‹ Premières poésies, 1876-78 [microforme]Chapitre 4 sur 24 · PASTEL · texte numérisé non relu

PASTEL

On peut voir, me dit-on, à Wexford, en Irlande, Oublié dans le coin d'un musée, un pastel Trop beau pour n'être pas de l'école flamande, Représentant les murs décrépits d'im castel.

Le passé trop vieilli que le présent prulano, A ses créneaux brisés donne un cachet de deuil. La mousse, le sainfoin, l'ortie e' ' baidane, Seuls amis d'aujourd'hui, s'ombrassent sur le seuil

Tourelle en étcignuir par le couchant roupie, ( )j;ive8 et vieux ponts par les siècles rasés, l'rennont, à qui mieux mieux, des airs de nostalgie. Comme aux jours d'autrefois leurs vieux l)arons blasc'.s.

On croirait, en voyant le soleil disparaître, Sous les grands peupliers qui bordent le chemin. Qu'on va voir dnix ou trois châtelains apparaître, Revenant de la chasse un faucon sur la main.

Mais le rôve se perd. — Le castel en ruine Tusse devant nos yeux fatigués dès longtemps, ('omme le Juif-Errant qui se traîne et chemine, Kn haillons, à travers les âges et le temps.

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