CHLORURES DE CUIVRE. -^Ô
donne à ces minéraux les noms de pyrite cuivreusey de cuivre py^ riteux et de cuivre panaché ^ suivant leurs caractères minéralegiques extérieurs , caractères qui sont en rapport avec leur composition chimique. Ces minéraux sont très-importanls, en ce qu'ils sont les minerais de cuivre les plus communs , et fournissent la plus grande partie de ce métal.
Comblnalsoiifl da enivre aTee 1« ehlore.
§ 628. On connaît deux combinaisons du cuivre avec le chlore : la première Cu*Cl correspond à Toxydnle , la seconde CuGl correspond au protoxyde.
On obtient le chlorure de cuivre Cu*Cl, en faisant bouillir une dissolution de protochlorure de cuivre CuCl avec du cuivre métallique très-divisé. La liqueur change de couleur : de verteelle devient brune, et il se dépose bientôt une poudre cristalline blanche, qui est du chlorure de cuivre Cu*Cl. On obtient également ce chlorure en décomposant par la chaleur le protochlorure CuCl ; celui-ci abandonne la moitié de son chlore. On peut réduire le prolochlorure de cuivre CuCl à l'état de chlorure Cu*Cl, en versant du protochlorure d'étain dans une dissolution de protochlorure de cuivre. La décomposition a lieu à froid ; on ajoute, à la liqueur, de l'acide chlorhydrique qui empêche la précipitation de l'oxyde d'étain. On obtient le chlorure Cu*Cl cristallisé en petits tétraèdres , en le dissolvant à chaud dans de l'acide chlorhydrique ; le chlorure se dépose pendant le refroidissement de la liqueur.
Le chlorure de cuivre Cu'Cl fond- à la température de 400® environ, et se volatilise à la chaleur rouge. Il est très-peu soluble dans l'eau; mais il se dissout en quantité plus considérable dans l'acide chlorhydrique, et surtout dans l'ammoniaque. Il s'altère prompte ment à l'air , et se change en une poudre verte qui est une combinaison d'oxyde de cuivre hydraté CuO et de protochlorure CuCl. Par suite de l'affinité de ce corps pour l'oxygène , on s'en sert souvent dans les analyses eudiométriques ; on l'emploie ordinairement en dissolution dans l'ammoniaque.
Le chlorure de cuivre CuCl s'obtient en dissolvant le protoxyde de cuivre CuO dans l'acide chlorhydrique , ou en dissolvant le cuivre métallique dans l'eau régale. Ce chlorure est très-soluble dans l'eau. H cristallise par le refroidissement d'une dissolution concentrée^ sous forme de longues aiguilles d'un bleu verdâtre qui ont pour formule CuCl +2H0.
On prépare ce chlorure à l'état anhydre en chauffant légèrement le cuivre dans un excès de chlore. On obtient ainsi un composé d'un
brun jaune, qui dégage du chlore lorsqu'on le chauffe au rouge sombre, et su change en chlorure Cu*Cl. Ce chlorure se dissout facilement dans l'alcool et lui communique la propriété de brûler avec une belle flamme verte.
ALUAGES.
Alliacés eu eolvre ei An bIbc.
g 629. Le cuivre pur se prête difficilement au moulage , parce qu'il se remplit souvent de soufflures qui gâtent les pièces coulées. En l'alliant à une certaine quantité de zinc, on obtient un métal qui ne présente pas cet inconvénient, qui est plus dur , et se travaille facilement sur le tour. Le zinc, en se combinant avec le cuivre, en pâlit la couleur. Quand il entre dans l'alliage en certaines proportions, il lui donne une couleur jaune , semblable à celle de l'or. Lorsqu'il entre en proportions plus considérables, la couleur est d'un jaune clair ; enfin, quand le zinc domine, l'alliage devient d'un blanc gris. On dpnne différents noms à ces divers alliages. Le plus employé dans les arts est le laiton ou cuivre jaune, composé d'environ | de cuivre et J de zinc. On connaît aussi dans le commerce d'autres alliages, auxquels on donne les noms de tombac^ similor ou or de Manheim , chrysocale, etc., etc. ; ils renferment en outre des proportions plus ou moins considérables d'^étain.
Ou prépare le laiton en fondant directement le cuivre avec le zinc.
On ajoute souvent au laiton de petites quantités de plomb et d'étain , pour rendre l'alliage plus dur et d'un travail plus facile. Le laiton qui ne renferme pas de plomb bouche promptement les petites cavités de la lime ; on dit qu'il graisse la lime\ l'addition de 1 ou 2 centièmes de plomb fait disparaître cet inconvénient.
Alliage* du enivre et de rétala.
§ 630. Le cuivre et Tétain s'allient en un grand nombre de proportions, et forment des alliages qui diffèrent beaucoup par leur aspect et leurs propriétés physiques. L'étain donne beaucoup de dureté au cuivre. Les anciens, avant de connaître le fer et l'acier, tabriquaient leurs armes et leurs instruments tranchants avec de ï airain , essentiellement composé de cuivre et d'étain.
Le cuivre et l'étain se combinent cependant difficilement, et leur union n'est jamais bien intime. H suffit de chauffer leurs alliages successivement et lentement jusqu'à fusion, pour qu'une grande partie io l'étain se sépare par liquation. Cette liquation a également lieu ,