‹ Premières poésies, 1883-1886Chapitre 2 sur 34 · OTTILIE · texte numérisé non relu

OTTILIE

Des lèvres de bacchide et des yeux de madone, Des sourcils bifurques où le Diable a son pleine; Ses cheveux vaporeux que le peigne abandonne Sont couronnés de fleurs plus froides que la neî^e,

Vient-elle de Talcôve ou bien de Tossuaire, Lorsque ses mules d'or frôlent les dalles grises? Est-ce voile d'hymen ou funèbre suaire, La gaze qui palpite aux vespérales brises?

Autour du burg", la lune, aux nécromanls fidèle, Filtre en gouttes d'arg-ent à travers les ramures. Et Ton entend frémir, ainsi que des coups d'aile, Des harpes, dans la salle où rêvent les armures.

LES SYRTBl a5

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