‹ Premières poésies, 1830-1845Chapitre 83 sur 131 · A UNE JEUNE ITALIENNE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE ITALIENNE

Car Jésus le doux maître, aux célestes tendresses, Permettait aux enfants de s'approcher de lui; Comme un père indulgent il souffrait leurs caresses, Et jouait avec eux sans témoigner d'ennui.

0 vous qui ressemblez à ces tableaux d'église Où l'on voit, sur fond d'or, l'auguste Charité Prése"vant de la faim, préservant de la bise Un gn.upe frais et blond dans sa robe abrité;

Comme le nourrisson de la mère divine,

Par pitié, laissez-moi monter sur vos genoux,

Moi pauvre jeune fille, isolée, orpheline,

Qui n'ai d'espoir qu'en Dieu, qui n'ai d'espoir qu'en vous !

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