‹ Premières poésies, 1883-1886Chapitre 24 sur 34 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

Wisst ihr warum der Sarg wohl So ^ross Undschwer mag sein?

Ich legt' auch meine Liebe Lind ineinen Schmeri hineiti.

Heinrich Heine.

Toc, toc toc toc, — il cloue à coups pressés ; Toc, toc, — le menuisier des trépassés.

« Bon menuisier, bon menuisier.

Dans le sapin, dans le noyer, Taille un cercueil très grand, très lourd, Pour que j'y couche mon amour. »

Toc toc, toc toc, — il cloue à coups pressés, Toc toc, — le menuisier des trépassés.

« Qu'il soit tendu de satin blanc Comme ses dents, comme ses dents; Et mets aussi des rubans bleus Jomme ses yeux, comme ses yeux. »

Toc toc, toc toc, — il cloue à coups presses. Toc, toc, — le menuisier des trépassés.

« Là-bas, là-bas près du ruisseau, Sous les ormeaux, sous les ormeaux, A l'heure où chante le coucou.

Un autre Ta baisée au cou. »

LES CANTILENES

ibi

Toc toc, toc toc, — il cloue à coups pressés, Toc, toc, — le menuisier des trépassés.

« Bon menuisier, bon menuisier, Dans le sapin, dans le noyer.

Taille un cercueil très grand, très lourd. Pour que j'y couche mon amour. »

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