C'était le père du célèbre architecte
nu 1
originaux du xyi<> siècle, tels que d'Aubigné ; il excita plus tard et Rayorisa, l'un des premiers, /es travaux qui ont été poussés de ce côte par plusieurs d'entre nous. La collection riche et complète qu'il avait su rassembler des poètes de cette époque et de la suivante, dans un temps où la plupart étaient à peine connus de nom par les littérateurs môme instruits, fournissait une base essentielle à une histoire de la poésie, et était déjà une partie de cette étude. Dans l'ouvrage qu'il publie aujourd'hui, l'auteur, en décrivant à la manière des bibliographes sa collection précieuse, trouve surtout dans oe travail un prétexte à des renseignements biographiques, à des appréciations litté raires, à des citations. Bien citer, quand il s'agit de ces vieux poètes, c'est les {aire apprécier de la meilleure manière, c'est déjà les juger soi-même avec sagacité et discernement. Le goût de M. Yiollet-Le-Duc n'est point en défaut à cet égard. S'agit-il de Louise Labé? il extrait d'un fonds gracieux, mais assez monotone, les six sonnets qu'il juge les plus délicats. S'agit-il de Jacques Tahureau ? il nous sert toute vive sa plus jolie pièce, ce baiser tout enflammé ; Qui a leu comme VénuSy etc., qu'on ne pourrait citer ici, dans une Bévue *, mais qu'on aime fort à trouver dans un livre sous le couvert de l'érudition. A l'article d'O-
1. La Revue des Deux Mondes, — A propos de cette pièce, je me permettrai pourtant de proposer au texte une petite correction ; c'est à la seconde sti'ophe, là où il est question de l'amoureux