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COMBINAISON BU SÉLÉNIUM AVEC L'HTDROGÈNE

OU de l'air ; il se dégage alors du gaz acide sulfbydrique , et du soufre se sépare. On utilise cette décomposition spontanée du bisulfure d'hydrogène, pour obtenir Tacide sulfbydrique liquide.

On admet que ce corps est formé de 4 équivalent d'hydrogène et de 2 équivalents de soufre , et on lui donne la formule HS*.

€oiiililn»Uion de Vhydregèiie «vee le flélénliim.

Acide sélenhydrique y HSe.

§ 1U. Le sélénium forme avec l'hydrogène une combinaison gazeuse dont la composition et les propriétés sont analogues à celles de l'acide sulfbydrique.

CiemMiMiMiii de rasole evee rhydresène.

Ammoniaque j ÂzH'.

§ 415. L'hydrogène et l'azote forment une combinaison gazeuse connue sous le nom d'ammoniaque. Ce nom , donné par les anciens chimistes, a été conservé par les chimistes modernes, quoiqu'il fasse une exception aux principes de notre nomenclature.

X'bydrogène et l'azote ne se combinent pas directement quand ils sont à l'état gazeux. Cependant,*si l'on fait passer un grand nombre d'étincelles électriques à travers un mélange des deux gaz, surtout en présence de vapeurs acides, il y a combinaison et formation d'une petite quantité d'ammoniaque. Il est probable que c'est un phénomène de cette nature qui donne naissance au nitrate d'ammoniaque que l'on trouve dans les pluies d'orage.

Les deux gaz se combinent facilement, au contraire , lorsqu'ils se trouvent en présence , à Tétatvnaissant , dans une liqueur. Un morceau de fer qui se rouille au contactde l'air donne presque constamment naissance à une petite quantité d'ammoniaque. La couche d'eau qui recouvre le fer dissout les gaz de l'air atmosphérique, l'oxygène de cet air s'unit au métal et forme de l'oxyde de fer ; la pellicule d'oxyde constitue avec le métal un élément voltaïque assez fort pour décomposer l'eau. L'oxygène, ainsi mis en liberté, s'unit à une nouvelle quantité de fer, et l'hydrogène naissant, trouvant de l'azote en dissolution dans l'eau, forme avec lui de l'ammoniaque. Cette formation est facilitée encore par l'acide carbonique de l'air.

Quand on dissout du zinc dans de l'acide azotique étendu d'eau , la liqueur renferme ensuite une quantité notable d'azotate d'ammo*

imioiiiAorB. 115

niaque. Celte formation s'explique de la manière suivante : en dissolvant du zinc dans de l'acide azotique trës-^teodu d'eau , il se dégage du gaz hydn^ëne, et il se forme de l'azotate d'oxyde de zioc ; la réaction est la même que celle qui a lien au contact du zinc et do l'acide sulfuriqne étendu d'eau. Si l'on traite , au contraire, le zinc par l'acide azotique concentré, le zinc s'oxyde aux dépens de l'oxygëne d'une portion de l'acide azotique , il se roime encore de l'azotate de zinc, et il se dégage de l'azote etdes oxydes d'azote. Enfin, si l'on traite le zinc par de l'acide azotique d'une concentration moyenne, les deux réactions ont lieu à la fois; le zinc s'oxyde tant auidépensdeToxygënede l'eau, qu'à ceux de l'oxygène d'une portion de l'acide azotique , et il se sépare un mélange d'hydrogène et d'azote. Ces deux gaz se rencontrant, à rétat naitiant, dans ta liqueur, se combinent alors et produisent de l'ammoniaque. Aussi , trouve-t-on, dans ce cas, une grande quantité d'azotate d'ammoniaque dans la dissolution. On obtient une quantité d'ammoniaque plus grande encore, en dipsolvant le zinc dans un mélan^ d'acide snlfurique et d'acide azotique étendu d'eau. On verse, d'abord, la dissolution d'acide sulfurique, puis on ajoute, goutte à goutte, l'acide azotique jusqu'à ce que le dégagement du gaz hydrogène cesse entièrement, le zinc continue àee dissoudre, sans dégagement d'hydrc^ène, lequel reste en entier, dans la liqueur, à l'état d'ammoniaque.

Nous constaterons , par la suite , un grand nombre de faits semblables. Des gaz qui ne se combinent pas lorsqu'on les mélange à l'état gazeux , se combinent souvent au moment où ils deviennent libres dans une même dissolution. On dit, alors, qu'ils se comb nent à l'état naissant.

Les matières animales , calcinées à l'abri du contact de l'air, donnent unequantilécoi:sidérable de carbonale d'ammoniaque qui passo à la distillation. On dissout ce carbonate d'an:- : moniaque dans l'acide chlorhydrique, et on le transforme ainsi en chlorhydrate d'ammoniaquo , appelé st^l ammoniac dans le commerce.

On prépare le gaz ammoniac en cbauiTant dans un petit matras (fig. 58) un mélange

116 COMBINAISON DE L'AïOTE AVEC L'hYDROGÊNE.

de 4 partie de sel ammoniac pulvérisé, et de 2 parties de chaux vive.

Chlorhydrate d'am- | Ammoniaqae.

""'"'^"' i Acideohlorhjdrique.. (?2fj^*"«;:\E.„.

Chaux .. (Oxygène ^Chlorure de cal-

^ ^* (calcium / dura..

Il se forme du chlorure de calcium , de Teau et du gaz ammoniac,

AzH\HCl+CaO=AzH»+CaCl+HO ;

Teau est retenue par Fexcès de chaux vive qui est un corps trèsavide d'humidité. Cependant, comme la température s'élève , surtout à la fin de Texpérience , et que , par suite , Teau peut en partie se dégager, il est nécessaire, quand on veut avoir le gaz parfaitement sec , de lui faire traverser un tube rempli de fragments de potasse caustique qui absorbent les dernières traces d'humidité. On ne peut pas employer, dans ce cas, le chlorure de calcium, parce qu'il absorbe, à froid, une grande quantité de gaz ammoniac.

Le dégagement d'ammoniaque commence même à froid , pendant qu'on mélange la chaux avec le sel ammoniac.

§ 446. L'ammoniaque est un gaz incolore, d'une odeur vive et piquante qui provoque le larmoiement. Sa densité est 0,597. Le gaz ammoniac se liquéfie par un froid de —40^ sous la pression ordinaire de l'atmosphère, ou sous une pression de 6| atmosphères à la température de 40®. C'est un alcali très-ppissant, et, comme* il est gazeux, on lui a donné le nom d'alcali volatil. Il ramène au bleu la teinture de tournesol rougie par un acide ; il neutralise les acides les plus énergiques, tels que l'acide sulfurique.

Le gaz ammoniac est très-soluble dans l'eau ; la dissolution a lieu presque instantanément; on le démontre comme pour le gaz acide chlorhydrique (§ 405). Un morceau déglace, introduit dans une cloche remplie de gaz ammoniac , fond immédiatement en dissolvant le gaz. L'eau dissout environ 500 fois son volume de gaz ammoniac à froid. La chaleur chasse complètement le gaz de cette dissolution, et celle-ci n'en renferme plus sensiblement , après quelque temps d'ébuUition. On prépare la dissolution d'ammoniaque au moyen* d'un appareil de Woolf (fig. 59). On place dans un grand ballon, ou dans une cornue A, un mélange de sel ammoniac et de chaux. On ne prend plus de la chaux vive, comme lorsqu'on veut préparer l'ammoniaque gazeuse , mais de la chaux éteinte ; on ajoute , même , souvent , au mélange , une petite quantité d'eau qui facilite la réaction entre les deux substances. Le gaz traverse d'abord un petit flacon laveur B

renrermanltrës-pend'eau, et se rend dans des flacons C, D remplis d'eau aui trois quarts; comme la dissolution d'ammoniaque tnl

plus légère que l'eau pure, il faut avoir soin, si l'on veut obtenir une dissolution saturée, de faire plonger les tubes jusqu'au fond des

flacons.

Dans les fabriques, on remplace le ballon en verre par une cornue, ou un cylindre en fonte disposé dans un faumeau, et l'oD pousse, à la fin, la température assez haut pour fondre le chlorure de calcium, ce qui permet de l'enlever plus facilementpourrecom* mencer une nouvelle opération. Il est bon de remplacer le chlorhydrate d'ammoniaque par le sulfate, que l'on trouve à meilleurmarcbédans le commerce; seulement, il est indispensable, dansée cas, d'ajouter un peu d'eau et de faire très-exactement le mélange, parce que le sulfate d'ammoniaque n'est pas volatil comme te chlorhydrate, et la réaction n'a lieu alors qu'au contact.

Si l'on fait passer du gaz ammoniac à travers un tube de porcelaine chauffé au rouge, il est partiellement décomposé. On facilite beaucoup cette décomposition en plaçant dans le tube des flls de fer, de cuivre ou de platine. Le métal n'intervient pas dans laréaction chimique, il n'eiierce qu'une action de présence; cependant le fer et le cuivre absorbent, dans ce cas, une petite quantité d'azote et deviennent très-cassants ; mais le platine ne subit aucune altération.

Si l'on projette un courant de gaz ammoniac, par une petite ouverture, dans une atmosphère de gaz ammoniac, on peut mettre le feu à ce courant et le gaz continue à brûler avec une flamme jaune; le gaz ammoniac n'est cependant pas assez combustible pour brûler dans l'air.

g 117. Le gaz ammoniac se décompose également par l'étincelle électrique ; mais la décomposition n'a lieu que sur le passage de l'étincelle, de sorte qu'il faut un nombre très^ionsidérable d'étin-

118 COMBINAISON DE L' AZOTE AVEC L*flYDROGÈNE.

celles électriques pour décomposer complètement le gaz. Si Ton fait l'expérience dans un eudiomètre gradué, on reconnaît que le volume du gaz augmente continuellement jusqu'à ce qu'il soit devenu lé double du volume du gaz ammoniac primitif. Cette expérience démontre donc que le gaz ammoniac, en se décomposant, donne un volume double d'un mélange de gaz hydrogène et d'azote.

Il est facile alors de déterminer, par une analyse eudiométrique , le rapport dans lequel se trouvent les deux gaz séparés. Supposons que Ton introduise dans un eudiomètre 400 parties du mélange et 50 parties d'oxygène, et que l'on fasse passer l'étincelle électrique , on trouvera que le volume se réduit à 37,5. Il a donc disparu 4 42,5 d'un mélange de gaz hydrogène et d'oxygène, dans les proportions qui constituent l'eau, c'est-à-dire 75 d'hydrogène et 37,5 d'oxygène. Ainsi, 400 parties du mélange gazeux renferment 75 d'hydrogène et 25 d'azote. On peut d'ailleurs isoler ces 25 parties d'azote, soit en introduisant dans la cloche un globule de phosphore qui absorbe les 42,5 d'oxygène, soit en faisant l'analyse eudiométrique, par l'hydrogène, du mélange d'azote et d'oxygène. Or, les 4 00 parties du mélange proviennent de 50 parties de gaz ammoniac; donc, 50 parties de gaz ammoniac renferment 75 d'hydrogène et 25 d'azote ; en d'autres termes, 4 volume de gaz ammoniac est formé de 4 \ volume de gaz hydrogène et de | volume de gaz azote.

Le poids de 4 | volume d'hydrogène est. . • 0,4 038 Le poids de | » d'azote 0, 4856

Le poids de 4 • d'ammoniaque. . . . =0,5894

L'expérience directe a donné 0,596, qui diffère peu du nombre calculé.

Pour déduire de là, la composition de 400 parties d'ammoniaque, il suffit de poser les proportions : * '

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