CONSONNES FINALES
Depuis que le français s'écrit, beaucoup de consonnes finales sont tombées tout en se maintenant dans l'orthographe. De là des embarras nombreux pour la lecture et des causes de trouble dans la prononciation.
En dehors du y issu de 17 mouillée, nous n'avons de semi-voyelle à la finale que dans les mots étrangers :
Pompef, Hanof, Shanghai', que les savants et les voyageurs prononcent : Pompey, Hanoj', Shangaj', etc.
L7 mouillée est solide à la fin des mots (trava-//, sole-//, deu-//, fenou-i7, cercue-/'/, etc.).
Après i, elle s'est confondue avec / dans des mots comme avril, cil, péril, etc.
VIBRANTES
VI s'est maintenue dans ba/, cieZ, mie/, co/, bo/, reçu/, nu/, linceu/, fiUeu/, etc.
Elle est tombée dans : cu(l)-de-lampe, cu(l)-de-sac, etc.; après un / : douzi(l), bari(l), genti(l), fusi(l), outi(l), cheni(l), couti(l), nombri(l), persi(l), sourci(l), Méni(l)montant, etc.
LV est muette à la finale :
1° des substantifs en -er et -ier et des adjectifs en -ier de plus d'une syllabe (bouche(r), foyt(r), dange(r), atelie(r), acie(r), métie(r), altie(r), premie(r) — de l'adverbe volontie(rs) — des noms propres (Alge(r), Suge(r)^ Gérardme(r), Ange(rs), Poitie(rs), Noirmoutie(rs), etc.).
2° de monsieu(r), messieu(rs), etc.
3° des infinitifs de la i'^^ conjugaison (aime(r), chante(r), joue(r), etc.).
SPIRANTES
Le 7i ne sonne à la finale que dans quelques noms propres savoyards (où pourtant les indigènes le font