‹ Premières poésies, 1876-78 [microforme]Chapitre 5 sur 24 · LE PAYSAN · texte numérisé non relu

LE PAYSAN

Le paysan, qui voit l'hiver S'abattre comme un blanc fantôme, Au premier froid qui glace l'air, S'enferme sous son toit de chaume.

Et là, content si sa moisson Au fond de son grenier abonde, Il chante son humble chanson.

Dans un oubli complet du monde.

Le lubomenr ii'eHt pan mâchant ; L'un (|u'il rcspin? rend honnête.

Il Hait (qu'aux bornos de son ohanip liC désir qu'il poursuit s'arrête.

Voyant son vieux réduit bien clos, i Et du feu dans Ha eheminée, Pour lui l'hiver c'est le repos, IjC repos après la journée.

Sans regarder quel temps il l'ait, Par la vitre de sa chaumière, Le jour il s'assied satisfait.

Le soir il s'endort sans lumière.

Le givre, en ruban festonné,

Au bord du toit coud ses dentelles ;

Mais un matin, tout étonné,

^1 entend un chant d'hirondelles.

Alors, aiu'lmnt qu'il plntt à Dii-ii i}\w lii saixnu d'or «oit (?c'1ohi«, Tour aiihu'i- l'horizon hloii, Il entr'uiivre aa porto clo.sc.

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Mais déjà, daiiH sa joiojoxt Jl bénit le ciel (lui d

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Il aune.

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