LES AFFRES DE LA MORT
(Sur les murs d'une Chartreuse.)
0 toi qui passes par ce cloître, Songe à la mort ! — Tu n'es pas sûr De voir s'allonger et décroître, Une autre fois, ton ombre au mur.
Frère, peut-être cette dalle Qu'aujourd'hui, sans songer aux morts, Tu soufflettes de ta sandale, Demain pèsera sur ton corps !
La vie est un plancher qui couvre L'abîme de l'éternité :
Une trappe soudain s'entr'ouvre Sous le pécheur épouvanté;