LE RÊVE
J ai ait-Ia nuit derni^ro-„n rêve fort étrange. Dontje ne me souviens encore qu'à demi.
Jeaisje ne sais où sur les rives du Gange, Et le soir, fatigud, je m'étais endormi
Je sonimeillais, je crois, depuis.quelques secondes Quand soudain un jeune homme, au regard triste 'et doux M apparut, soulevant le bleu manteau des ondes Le voyant s'approcher, je me mis à genoux.
I ii
Une aile de duvet pendait à son épaule.
Le sentant ni'enlcver, je restai stupéfait.
Mais lui qui dirigeait son essor vers le pôle :
— No crains rien. Nous irons voir le monde parfait.
Combien de temps dura ce voyage céleste ?
Je ne sais. Ce matin, quand je revins à moi, Je pressais sur mon cœur — c'est tout ce qui me reste- Le rameau toujours vert de l'arbre de le foi.
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