A UNE JEUNE ITALIENNE
Car Jésus le doux maître, aux célestes tendresses, Permettait aux enfants de s'approcher de lui; Comme un père indulgent il souffrait leurs caresses, Et jouait avec eux sans témoigner d'ennui.
0 vous qui ressemblez à ces tableaux d'église Où l'on voit, sur fond d'or, l'auguste Charité Prése"vant de la faim, préservant de la bise Un gn.upe frais et blond dans sa robe abrité;
Comme le nourrisson de la mère divine,
Par pitié, laissez-moi monter sur vos genoux,
Moi pauvre jeune fille, isolée, orpheline,
Qui n'ai d'espoir qu'en Dieu, qui n'ai d'espoir qu'en vous !