‹ Premières poésies, 1830-1845Chapitre 129 sur 131 · LES AFFRES DE LA MORT · texte numérisé non relu

LES AFFRES DE LA MORT

(Sur les murs d'une Chartreuse.)

0 toi qui passes par ce cloître, Songe à la mort ! — Tu n'es pas sûr De voir s'allonger et décroître, Une autre fois, ton ombre au mur.

Frère, peut-être cette dalle Qu'aujourd'hui, sans songer aux morts, Tu soufflettes de ta sandale, Demain pèsera sur ton corps !

La vie est un plancher qui couvre L'abîme de l'éternité :

Une trappe soudain s'entr'ouvre Sous le pécheur épouvanté;

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