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SELS DE CUIVRE

de beaux cristaux bleus qui renferment 3 ou 6 éq. d'eau , suivant la température à laquelle la cristal Usa tion a eu lieu. L'azotate de cuivre est employé dans la teinture.

Soumis à l'action de la chaleur, Fazotate de cuivre se change d'abord en sous-azotate vert iCuO.ÂzO''; il se décompose ensuite complètement à une température plus élevée, et il reste du protoxvde de cuivre.

§ 621. Carbonates de cuivre. — Si l'on veise une dissolution de carbonate alcalin dans une dissolution de sulfate de cuivre , on obtient un précipité gélatineux bleu clair, qui se change , au bout de quelque temps, en une poudre verte. La composition du précipité vert est représentée par la formule 2CuO.CO'-fHO. Le précipité gélatineux bleu ne paraît en différer qu'en ce qu'il renferme plus d'eau. En faisant bouillir la liqueur avec le précipité, celui-ci se change en une poudre brune qui est du protoxyde de cuivre anhydre. Le carbonate de cuivre vert est employé dans la peinture à rhuile , sous le nom de vert minéral.

On trouve dans la nature un hydrocarbonate de cuivre, sous forme de masses concrétionnées vertes. Os masses sont souvent très-compactes et d'un volume considérable; on en forme alors des objets d'ornement , tels que vases , fûts de colonnes , dessus de tables et de cheminées : ces objets ont une grande valeur dans le commerce. Le poli met en évidence des veines d'une nuance différente. Ces veines sont produites par la structure mamelonnée de la matière , et donnent un très-bel aspect aux surfaces polies. Cet hydrecarbonate est appelé malachite ; sa formule est CuO.CO'4~^uû.HO. La malachite est assez abondante en Sibérie pour qu'on l'exploite comme minerai de cuivre.

On rencontre dans la nature un autre hydrocarbonate de cuivre qui a pour formule 2CuO.CO'-)-CuO.HO , et qui forme de beaux cristaux bleus. Cette substance se trouvait en grande abondance dans les mines de Chessy, près de Lyon, où on l'a fondue pendant longtemps comme minerai de cuivre. Réduite en poudre fine , elle prend une couleur d'un bleu clair ; on l'emploie à oet état comme matière colorante dans les fabriques de papiers peints , où on lui donne le nom de bleu de montagne , ou de cendres bleties naturelles. On fabrique en Angleterre, par un procédé tenu secret, des cendres bleues artificielles d'une plus belle nuance que le produit naturel.

§ 625. Arsénite de cuivre. — L'arsénite de cuivre est employé dans la peinture à l'huile, sous le nom de vert de Scheele. Pour le préparer, on dissout 3 kil. de carbonate de potasse et 4 kil. d'acide arsénieux dans 4 i litres d'eau, et l'on verse cette liqueur, par petites

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qnanlilLS, dans une dissolalion bonillante de 3 kil. de sulfate de cuivre dans 40 litre? d'eau. On agite conlinnellement les liqueurs pendant la précipitation. On modifie la nuance de cette couleur en faisant varier les proportions d* acide arsénieux.

S 626. Acétates de cuivre. — En dissolvant le protoxyde de cuivre ians de Tacide acétique, on obtient une liqueur verte qui, convenablement évaporée à chaud , laisse déposer de beaux cristaux verts ayant pour formule CuO.C*H*0*4-HO. Ce sel est soluble dans 5 parties d'eau bouillante.

On lui donne, dans le commerce, le nom de verdeL On le prépare dans les fabriques en dissolvant dans du vinaigre le sousacétate de cuivre , dont nous indiquerons tout à l'heure la préparation. Lorsque le sel cristallise à une basse température, les cristaux sont bleus et présentent la formule CuO.C*HW+5HO.

On prépare , dans le midi de la France , un sous-acétate de cuivre en laissant oxyder à l'air des plaques de cuivre mouillées avec du vinaigre ou mises en contact avec du marc de raisin qui éprouve la fermentation acide. Les plaques de cuivre se recouvrent ainsi d'une couche bleu verdâtre, qui a pour formule CuO.C*H'0*-f CuO.HO+5HO.

Combinaifloiis du eatirre avec le souflre*

§ 6117. Le cuivre brûle avec une vive incandescence dans la vapeur de soufre (§ 261); il se forme un sulfure de cuivre Cu'S qui correspond à l'oxydule Cu*0. Ce sulfure fond plus facilement que le cuivre métallique; il prend une texture cristalline en refroidissant. On rencontre quelquefois ce sulfure , cristallisé en octaèdres réguliers , dans les fourneaux à cuivre. On le prépare , dans les laboratoires, en chauffant un mélange de 3 parties de soufre et de 8 parties de tournure de cuivre. Il est nécessaire de broyer la matière et de la chauffer de nouveau avec du soufre. Ce sulfure de cuivre existe dans la nature et forme quelquefois de beaux cristaux; il est assez tendre pour qu'on puisse le couper au couteau.

Le sulfure de cuivre CuS , correspondant au protoxyde CuO , ne peut se préparer que par voie humide , en décomposant la dissolution d'un sel de protoxyde de cuivre par l'hydrogène sulfuré ou par un sulfhydrate. La poudre noire que l'on obtient ainsi s'altère promptement à l'air. Dans les analyses , on est obligé de la laver avec de l'eau à laquelle on ajoute un peu d'acide sulfhydrique. Le sulfure de cuivre CuS abandonne facilement, par la chaleur, la moitié de son soufre , et se change en sulfure Cu'S.

On trouve dans la nature des combinaisons, en proportions trèsvariées , de sulfura de cuivre Cu*S et de sulfure de fer Fe'S*. On

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