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SELS DE PEROXYDE

due à ce que le deutoxyde d'azote qui so forme, se dissout dans le sulfate de protoxyde non décomposé, et donne une liqueur très-colorée (§ 135). Mais le sulfate de protoxyde de fer, FeO.SO», ne peut se changer en sulfate neutre de peroxyde, Fe»0'.3S0*, que si l'on ajoute une certaine quantité d*acide sulfurique. On transforme aussi les sels de protoxyde de fer en sels de peroxyde, en trailant leur dissolution par le chlore, en présence d'un excès d'acide.

Réciproquement, il est facile de transformer un sel de peroxyde de fer en sel de protoxyde. Il suffit de le soumettre à une action désoxydante; par exemple, de faire bouillir sa dissolution avec de la limaille de fer, ou de la traiter par l'hydrogène sulfuré. Dans ce dernier cas, il se dépose du soufre, qui rend la liqueur laiteuse :

Fe'O'.aSO» + nS = 2(FeO.SO»J + SO*.HO + S.

Le sulfate de peroxyde de fer forme des aluns avec les sulfates de potasse et d'ammoniaque. Ces aluns ont des formules semblables à celle de l'alun ordinaire, savoir : Fe*0*.3S0*-f KO.SO'+24HO. Ils cristallisent en octaèdres réguliers qui ont une teinte violacée. On les obtient en ajoutant du sulfate de potasse ou d'ammoniaque à une dissolution de sulfate de peroxyde de fer, et en évaporant la liqueur à une basse température. Ces aluns se détruisent facilement par la chaleur.

§ 518. Les sels de peroxyde de fer donnent des dissolutionsjau nés, d'autant plus foncées qu'elles approchent plus de la neutralité.

Les alcalis fixes et l'ammoniaque donnent un précipité brun d'hydrate de peroxyde; un excès d'ammoniaque ne redissout pas le précipité.

Les carbonates alcalins donnent le même précipité brun d'hydrate de peroxyde.

L'hydrogène sulfuré donne, avec les sels de peroxyde de fer, un précipité blanc de soufre très-divisé ($ 547). Les sulfhydrates donnent des précipités bruns.

Le prussiatejaune de potasse donne un précipité d'un beau bleu.

Le prussiate rouge ne précipite pas les sels de peroxyde de fer. Ces deux caractères distinguent nettement les sels de peroxyde de fer des sels de protoxyde.

Les sels de peroxyde de fer existent rarement à l'état neutre, leurs dissolutions renferment toujours un excès d'acide. Un sel neutre de peroxyde^de fer, traité par l'eau, se décompose en un sel très^basique qui se précipite, et en un sel acide qui reste dissous.

.C^mWnaUwn* d« ter avee le Mmfre.

§ 549. On connaît plusieurs combinaisons du fer avec le soufre :

Proiosulfure de fer, FeS. — Le protosulfure de fer s'obtient par la combinaison directe du fer avec le soufre. On chaufife une barre de fer au blanc, dans un feu de forge, et on la plonge dans du soufre fondu. La combinaison se fait avec une grande élévation de température , la barre est rongée , et le sulfure de fer fondu se rend dans le fond du creuset. Mais il est plus simple de préparer ce produit en chauffant dans un creuset un mélange de soufre et de limaille de fer. Le protosulfure de fer se combine facilement avec un excès de fer , et produit des sous-sulfures , que Ton rencontre dans plusieurs opérations métallurgiques.

On obtient ce sulfure hydraté, sous la forme d'une poudre noire, quand on précipite un sel de protoxyde de fer par une dissolution de sulfhydrate alcalin.

Le soufre et le fer se combinent ensemble, en présence de Teau, même à la température ordinaire. On mélange intimement, dans une terrine , de la limaille de fer et de la fleur de soufre , et on les arrose avec un peu d'eau. Bientôt , la température s'élève , la couleur de la pâte se fonce , et , au bout de quelques heures , les deux substances se sont combinées. On fait quelquefois cette préparation dans les laboratoires^ parce qu'on se sert du produit pour préparer l'hydrogène sulfuré. Lorsqu'on opère sur une masse un peu considérable de matière, la réaction est quelquefois des plus vives, et il y a souvent projection du mélange hors du vase ; on ne saurait donc procéder avec trop de soins. Les anciens chimistes pensaient que les volcans étaient dus à des réactions analogues ; de là le nom de Volcan deLémery donné à cette préparation.

§ 520. Bisulfure de fer, FeS*. — Le bisulfure de fer, FeS*, qui ne correspond à aucun oxyde connu du fer , se rencontre en grande abondance dans la nature. On le trouve sous la forme de cristaux cubiques, brillants, d'un jaune de laiton. Les- minéralogistes lui donnent le nom de pyrite martiale , ou simplement de pyrite. La pyrite est souvent assez dure pour faire feu au briquet. On peut obtenir le même produit dans les laboratoires , en chauffant du protosulfure de fer très-divisé avec la moitié de son poids de soufre, jusqu'à ce que l'excès de soufre se soit volatilisé ; on obtient ainsi une poudre jaune. Sa densité est 4,98. Le bisulfure de feo n'est pas attaqué par les acides étendus, tandis que le protosulfure dégage, dans ce cas, de l'hydrogène sulfuré en abondance. La pyrite de fer, soumise à l'action de la chaleur , abandonne une portion de son

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