DIVISION DES COBPS SIMPLES EN MÉTALLOÏDES ET EN MÉTAUX
§ 33. Les chimistes sont généralement d'acoord pour diviser les corps simples en mAalloïdes ((xixaXXov, métal, et de efôoç, forme, ressemblance, qui ressemble aux métaux) y et en métaux. Mais il est devenu très-difficile de préciser les caractères sur lesquels on fonde cette division.
Les métaux sont opaques ; ils sont doués d'un éclat particulier, appelé ec/af m^ïaWi^ue. Ils sont bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité. Les métalloïdes ne présentent pas ces propriétés au même degré.
Ce mode de division est donc fondé sur des propriétés qui ne sont pas absolues, et qui sont plus ou moins développées dans les divers corps simples ; aussi est-il très-vague,îet laisse-t-il dans l'incertitude, à l'égard de certains corps simples qui peuvent être rangés, avec une égale raison, parmi les métalloïdes ou parmi les métaux. Ainsi, l'arsenic se rapproche , par un grand nombre de ses propriétés chimiques, du phosphore, que tous les chimistes placent parmi les métalloïdes, et, cependant, il présente un éclat métallique aussi prononcé que beaucoup de métaux. Le carbone affecte des états trèsdivers ; tantôt il ne présente aucun des caractères que nous venons d'assigner aux métaux ; il manque de l'éclat métallique , et il est très-mauvais conducteur de la x^haleur et de l'électricité. D'autres fois, au contraire, il présente quelques-uns de ces caractères ; ainsi, à l'état de graphite, il possède un éclat métallique très-prononcé.