DIVISION DES CORPS SIMPLES
et le charbon de bois, fortement calciné, conduit assez bien l'électricité.
La propriété d'être bons conducteurs de la chaleur et de Télectricité n'appartient, à un haut degré, qu'aux métaux qui ont été obte* DUS agrégés, et cela par suite de leur grande fusibilité, de leur ductilité, ou de la facilité avec laquelle ils se laissent agréger par la percussion. Mais beaucoup de métaux n*ont été obtenus jusqu'ici qu'à l'état de matière pulvérulente, et alors leur conductibilité, pour la chaleur et pour l'électricité, est peu prononcée.
Dans les combinaisons binaires que les métaux forment avec les métalloïdes, les métàllcïdes jouent toujours le rôle de rélémerU éUctronégatif.
Les métaux et les métalloïdes se combinent avec l'oxygène. Les combinaisons des. métaux avec l'oxygène scmt le plus souvent des oxydes électropositifs qui jouent le rôle de bases ; ce sont, en général, celles qui renferment les plus faibles proportions d'oxygène. Quelques combinaisons plus oxygénées se comportent comme des oxydes indifférents. Enfin, les combinaisons les plus oxygénées des métaux sont souvent des acides qui forment de véritables sels avec les oxydes basiques.
Les métalloïdes , en se combinant avec l'oxygène, forment, en général , des oxydes indifférents^ ou des combinaisons acides. Cependant, quelques-unes de ces combinaisons se comportent comme des bases , très-faibles , à la vérité , par rapport aux acides forts. Ces mêmes combinaisons jouent le rôle d'acides faibles avec les bases énergiques.
On voit combien nous avions raison de dire, en commençant, que les caractères sur lesquels on se fonde pour diviser les corps simples en métalloïdes et en métaux sont vagues et incertains ; on conçoit combien il sera souvent difficile de décider si l'on doit ranger certains corps simples parmi les métalloïdes ou parmi les métaux; ces corps se rapprochant des métaux par quelques-uns de leurs caractères, et des métalloïdes par d'autres.
Nous conserverons cependant cette division , parce qu'elle est commode pour l'étude ; et qu'elle est à peu près généralement adoptée par les chimistes; nous regarderons donc, comme métalloïdes, les quinze corps simples dont les noms suivent :