CONSONNES SIMPLES INITIALES ET MÉDIALES
C'est à Tinitiale et à l'intérieur des mots que les consonnes simples conservent le plus régulièrement leur valeur normale. Il suffira souvent de noter les exceptions.
Vh ne sonne jamais dans le français littéraire. (Voir p. 22.) Nous en reparlerons à propos des liaisons.
Le son y est représenté par /, ï, y et par toutes les graphies de VI mouillée (///, //, //, /A, gli),
i = y avant une voyelle, quand il n'est pas précédé d'un groupe de consonnes {bl,pr, tr, etc.).
Ex. : acac-m, d-mmant, ent-ier, t-ien, p-ieux, d-/acre, etc., mais fabU*-au, sembh*-ez, pn*-ez, quatr^'-ème.
t = y entre deux voyelles dont la seconde n'est pas un e muet.
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Ex. : fa-fence, a-i'eul, ba-ibnnette, etc., mais inouf-e, etc.
y z= yçi l'initiale de la syllabe.
Ex. : 3^ole, Bla-jye suivant la prononciation du pays.
Vy dans certains mots représente deux i : pays (pai-i), abbaye (abai-i), Bayse ou Baïse (Bai-iz).
Le y tend à s'introduire surtout dans les mots populaires où Yi est suivi d'une autre voyelle : prier (pri-yer), nous prions (pri-yons), prieur (pri-yeur), pays (pé-yi), abbaye (abé-yi), quiétisme(kzZ/i-yétisme), etc. Mais on dit plutôt : apri'Oriy pri-orité, etc.
L7 mouillée --= y.
En conséquence, le y est encore représenté dans le corps des mots par :
1° /// après une voyelle autre que Vi. Ex. : bata-ill-on (bata-yon), mou-ill-er, rou-ill-e, La Trémo-ill-e Qremu-y).
2° // après / : bi-U-ard (bi-yard), dessi-U-er, fi-ll-e, etc.
3° // après u dans le nom de lieu Su-U-y, en Bourgogne.
4° Ih ou ilh (graphie méridionale) : Mi-lh-au (Mi-yau), Parda-ilh-ac (Parda-yac), Fazu-ilh-e (Fazœ-y), etc.
5'' gli dans les mots italiens : de Broglie (Bro-ye).
La lecture a amené une exception : la rue de Castiglione.
Le w s'écrit :
ou {ouï, ]outXy etc.).
(mm, poing, etc.).
u après une gutturale et devant un a (lingwal, éqwateur, qwadragésimal, Guadeloupe, alg/^azil, gwano, etc.).
w et wh dans les mots anglais (tramu/ay, z^/;ist, etc.) et dans z^allon.
Le w est écrit par w(pms, hmle, j«in, etc.).
Après une gutturale et devant /, e, Vu représente la semi-voyelle w (consanguinité, inextinguible, éqmdistant, qwesture, éqwitation).
Quelques noms dialectaux se prononcent aussi avec w : G«et, de Vogwë.
VIBRANTES
Aucune difficulté : /a, Lyon, habi/eté, ha/te, roi, rire, parle, etc.
SPIRANTES
Le V s'écrit v dans les mots français d'origine (î/oir, ^it^re, etc.), w dans les mots empruntés à Tallemand (W^ag^", fîitinsztîck, etc.).^
La consonne/ est représentée par/ (/aire, /lé/é, etc.) et par ph dans la plupart des mots pris du grec {phWosophit, hydropAobe, etc.).
Le son ^ est figuré régulièrement :
1° par i à l'initiale (:(èle, :(éro, etc.) et dans le corps des mots après une autre consonne (Bal;(ac, etc.);
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2° par s entre deux voyelles dont la première n'est pas nasale (roje, heureuse, désagréable, etc.).
Qjioiqu'elle ne soit pas précédée d'une voyelle, Vs sonne :( dans Alsace, Arsace, balsamine, balsamique et les composés de la particule trans + voyelle : transaction, transiger (excepté Transylvanie, transept, transir, transi, où Vs est dure).
Le 7i s'écrit aussi :
:( entre voyelles (di:(^aine, hori:(on, etc.). jv également entre voyelles (deujcième, siA-ième, dijcième, etc.).
Il se trouve encore combiné avec g sous la graphie x :
i^ dans les mots étrangers : (Xerxès, Xavier, etc.).
2° dans les mots qui commencent par ex, inex, hex, + voyelle (ejcact, inexact, he^-agone, exaction, inexorable, etc.).
La consonne s est représentée par :
s initiale ou appuyée sur une consonne (si, scander, espérer) ou une voyelle nasale (tension, considérer) et entre voyelles dans quelques mots savants ou composés (vraisemblable, tournesol, antisocial).
ss entre deux voyelles (assez, roussir, etc.).
c devant e, œ, i, y (rep, rire, rascum, ^près, forœ, acndent, accessoire, etc.).
ç (façade, le^on, re^u, etc.).
se (snence, sceptique, etc.).
t devant / (nup/ial, minu/ie, confidentiel, préten/ieux, égyprien, ac/ion, dévo/ion, Helve^ius, pa/ient, sanété, etc., et deux verbes en -tier : balbutier, inirier). Voir /.
X (soixante, Auxerre, Bruxelles, Saulxure, Saint- Maixent, Xerxès, Artaxerxès, etc.).
s 8 CONSONNES
Vs est contenue dans x appuyée sur une consonne (ejcclamation « eèjclamation », expatrier, etc.).
Le son ; est figuré par :
/ (jouTy /eune, etc.).
g devant e, i (cendre, féant, g'ibier, etc.).
ge devant o, u {geolt^ geàWtXy mangeons, gageure, etc.).
Le ^ est écrit par :
ch dans les mots français (r^apeau, chercher, etc.) et dans certains mots étrangers, particulièrement grecs (^Mmère, arrAiduc, arJjitecte, chérif, etc.). Voir k.
shy shi dans les mots anglais, hongrois (^^érifF, shako, {^hion « fa^on », fa^Wonable, etc.).
sch dans des mots allemands ou grecs (^rMague, schéma, 5^Msme, ^^Mste, etc.).
OCCLUSIVES
Le b s'assourdit devant une sourde (aicès, absolution, abstinence, obtenir, etc.).
C'est un signe orthographique sans valeur dans Dou(b)s, Lefe(b)vre et autres graphies archaïques.
Le p est complètement muet dans les graphies latinisantes des mots populaires ou introduits anciennement (ba(p)tème, che(p)tel, com(p)te, dom(p)ter, se(p)t,
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se(p)tième, exem(p)t, exem(p)ter, scul(p)ture, prom(p)titude, etc.) et dans les graphies archaïques des noms de lieux (Cha(mp)nier, Cham(p)milon, etc.).
Mais il sonne dans les mots latins d'un emprunt plus récent (ba/>tismal, exem/>tion, septennal, septuagénaire, septuple, captieux, Assomption, corruption, sceptique, biceps, relapse, etc.) ou par suite d'une réaction étymologique (septante, septembre, etc.).
d La notation d est superflue dans poi(d)s.
Le t conserve sa valeur quand il est suivi d'/ + voyelle et qu'il est précédé de s, x (ques/ion, mix/ion, combus/ion, dynasrie, — châ/ier, ancien chasiiery etc.) ; dans les mots en 'Héy -lier (moi/ié, bonne/ier, Poi/iers, sauf les deux verbes balbu/ier et initier, où / = 5); dans la conjugaison (nous por/ions) ; dans cen/iare, éléphandasis, galima/ias, chrérien, so/ie, Pé/ion, Clare/ie, etc.
Il est muet dans des mots comme Mon(t)fort, Mon(t)martre, Mon(t)rouge, Mon(t)pensier, Pon(t)gibaud, etc.
Le son g s'écrit :
g devant a, 0, ou, u et devant une autre consonne, saut n (fale, ^'orge, foulu, inj^urgiter, ^lace, suggestion, augmenter, etc.).
gu devant ^, /, y (^ «erre, guti, ^ «érite, mor^/^e, gmdty ^«ide, ^/nmauve, san<,^«in, Gwy, etc.).
ghi dans Enghien Qlgi) et gh dans des mots italiens (jghtxxo, etc.).
c dans second, seconder, etc.
éo CONSONNES
Enfin il est caché sous x = g7i dans certains mots à l'initiale (Xerxès) et dans ceux commençant par ex, inex -[voyelle (exagérer, ejcemple, inexorable, etc.).
Le g est muet dans doi(g)t, si(g)net, san(g)sue, vin(g)t.
La consonne k est représentée par :
c devant a, o, ou y œ, u (^ar,^orps, ^ou, i;œur, rure, ^«eillir, ses dérivés et composés, etc.) et devant une autre consonne (croûte, clé, auteur, ac-cident, etc.).
qu (ç'watre, ç'Motient, qui, é^wilibre, etc.).
q devant ti avec valeur de w (yuadragésime, etc.) ou de w (éç^uidistant, etc.) — Voir w Qtw — et devant û (piç'ûre).
k dans des mots étrangers (^épi, Mlo, ^nout, etc.).
ch dans des mots grecs de toute date où il précède a, o ou une consonne Çchzos, écho, r^rétien, etc.) et dans les mots récents où il est suivi de e, i (ar^/;iépiscopal) ; dans des mots hébraïques, bretons, italiens, allemands (ZacJnrie, Ezéchhs, côte de Penmar^Â, MirAel-Ange, MarMavel, marMavélique, à côté de mamvéUque, Muni^A, etc.).
x à l'initiale de certains mots espagnols (Ximénès, Xérès).
Le k est encore contenu dans x = ks, sauf dans les mots commençant par ex^ inex -f- voy. (voir g) : axiome, axe, luxure, explication, excuse; et dans x = k (excentrique, etc.).
NASALES
La lettre m représente la consonne, quand elle est suivie d'une voyelle (wa, imiter) ou d'une consonne autre que
FINALES él
p, by m, n (triumvir, etc.) et dans les mots suivants : automnal, indew-ne et ses dérivés, indew-niser, ndem-nité.
Elle est muette dans da(m)ner, conda(m)ner, conda(m)nable, auto(m)ne, etc.
Voir les voyelles nasales (p. 35).
La lettre n a une valeur consonantique devant une voyelle («avrer, awanas, etc.).
Elle est muette dans les 3" personnes du pluriel des verbes en -ent (ils aime(n)t, ils voie(n)t, etc.).
U t? mouillée est représentée par :
gn (af «eau, vi^ne).
ign dans des graphies archaïques (Philippe de Champa-i^n-e, o-ign-on, etc.).
nh dans des noms provençaux (Boudi«/;on, etc.).