GÉNÉRALITÉS SUR LES CONSONNES
Une consonne est dite sonore ou sourde suivant qu'elle est accompagnée ou privée de vibrations laryngiennes.
Il est facile de se rendre compte avec le doigt appliqué sur le cartilage thyroïde de la différence de ces deux ordres de consonnes. Comparez à cet égard v et/, b et p, etc. : v Qi b sont sonores ; /et/?, sourds.
Une consonne est douce ou forte en raison de Tintensité relative de l'effort articulatoire nécessaire pour la produire.
Comparez encore en plaçant le doigt entre les lèvres v Qtf^ h ttp : V Qt b sont des douces ; /et/?, des fortes.
Comme, dans la sonore, l'effort se partage entre le larynx et l'organe articulateur (lèvres ou langue), la sonore est toujours une douce. Mais la douce n'est pas toujours une sonore .
De même la forte est naturellement sourde, l'effort articulatoire s'opposant à la fermeture de la glotte.
Si la consonne ne comprend que les deux premiers temps (la tension et la tenue), elle est dite implosive, par exemple p dans cap.
Si elle se compose principalement de la tenue et de la détente, elle est dite explosive, par exemple p dans papa.
Enfin si l'articulation est produite avec une force inusitée de façon que la tension soit énergique et la t^nue prolongée, y implosion et V explosion deviennent sensibles à l'oreille. Nous sommes alors frappés comme de deux sons que nous