‹ Premiers lundisChapitre 26 sur 72 · Extrait du joarnal le Constitutionnel · texte numérisé non relu

Extrait du joarnal le Constitutionnel

2. Dans un article, intitulé: Des prochaines élections de VAcademie (20 janvier 1862), et recueilli depuis dans les Nouveaux Lundis, tome I.

gré à M. Legouvé d*ôtrele fils de Tauteur du Mérite des Femmes^ et que môme M. Alexandre Dumas fils profite du renom de son père. Je ferai seulement remarquer à M. Saint-Marc Girardin qu^il s'agissait, dans ce que j'ai dit» de TÂcadémie française, et que leur renom n'a guère jusquMci profité à aucun des deux Dumas. Je les cite, puisqu'il les cite. Il s*agissait uniquement, dans le cas particulier, de savoir si le prince de Broglie a un talent si extraordinaire qu*il doive aspirer à une nomination en quelque sorte extraordinaire et d*exception, qui le fasse siéger à TAcadémie à côté du duc, son père ; s'il y a lieu, en un mot, à un cumul dans une môme famille. Je ne crois pas, n*en déplaise à M. Saint-Marc Girardin, que s'il s'agissait de deux hommes de lettres sans nom aristocratique, et à mérite égal, la question même se posât à ses yeux. Je fais la part des talents, des vertus, de l'autorité morale, et je dis qu'un de Broglie à l'Académie, c'est bien, c'est très-bien ; mais c'est assez. Deux de Broglie à la fois, c'est trop. Est-ce clair ?

M. Saint-Marc Girardin a voulu nous donner une leçon de goût, nous la lui rendons. Il y a quelqu'un en tout ceci qui a manqué de tact et de discrétion tout le premier et ce n'esl pas nous.

19 septembre i86S.

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