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LITHIUM

térable à Pair, et ne fond qu*à une température élevée. Des diiïérences aussi tranchées distinguent les deux carbonates : le carbonate de soude est efflorescent à Tair; le carbonate de potasse est, au contraire , déliquescent.

Le chlorure de sodium forme, avec le perchlorure de platine, un chlorure double , analogue à celui que forme le chlorure de potassium; mais ce chlorure double est très-soluble dans Teau, et même dans Talcool , tandis que le chlorure double de platine et de potassium est très- peu solubie. II en résulte que les dissolutions des sels de potasse donnent un précipité cristallin jaune, quand on y verse une dissolution de perchlorure de platine, taudis que les sels de soude n'en donnent pas.

De même -les sels de soude ne donnent de précipités , ni avec l'acide tartrique, ni avec l'acide perchlorique , ni avec l'acide hydrofluosiiicique , lors même que leurs dissolutions sont concentrées.

UTHIUH.

Équivalent r= 80,37.

§ 423. Le lithium est un métal rare ; il existe en petite quantité dans quelques minéraux, dont les plus importants sont lepétalithe et une espèce de mica à laquelle on donne le nom de lépidolithe. Le lithium présente, par ses propriétés physiques et chimiques, une grande analogie avec le potassium et le sodium : il décompose l'eau à la température ordinaire.

342 coMniNAisoNS ammoniacales.

§ 424. Nous avons donné ( § 1 f 6 et suivants) les principales propriétés de Tammoniaque. Nous avons vu que cette substance était une combinaison d'azote et d'hydrogène , ayant une forte réaction alcaline sur les réactifs colorés, et se combinant avec les acides, qu'elle sature aussi complètement que les bases les plus puissantes. L'ammoniaque provient toujours des matières organiques; mais ses sels présentent une analogie complète avec les sels correspondants de la potasse et de la soude , et ils sont employés dans les laboratoires aussi fréquemment que les sels alcalins.

§ 425. On n'a pas encore réussi à préparer des combinaisons de l'ammoniaque avec les corps simples. Les métalloïdes sont sans action sur l'ammoniaque, ou bien ils la décomposent. Ainsi , l'oxygène n'exerce pas d'action à froid sur l'ammoniaque ; à chaud il la décompose , se combine avec l'hydrogène pour former de l'eau , et l'azote devient libre. Le chlore et l'iode décomposent l'ammoniaque même à froid. Nous avons indiqué (§ 56 et 447) les produits de cette réaction.

% 426. Le gaz ammoniac se combine directement avec les hydracides anhydres. Un volume de gaz ammoniac se combine avec 4 volume de gaz acide chlorhydrique , et donne un composé cristallin blanc, qui doit être considéré comme un chlorhydrate d'ammoniaque , ayant pour formule AzH'.HGl. La même combinaison se forme quand on mêle une dissolution d'acide chlorhydrique à une dissolution d'ammoniaque ; elle existe alors dans la liqueur, mais elle reste , après l'évaporation , sous la forme de cristaux qui présentent la même formule ÀzH'.HCl.

§ 427. L'ammoniaque se combine aus§i très-bien avec les oxacides , et forme de véritables sels qui sont souvent complètement neutres aux réactifs colorés. En saturant par l'acide sulfurique une dissolution d'ammoniaque, on obtient, après évaporation de la •liqueur, un sel qui a pour formule AzH'.SO*-f-HO , et qui présente la même forme cristalline que le sulfate dépotasse, KO.SO'. L'équivalent d'eau que renferme ce sel ne peut lui être enlevé par la chaleur ^ns qu'il y ait décomposition. Une circonstance toute semblable se présente pour tous les sels ammoniacaux formés par les oxacides; ils renferment tous 4 équivalent d'eau , nécessaire à leur constitution; et l'on est fondé à dire que ce n'est pas l'ammoniaque AzH' qui joue le rôle de base avec les oxacides , mais l'am-

moniaque combinée avec 4 équivalent d'eau. Aussi représenteronsnous toujours Tammoniaque basique par la formule AzH^.HO.

En comparant le sulfate d'ammoniaque au sulfate de potasse qui lui est isomorphe, on voit que c'est l'ammoniaque hydratée, AzH'.HO, qui joue le méine rôle que la potasse , KO. Par suite de cette correspondance , quelques chimistes écrivent la formule de Tammoniaque hydratée AzH^.O, c'est-à-dire qu'ils regardent cette substance comme Toxyde d'un radical particulier AzH^, auquel ils donnent le nom d'ammonium, et qu'ils assimilent à un métal , au potassium par exemple. Le chlorhydrate d'ammoniaque , AzH^.HCl^ peut alors être considéré comme un chlorure d'ammonium , AzH^.Cl, correspondant exactement au chlorure de potassium , KCl.

§ 428. Le gaz ammoniac sec peut, cependant, se combiner avec les acides anhydres; mais les composés qui en résultent ne sont pas de véritables sels. Ainsi l'acide sulfurique anhydre absorbe le gaz ammoniac sec avec une grande énergie; mais il se forme un composé, AzH*.SO*, très-différent du sulfate ordinaire d'ammoniaque, (AzO'.HO).SO*,et auquel on a donné le nom de sulfamide. En effet, si l'on verse dans une dissolution de sulfate ordinaire d'ammoniaque un excès de chlorure de baryum , on précipite immédiatement tout l'acide sulfurique à l'état de sulfate de biiryte , comme cela arrive pour tous les sulfates formés par les oxacides. Mais, si l'on fait la même expérience sur une dissolution de sulfamide, il ne se précipite qu'une très-faible portion de l'acide sulfurique , et on ne parvient à précipiter la totalité de cet acide qu'en faisant bouillir longtemps la liqueur avec un excès de chlorure de baryum.

Ainsi, à côté des sels ammoniacaux ordinaires, nous avons une série parallèle de produits , qui ne diffèrent des sels ammoniacaux correspondants qu'en ce qu'ils ne renferment pas l'équivalent d'eau de constitution qui se trouve dans tous les sels ammoniacaux ordinaires. Ces produits, auxquels on donne le nom générique d'amides, se transforment facilement en sels ammoniacaux ordinaires. Souvent il suffit, pour cela, de les faire bouillir pendant quelque temps avec l'eau. L'amide prend alors i équivalent d'eau, et se transforme en sel ammoniacal ordinaire.

Chlorhydrate d^ ammoniaque.

$ 429. Nous avons vu (S 447) que les gaz chlorhydrique et ammoniac se combinaient directement , et formaient un composé solide, le chlorhydrate d'ammoniaque, AzH*.HCl. On obtient la même combinaison , en mêlant ensemble les dissolutions des deux gaz ;

elle crislallise quand on évapore la liqueur. Le chlorhydrate d'ammoniaque est le plus important de tous les composés ammoniacaux; on remploie exclusivement, dans les laboratoires , 'pour préparer l'ammoniaque (§ 115) ; il a plusieurs applications dans les arts, où on lui donne le nom de sel ammoniac. Il se dissout dans 2,7 d'eau froide et dans un poids égal au sien d'eau bouillante. Une dissolution concentrée à chaud, abandonne donc, par le refroidissement, la plus grande partie du sel dissous. Le sel cristallise alors en longues aiguilles, mais formées par Taccolernent d'une foule de petits octaèdres réguliers. Cette tendance des cristaux à se réunir en filets allongés, donne au sel une grande élasticité et une certaine flexibilité qui le rendent très-difficile à réduire en poudre fine.

Le chlorhydrate d'ammoniaque estsolubie dans l'alcool. Chauffé jusqu'au rouge , il se volatilise sans fondre. Pour l'obtenir liquide , il faut le chauffer sous une pression plus grande que celle do l'atmosphère, dans un tube fermé à la lampe, par exemple. Sa densité est de 4,5 environ.

§ 430. Le chlorhydrate d'ammoniaque se prépare , dans les fabriques, par plusieurs procédés. Pendant longtemps, tout le sel ammoniac employé dans l'industrie venait de l'Egypte. Les habitants Fig. 124. ^® c^s contrées, où le bois est très-rare*, brûlent des fientes de chameau ; ils en fabriquent des espèces de mottes, qu'ils sèchent au soleil. La suie qui se dépose dans les cheminées où l'on brûle ce combustible , renferme beaucoup de sel ammoniac. On la recueille avec soin , et on la vend aux fabricants de sel ammoniac. Ceux-ci se contentent de soumettre la suie à une calcination; dans de grandes fioles en verre (fig. 124). Le sel ammoniac se volatilise et vient se condenser sur le dôme des fioles. Pour retirer le sel , on casse les fioles , et on en sort un gâteau de sel , ordinairement coloré en brun par des huiles empyreumatiquesqui se dégagent aussi pendant la calcination. Aujourd'hui , le sel ammoniac se prépare en Europe. On en obtient accidentellement dans plusieurs fabrications. Lorsqu'on calcine la houille pour en retirer le gaz de l'éclairage , il se dégage beaucoup de carbonate d'ammoniaque , que l'on condense dans de l'eau ou dans une dissolution d'acide chlorhydrique. On obtient aussi beaucoup de carbonate d'ammoniaque , en calcinant les matières animales pour préparer le charbon azoté , destiné à la fabrication du cyanure de potassium. Le carbonate d'ammoniaque se dissout dans de l'eau placée dans des tonneaux que les produits gazeu.ï

SULFHYDÎIATES d' AMMONIAQUE. 3^15

traversent. On obtient ainsi des liqueurs ammoniacales que Ton sature par de l'acide chlorhydrique , et qu'on évapore; elles donnent des cristaux dersel ammoniac, que Ton purifie par sublimation. On prépare aussi une certaine quantité de chlorhydrate d'ammoniaque avec le carbonate d'ammoniaque que renferment les urines putréfiées. On distille ces urines dans des alambics, de manière à retirer environ un tiers de la liqueur par distillation. Ce premier tiers renferme tout le carbonate d'ammoniaque ; on le sature par de l'acide chlorhydrique, et on fait cristalliser le chlorhydrate d'ammoniaque, qu'on purifie ensuite par sublimation. Souvent, on commencé par préparer du sulfate d'ammoniaque , qu'on transforme ensuite en chlorhydrate. On fait filtrer les eaux ammoniacales qui proviennent de la distillation, àiraversune couche épaisse de plâtre; il y a double décomposition , il se forme du carbonate de chaux insoluble, et du sulfate d'ammoniaque qui reste en dissolution. On concentre la liqueur, puis on ajoute du sel marin en quantité suffisante pour transformer le sulfate d'ammoniaque en chlorhydrate ; on évapore complètement à sec , et on soumet à la sublimation le résidu desséché. Le chlorhydrate d'amm'oniaque se sublime, tandis que le sulfate de soude reste au fond du vase.

Sulfhydrates d'ammoniaque.

% 434 . Les gaz ammoniac et acide sulfhydrique se combinent volume à volume, et donnent un composé jaune très-volatil. L'équivalent du gaz ammoniac est de 4 volumes, celui du gaz acide sulfliydrique est de 2 volumes; ainsi, le composé est un bisul/hydrate , dont la formule est AzH'.2HS. On peut, cependant, obtenir, par la combinaison directe des deux gaz, un sulfhydrate simple AzH^.HS. Il faut, pour cela, mettre un grand excès d'ammoniaque, et refroidir beaucoup le vase ; mais cette combinaison se défait, et abandonne la moitié de son ammoniaque lorsque la température s'élève.

On obtient des sulfhydrates d'ammoniaque, à différents degrés de sulfuration, en distillant le sel ammoniac avec les divers sulfures alcalins, ou avec des mélanges de chaux vive et de soufre; il se condense des produits liquides très-félides, répandanldes fumées à l'air, et auxquels on donnait anciennement le nom de liqueur fumante de Boyle.

Le bisulf hydrate d'ammoniaque en dissolution est souvent employé, dans les laboratoires, comme réactif. On le prépare en faisant passer du gaz acide sulfhydrique à travers une liqueur ammoniacale, jusqu'à ce que celle-ci en soit saturée.

Le sulfhydrate d'ammoniaque simple ÂzlP.HS joue le rôle de sul-

fobase avec les sulfures électronégatifs, et forme un grand nombre de sulfosels. 11 se combine avec le sulfure de carbone , les sulfures d'arsenic, le sulfure d'antimoine, etc. Lorsqu'on fait digérer ces derniers sulfacides avec le bisulfbydrate d'ammoniaque AzH'.SHS, ils en chassent la moitiéde l'acide sulfhydrique, et il se forme dessulfosels lAzH\HS).CS*,(AzH».HS).AsS»,(AzH».HS).AsS»,(AzH'.HS).Sb»S*,etc.

Sulfate d^ammoniaque,

$ 432. On obtient le sulfate neutre d'ammoniaque (AzH'.HO).SO^, en saturant une dissolution d'ammoniaque par l'acide sulfurique. Dans les fabriques, on sature par l'acide la liqueur ammoniacale impure, obtenue dans la distillation des matières animales ; souvent aussi on la décompose par le sulfate de chaux. On fait cristalliser le sel par évapora tion, et on le purifie en le chauffant de manière à décomposer les matières organiques qui le salissent. On le redissout ensuite, et on le fait cristalliser de nouveau. Le sulfate d'ammoniaque, (AzH*.HO).SO*, ne renferme pas d'eau de cristallisation ; il est isomorphe avec le sulfate de potasse, KO.SO'. Il se dissout dans 2 parties d'eau froide et dans une partie seuleYnent d'eau bouillante. Ce sel se décompose par la chaleur ; il se dégage de l'eau, de l'azote, et il se sublime du sulfite d'ammoniaque, (AzH^.HO).SO*.

En ajoutant de l'acide sulfurique au sulfate précédent, on obtient un bisulfate d'ammoniaque que l'on peut faire cristalliser.

Azotate d'ammoniaque.

$ 433. Ce sel s'obtient en saturant par l'acide azotique une dissolution d'ammoniaque ou de carbonate d'ammoniaque. La liqueur évaporée, puis abandonnée au refroidissement, donne des cristaux d'azotate d'ammoniaque dont la formule est (AzH'.HO).AzO*-f-HO. Ces cristaux fondent à une température peu élevée ; si on les chauffe davantage, ils se décomposent en eau et en protoxyde d'azote. C'est par cette réaction qu'on prépare le protoxyde d'azote (§131). L'azotate d'ammoniaque fuse vivement sur les charbons ardents; il produit une flamme rougeâtre qui tient à la combustion du gaz hydrogène par l'oxygène de l'acide azotique. Cette propriété a fait donner à ce sel le nom de nitrum flammans.

Phosphates d'ammoniaque.

§ 434. L'ammoniaque forme plusieurs combinaisons avec l'acide phosphorique; la plus importante est celle qui correspond au phosphate de soude ordinaire (2NaO-f HOVPhO^. On l'obtient, en décomposant le biphosphate do chaux par une dissolution de carbonate

CARBONATES d' AMMONIAQUE. 347

d'ammoniaque ; la liqueur doit manifester une légère réaction alcaline. Par révaporation, il se dépose des cristaux qui ont pour for^ mule [2(AzH».H0 ) + HO]. PhO».

En ajoutant à la dissolution do ce sel une quantité d'acide phos-' phorique égale à celle qu'il renferme déjà, et évaporant la liqueur, on obtient un nouveau sel qui a pour formule (AzH*.HO+2HO).PhO".

Les phosphates d'ammoniaque, soumis à l'action de la chaleur, laissent dégager la plus grande partie de leur ammoniaque ; il reste de l'acide phosphorique vitreux, mais qui retient toujours une certaine quantité d'ammoniaque.

Carbonates d'ammoniaque.

§ 435. L'ammoniaque et l'acide carbonique se combinent en plusieurs proportions ; mais leurs combinaisons sont très-peu stables, et se transforment facilement les unes dans les autres. Les deux gaz secs se combinent, dans le rapport do 2 volumes de gaz ammoniac et de * volume de gaz acide carbonique, s'il se trouveun excès d'ammoniaque dans le mélange. Ces proportions correspondent à la formule AzH'.CO*. La matière se dissout facilement dans l'eau , et présente les caractères des carbonates ; de sorte que le composé AzH'.CO* prend immédiatement, en se dissolvant dans l'eau, l'équivalent d'eau qui lui est nécessaire pour se transformer en carbonate d'ammoniaque (AzH».HO).CO«.

On obtient le bicarbonate d'ammoniaque, en faisant passer un courant de gaz acide carbonique à travers une dissolution d'ammoniaque, jusqu'à ce que ce gaz ne puisse plus se dissoudre. Si l'on a employé une dissolution ammoniacale très-concentrée, une partie du bicarbonate d'ammoniaque se dépose en cristaux.

Action de la pile sur Vammoniaque en dissolution,

§ 436. On place, au fond d'un verre, une couche de mercure dans laquelle on plonge le pôle négatif de la pile ; on verse, par-dessus, une dissolution concentrée d'ammoniaque dans laquelle on plonge le pôle positif, en faisant descendre le fil de platine qui le termine , jusqu'à une distance de 2 millimètres de la surface du mercure. Il se dégage immédiatement des bulles de gaz au pôle négatif; mais, au bout de quelque temps, il s'en forme aussi au pôle positif. En même temps, le mercure perd sa fluidité et augmente considérablement de volume, tout en conservant son aspect métallique.

On obtient le même composé métallique, en dissolvant dans du mercure une certaine quantité de potassium ou de sodium, et ver-

gant sur Tamalgame une dissolution concentrée de chlorhydrate d'ammoniaque. Si Ton fait cette expérience dans un tube de verre dont le tiers seulement soit occupé par l'amalgame, la matière se JjoursouQe tellement qu'elle finit par sortir du tube.

Ce composé remarquable n'a été étudié que d'une manière imparfaite; il est très-peu stable, et se décompose, au contact de l'eau pure, avec dégagement de chaleur. La proportion de matière combinée au mercure est d'ailleurs très-petite; car elle forme à peine Toôô ^^ 1^ masse totale.

§ 437. Les sels ammoniacaux se distinguent de tous les autres sels métalliques, à l'exception des sels alcalins, en ce qu'ils ne sont pas précipités par les carbonates alcalins.

Les sels ammoniacaux, chauffés avec un hydrate alcalin, ou avec de l'hydrate de chaux, dégagent du gaz ammoniac, facile à reconnaître par son odeur caractéristique, qu'on peut constater même sur des proportions très-petites de gaz. Lorsque le sel ammoniacal existe en quantité extrêmement petite dans un mélange, et que la faible quantité de gaz ammoniac qui se dégage dans la réaction, n'est plus sensible par son odeur, on peut encore constater la présence de ce gaz, en approchant de l'ouverture du tube dans lequel on chauffe la matière avec l'hydrate alcalin, une baguette de verre trempée dans l'acide chlorhydrique; s'ilse dégage de l'ammoniaque, même en quantité inappréciable à l'odorat, il se forme une vapeur blanche épaisse autour de la baguette.

Une dissolution de perchlorure de platine, versée dans la dissolution d'un sel ammoniacal, produit uu précipité cristallin jaune, semblable à celui qui se forme avec les sels de potasse. Mais les deux précipités se distinguent facilement, car le précipité ammoniacal dégage de l'ammoniaque quand on le chauffe avec un hydrate alcalin. On les reconnaît encore facilement, en les chauffant au rouge dans un creuset de platine. Les deux chlorures doubles se décomposent, dans ce cas ; le chlorure double de platine et de potassium se change en chlorure de potassium et en platine métallique, et, en traitant par l'eau, on enlève le chloxure de potassium; tandis que le chlorure double ammoniacal se décompose en platine métallique, et en chlorhydrate d'ammoniaque qui se volatilise sous la forme d'une fumée blanche. De sorte que, si l'on traite le résidu par l'eau, celle-ci ne dissout plus do chlorure.

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