‹ Premières poésies et lettres intimes;Chapitre 15 sur 66 · XX LECONTE DE LISLE · texte numérisé non relu

XX LECONTE DE LISLE

de passion concentrée et hautaine, mais intense, exaspérée, et, par moments, farouche.

Il écrivait, peu de temps avant de mourir :

Toi par qui j'ai senti, pour des heures trop brèves, Ma jeunesse renaître et mon cœur refleurir, Sois bénie à jamais! J'aime, je puis mourir; J'ai vécu le meilleur et le plus beau des rêves.

Et vous qui me rendiez le matin de mes jours, Qui d'un charme si doux m'enveloppez encore, Vous pouvez m'oublier, ô chers yeux que j'adore. Mais, jusques au tombeau, je vous verrai toujours.

La forme est plus parfaite ; mais comparez ces vers à ceux qu'écrivait le poète, de 1837 à 1842, à Dinan et à Rennes; c'est le même ton d'ardeur et de passion.

Et je m'excuse d'avoir, une fois encore, entrepris cette démonstration. Comme si un poëte avait jamais pu être un impassible!

Quelques remarques, pour finir.

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