AME
L'âme, ou le moi réel et substantiel, est objective en ce sens qu’elle ne tombe passons l’mil de la conscience. Examen de l’opinion qui fait du moi un phénomène ou une succession de phénomènes.
La connaissance do l'ime ou du moi réel et substantiel est le résultat de l’application du principe des substances.
Application primitive et non pas logique, qui donne un être déterminé, moi ; fait primitif, composé d’une modification individuelle, d'un être existant, moi, et d’uu rapport individualisé dans ses deux termes, mais qui enveloppe un rapport fondamental et essentiel entre la modification et l'être.
Distinction du jugement naturel et primitifd'avec le jugement logique qui part d’un prim ipe logique, c’est-à-dire indéterminé, pour arriver à une consé<|uencu logique et indéterminée.
Le moi identique et un nous est manifesté par un jugement primitif qui intervient dans la mémoire, comme le moi par un jugement de même ordre qui intervient dans la conscience.
Examen de l’opinion qui fait apercevoir 1e moi identique et un par la conscience.
Le jugement primitif d'identité enveloppe le rapport nécessaire de pluralité à unité, de succession à durée.
MATIÈBE.
Le principe de causalité, recueilli dans un fait primitif de conscience et devenu principe nécessaire et absolu, nous fait concevoir, dans certains cas, l’existence de causes extérieures. L’intervention de la perception externe nous manifeste le modo d’exister de ces causes, à savoir l’étendue. Le principe des substances, recueilli dans le fait primitif du
PRKMIEnS ESSAIS. — ANNÉE 1817
moi ctdevi'iiu prineijie nécessaire et ahsolii, nous suggère la concejition d'un être réid .sous l'étendue, laquelle nous apparait alors comme la qualité première d'uni' suListance que nous appelons matière.
Les qualités de la matière sont premières ou secondes ; elles varient en degré, ou même elles cliangent et se succfnlent ; mais le principe d'identité et d'unité, recueilli dans les jugements de la mémoire, et devenu (irincipe nécessaire et absolu, nous siiggèiv la conception d'un être identique au milieu des vai'iations de ces qualité's.
Dise.
L’exi>érience ne permetlaut pas d'attribuer à la matière l’activité volontaire et l'intentiou, et ne lui laissant que des ])Ouvoirs ou forces physiques, les princi[)es de causalité et de liiialité jx'rsistent, et, aidés par le principe d’unité, rapportent ces forces à une seule cause suprême, volontaire et libre, et agissant avec un plan et une lin; et cette cause, le principe dis substances nous la fait concevoir comme un être réel et substintiel. Dieu.