RÊVERIE
A l'heure où monte à Dieu la prière du pâtre, Agenouillé dans l'herbe, nu sommet du talus, L'émigré, que le soir ramène au coin de Pâtre, Songe au pays qu'il aime et qu'il ne verra plus.
Au paya où l'hiver la prairie est si blanche. Où les champs sont si verts quand l'été va venir ; A sa mère au logis qui regarde et se penche Vers le chemin par où son fils peut revenir.
A tout ce que là-bas, il chérissait naguère : —A son chien qui satiriste au foyer qu'il défend ; Jusqu'au dernier sillon que traça son vieux père, Qui mourut sans pouvoir embrasser son enfant.
Au vieux pont qui passait le ruisseau de la ferme, D'où l'on voyait surgir sa chaumière au toit noir ; Au sentier raboteux qu'il suivait d'un pas ferme, Quand il menait jadis ses bœufs à l'abrevoir.
Mais quand son rêve ainsi, du foyer solitaire S'envole, et va s'abattre au pays regretté.
L'émigré comprend mieux qu'il est seul sur la terre. Et pleure au souvenir du sol qu'il a quitté.
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défend ; ux père, enfant.
la ferme, toit noir ; s ferme, oir.
SOULxVGEMENT
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ur la terre,