GÉNÉRALITÉS
marquons par le redoublement de la consonne. Au point de vue organique, il n'y a qu'une seule articulation forte et longue; mais au point de vue acoustique, on peut compter une consonne implosive et une autre explosive. Exemple : ap-pendice, il-limitéy im-mémorial, in-néy etc.
Les points les plus importants à préciser pour les étrangers sont les degrés de sonorité, de force articulatoire et d'expiration.
La sonorité se mesure d'après le rapport qui existe entre le moment où le larynx se met à vibrer et celui de l'explosion.
D'une façon générale, les consonnes douces sont plus longtemps sonores en français que dans les langues germaniques ou slaves, et parfois même qu'en italien et en portugais.
La force de l'articulation est en raison inverse de l'effort expiratoire. En français, l'articulation est énergique et l'effort expiratoire faible. Dans les langues germaniques, c'est le contraire qui se produit pour les consonnes sourdes : articulation faible, expiration forte. Mais pour les sonores, l'articulation est plus forte qu'en français. C'est pour cela qu'elles sont moins sonores.
On partage les consonnes en deux grandes classes : les constrictives et les occlusives^ suivant qu'elles sont produites par un simple rétrécissement du canal vocal (ex. : v^ /, etc.) ou par une occlusion complète (ex. : i, p, etc.).
On donne encore aux constrictives les noms de spirantes, fricatives, continues, proîongeabîes ; aux occlusives, ceux de muettes, momentanées, phsives, explosives, etc.
Elles se subdivisent en diverses catégories qui sont dénommées d'après les régions d'articulation où elles prennent naissance : les labiales, qui sont formées par les
lèvres ; les dentales^ qui sont dues à Taction de la langue se rapprochant du palais dans la région voisine des dents \ les palatales, qui naissent vers la partie médiale du palais ; enfin les gutturales ou vélaires , qui réclament l'action combinée de la langue et du voile du palais dans le voisinage de l'isthme du gosier.
On appelle encore vibrantes, celles qui supposent un mouvement vibratoire de la langue ; — nasales, celles qui mettent à contribution les cavités du nez (elles tiennent des occlusives par la fermeture de la voie buccale, et des constrictives par l'écoulement ininterrompu de l'air à travers les fosses nasales) ; — mouillées, celles qui, produites par une action organique diffuse, ont sur le palais une surface de contact plus étendue que les consonnes dures correspondantes ; — semi-voyelles, les voyelles consonnifiées.