venir tout à l'heure; pourquoi Demeurez-vous ainsi? Venez auprès de moi.
— J'y viens, et c'est le temps, vrai Dieu, que l'on achète De quitter son habit quand le soleil se lève !
Dormez si vous voulez, mais tenez pour certain Que je n'ai pas sommeil quand il est si matin.
— Quoi! me laisser ainsi toute seule? J'espère
Que non — n'ayant rien fait, seigneur, pour vous déplaire
— Madame, dit Luigi, s^avançant quatre pas, — Et comme hors du lit peodait un de ses bras.
De même que l'on voit d'une coupe approchée Se saisir ardemment une lèvre séchée.
Ainsi vous l'auriez vu sur ce bras endormi
Mettre un baiser brûlant — puis, tremblant à demi :
— Tu ne le connais pas, ô jeune Vénitienne !
Ce poison Ooienlin qui consume une veine,
La dévore, et ne veut qu'un mot pour arracher
D'un cœur d'homme dix ans de joie, el dessécher
Comme un marais impur ce premier bien de râmo,
Qui fait Tamour d'un homme, et l'honneur d'une femme !
Mal sans fin, sans remède, affreux, que j'ai sucé
Dans le lail de ma mère, et qui rend insensé.
— Quel mal? dit Porlia.
— C'est quand on dit d'un homme Qu'il est jaloux. Ceux-là, c'est ainsi qu'on les nomme.
— Maria! dit Tenfant, est-ce de moi, mon Dieu! Que vous seriez jaloux?
— Moi, madame! à quel lieu?
Jaloux? vous l'ai-je dil? sur la foi de mon âme, Aucunement. Jaloux! pourquoi donc? Non, madame, Je ne suis pas jaloux ; allez, dormez en paix.
Comme il sïloignail d'elle à ce discours, après Qu'il Sfe fut au balcon accoudé d'un air sombre (Et le croissant dt\jà pâlissait avec l'ombre), En regardant sa femme il vit qu'elle fermait Ses bras sur sa poitrine, et qu'elle s'endormait.
Qui ne sait que la nuit a des puissances telles.
Que les femmes y sont, comme les fleurs, plus belles.
Et que lout vent du soir qui les peut effleurer
Leur enlève un parfum plus doux à respirer ?
Ce fut pourquoi, nul bruit ne frappant son ouïe,
Luigi, qui l'admirait si fraîche épanouie,
Si tranquille, si pure, œil mourant, front penché,
Ainsi qu'iu) jeune faon dans les hauts blés couché.
Sentit ceci, — qu'au front d'une femme endormie,
Il n'est âme si rude et si bien affermie.
Qui ne trouve de quoi voir son plus dur chagrin
Se fondre comme au feu d'une flamme l'airain.
Car, à qui sVii fier, mon Dieu, si la iialurc Nous fait voir à sa face une telle imposture, Q^i'il faille' séparer la créature en deux, Et défendre son cœur de l'amour de ses yeux ! —
Cependant que, debout dans son anlique salle, Le Toscan sous sa lampe inclinait son front pâle, Au pied de son balcon il crut entendre, au long Du mur, une voix d'homme, avec un violon.
Sur quoi, s'étant sans bruit avancé sous la barre. Il vit distinctement deux porteurs de guitare — L\m inconnu — pour l'autre, il n'en pouvait douter; C'était son manteau noir — il le voulut guetter. Pourtant rien ne trahit ce qu'en sentit son âme. Sinon qu'il mit la main lentement à sa lame.
Comme pour éprouver, la tirant à demi, Qu'ayant là deux rivaux, il avait un ami. —
Tout se taisait. Il prit le temps de reconnaître Les traits du cavalier; puis, fermant sa fenêtre Sans bruit, et sans que rien sur ses traits eiU changé, Il \it si dans le lit sa femme avait bougé.
— Elle était immobile, et la nuit défaillante La découvrait au jour plus belle et plus riante. Donc notre Florentin, ayant dit ses avés Du soir, se mit au lit. — Frère, si vous avez Par le monde jamais vu quelqu'un de Florence, Et de son sang en lui pris quelque expérience. Vous savez que la haine en ce pays n'est pas Un géant comme ici fîeret levant le bras; C'est une empoisonneuse en silence accroupie Au revers d'un fossé, qui de loin vous épie, Boiteuse, retenant son souffle avec sa voix.
Et, crainte de faillir, s'y prenant à deux fois.
L'église était déserle, et les flambeaux funèbres Croisaient en cbancelant leurs feux dans les ténèbres, Quand le jeune étranger s'arrêta sur le seuil. Sa main n'écarta pas son long manteau do deuil Pour puiser l'eau bénite au bord de l'urne sainte. Il entra sans respect dans la divine enceinte, Mais aussi sans mépris. — Quelques religieux Priaient bas, et le cbœur était silencieux.
Les orgues se taisaient, les lampes immobiles^ Semblaient dormir en paix sous les voAtes tranquilles; Un écho prolongé répétait chaque pas.
Solitudes de Dieu ! qui ne vous connaît pas?
Dômes mystérieux, solennité sacrée.
Quelle âme, en vous voyant, est jamais demeurée Sans doute ou sans terreur? — Toutefois devant vous L'inconnu ne baissa le front ni les genoux.
Il restait en silence et comme dans Tattenle.
— L'heure sonna. — Ce fut une femme tremblante De vieillesse sans doute ou de froid (car la nuit Était froide), qui vint à lui. — l.e temps senfnit, Dit-il, entendez-vous le coq chanter? La rue Paraît déserte encor, mais Fombre diminue; Marchez donc devant moi. — La vieille répliqua :
— Voici la clef; allez jusqu'à ce mur, c'est là Qu'on vous attend; allez vite, et faites en sorte Qu'on vous voie. — Merci, dit Tétrangei*. — La porte Hetomba lentement derrière lui, — Le ciel
Les garde! dit la vieille en marchant à Tautel.
Où donc, noble jeune homme, à cette heure où les ombres Sous les pieds du passant tendent leurs voiles sombres,
PORÏIA. 75
Où donc vas-tu si vite? et pourquoi ton coursier
Fait-il jaillir le feu de letrier d'acier?
Ta dague bat les flancs, et ta tempe ruisselle;
Jeune boinine, où donc va»-tu? qui te pousse ou f appelle?
Pourquoi comme un fuyard sur Tarçon te courber?
Frère, la terre est grise, et Ton y peut tomber.
Pourtant ton serviteur fidèle, bors d'haleine.
Voit de loin Ion panache, et peut le suivre à peine.
Que Dieu soit avec toi, frère, si c'est l'amour
Qui t'a dans Pouibre ainsi fait devancer le jour!
L^amour sait tout franchir, et bienheureux qui laisse
La sueur de son front aux pieds de sa maîtresse!
Nulle crainte en ton cœur, nul souci du danger.
Vas! — Et ce qui t'attend là-bas, jeune étranger,-
Que ce soit une main à la tienne tendue,
Que ce sdit un poignard au tournant d'uue rue,
Qu'importe? — Va toujours, frère, Dieu seul est grand!
Mais, près de ce palais, pourquoi ton œil errant Chercbe-t-il donc, à voir et conmie à reconnaître Ce kiosque, à la nuit close eiitr'ouvraut sa fenêtre? Tes vœux sont-ils si haut et si loiu avancés? Jeune homme, songes-y ; ce réduit, tu le sais. Se tient plus invisible à l'œil, que la pensée Dans le cœur de sou maître, inconnue et glacée^ Pourtant au pied du mur, sous les arbres caché, Comme un chasseur, l'oreille au guet, tu l'es penché. D'où partent ces accents? et quelle voix s'élève Entre ces barreaux, douce et faible connue un rêve?
« Dalti, mou cher trésor, mon amour, est-ce toi? — » Portia! flambeau du ciel! Porlia, ta main; c'est moi. »
Rien de plus. — Et déjà sur l'échelle de soie Une main l'attirait, palpitante de joie;
76 PKEMIÈRES POESIES.
Déjà deux bras ardeiUs, de baisers cnehaîtié, L'avaient comme une proie à l'alcôve traîné.
vieillards décrépits? télés chauves et miesî Cœurs brisés, dont le temps ferme les avenues! Centenaires voûtés! spectres à chef branlant, Qui, pâles au soleil, cheminez d'un pied lent. C'est vous qu'ici j'invoque, et prends en témoignage. Vous n'avez pns toujours été sans vie, et Tâge N'a pas toujours plié de ses mains de géant Votre front à la terre, et votre âme au néant? Vous avez eu des yeux, des bras et des entrailles? Dites-nous doDc, avant que de vos funérailles L'heure vous vienne prendre, ô vieillards, dites-nous Comme un cœur à vingt ans bondit au rendez-vous?
— Amour, disait Tenfant, après que, demi-nue, Elle s'était, mourante, à ses pieds étendue, Vois-tu comme tout dort? Que ce silence est doux? Dieu n'a dans Funivers laissé vivre que nous.
Puis elle Fadmirait avec un doux sourire, Comme elles font toujours. Quelle femme n'admiro Ce qu'elle aime, et quel front peut-elle préférer A celui A^scs yeux ne peuvent rencontrer Sans se^Wiler de pleurs ? — Voyons, lui disait-elle, T'es-lu fait beau pour moi, qui me suis faite belle ? Pour qui ce collier d'or? pour qui ces fins bijoux? Ce beau panache noir? Ëtait-ce un peu pour nous? Et puis elle ajouta : — Mon amour? que personne Ne vous ait vu venir surtout, car j'en frissonne.
Mais le jeune Dalti ne lui répondait pas; Aux rayons de la lune, il avait de ses bras Entouré douoeineni sa pâle bien-aimée;
PORTiA. 77
Elle laissait loinliei' sa tête parfuinée
Sur son épaule, et lui regardait, incliné,
Sou beau front, d'espérance et de paix couronné !
— Portia, murmura-l-il, cette glace dans Tombre Jette un reflet trop pur à cette alcôve sombre. Ces fleurs ont trop d'éclat, tes yeux trop de langueurs : Que ne m'accablais-tu, Portia, de tes rigueurs ! Peut-être, Dieu m'aidant, j'eusse trouvé des armes. Mais quand tu m'as noyé de baisers et de larmes, Dis, qui m'en peut défendre, ou qui m'en guérira ? Tu m^as fait trop heureux ; ton amour me tuera !
Et comme sur le bord de la longue ottomane, Elle attachée à lui comme un lierre au platane. Il s'était renversé tremblant à ce discours, Elle le vit pâlir : — mes soûles amours; Dit-il, en toute chose il est une barrière Où,' pour grand qu'on se sente, on se jette en arriére ; De quelque fol amour qu'on ait empli son cœur, Le désir est parfois moins grand que le bonheur ; Le ciel, ô ma beauté, ressemble à Tâme humaine : il s'y trouve une sphère où l'aigle perd haleine, Où le vertige prend, où Tair devient le feu, Et l'homme doit mourir où commence le Dieu.
La lune se voilait; la nuit était profonde.
Et nul témoin des cieux ne veillait sur le monde. La lampe tout à coup s'éteignit. — Reste là.
Dit Portia, je m'en vais Tallumer. — Elle alla Se baisser au foyer. — La ceudre à demi morte Couvrait à peine encore une étinrolle, en sorte Qu'elle resta lonj^lcmps. — Mais loisque la clarté Eut entiii nulour d'eux chassé Tobscurilé :
— (liel et terre, Dalli ! Nous sommes trois, dit-elle.
— Trois, répéta près d'eux une voix à laquelle Répondirent au loiu les \oùtes du château, immobile, caché sous les plis d'un manteau, Comme au seuil d'une porte une antique statue, Oiiorio, debout, avait frappé leur vue.
— D'où venait-il ainsi ? Les avait-il guettés En silence longtemps, et longtemps écoutés?
De qui savait-il Theure, et quelle patience L'avait fait une nuit épier la vengeance?
Cependant sou visage était calme et serein.
Son fidèle poignard n'était pas dans sa main, Son regard ne marquait ni colère ni haine;
Biais ses cheveux, plus noirs, la veille, que Tébèue, Chose étrange à penser, étaient devenus blancs. Les amants regardaient, sous les rayons tremblants De la lampe déjà par l'aurore obscurcie.
Ce vieillard d'une nuit, cette léle blanchie, Avec ses longs cheveux plus pâles que son front.
— Portia, dit-il, d'un ton de voix lent et profond,
Quand ton père, eu mourant, joignit nos mains, la mienne Resta pourtant ouverte, eu retirer la tienne Était aisé. Pourquoi Tas-tu donc fait si tard?
Mais le jeune Daiti s'était levé. — Vieillard, Ne perdons pas de temps. Vous voulez cette femme? En garde! Qu'un de nous la rende avec son âme.
— Je le veux, dit le comte; et deux lames déjà Brillaient en se heurtant. — Vainement la Portia Se trahiait à leurs pieds, tremblante, échevelée. Qui peut sous le soleil tromper sa destinée?
Quand des jours et des nuits qu'on nous compte ici-bas Le terme est arrivé, la terre sous nos pas S'eulr'ouvrirait plutôt : que sert qu'on s'en défende? Lorsque la fosse attend, il faut qu'on y descende.