C. Leconte de l'Isle
96 PREMlÈREe POÉSIES
Rennes, mai 1839.
Pardonnez-moi, mon cher Rouffet, je vous raconterai demain au plus lard le motif qui s'est opposé à ce que je vous écrive. Pardonnezmoi, car mon amitié est sincère, et la peine la plus grande qui puisse m'arriver serait celle de votre perte. Croyez-le bien.
J'ai fait connaissance ici avec un jeune homme qui vous a connu au séminaire, M. Houein; c'est un charmant garçon, doux, religieux et instruit; du moins il m'a paru tel, depuis le peu de temps que je le connais. C'est le professeur de Gérard qui se prépare maintenant à passer son examen de bachelier en 1840. 11 fait bien de prendre de l'élan, car le pauvre diable n'est pas très souple... Parlezm'en — de Houein.
Je vous remercie do vos jolis vers.
A Dio!