‹ Premières poésies et lettres intimes;Chapitre 30 sur 66 · L'ÉTOILE DU SOIR · texte numérisé non relu

L'ÉTOILE DU SOIR

Céleste et doux regard fait de gaze et de flamme,

Étoile du bleu soir, Je t'aime! Ta clarté parfume ma jeune âme,

Et je pleure, à te voir.

Souvent, sous les palmiers qui courbent sur la lame

Leur feuillage plus noir,.

Plein d'un mal incessant, pensant au monde infâme.

Triste, je viens m'asseoir.

Mais, quand la brune nuit abaisse ses deux ailes, Mais, lorsque ton œil d'or aux voûtes éternelles S'entr'ouvre avec amour,

Mon cœur est inondé d'ivresses solennelles.

Et voudrait, sans retour, Mourir en un baiser sur tes roses prunelles î

A MARIE BEAMISH

Cher ange, îl est, un nom qui fait battre mon cœur

Enivré de sa grdce, Un nom mélodieux qui murmure : bonheur I

Quand sur ma lèvre il passe ;

Un nom dont le prestige est ineffable et doux,

Car, je sens, en mon âme.

Qu'il s'exhale en parfum et rafraîchit la flamme

De mon amour jaloux.

Sans lui, sans ce mot plein d'une tendresse humaine,

Étoile de mes jours, ' Oh! je sais que l'ivresse, et l'espoir, et la vie

Me fuiraient pour toujours!

Il faut sa note chère à mon âme inquiète.

Gomme à l'oiseau le mil, Gomme au printemps il faut elles roses d'avril

Et les chants du poète.

Et ce charme secret, cette fleur dont en vain

On chercherait la sève, Cher ange, de l'amour, oh! ce n'est point un rêve,

Car, ce nom, c'est le tien !

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