LES CLOCHES
Le cîel est traversé des soudaines volées Des cloches qu'une main secoue éperdûçoent Pour annoncer au loin l'heure du Dénoûment Parle râle plaintif de leurs voix désolées;
L'heure où la mort emplit les têtes affolées Des poignantes terreurs du prochain jugement L'heure où d'autres s'en vont presque joyeusement Vers le repos tardif des calmes mausolées.
Il faudra clore aussi vos yeux appesantis, O vous tous, qui suivez le chemin de la Vie, Insoucieux du but de la route suivie ;
Un jour où, par le vent, portés ou ralentis, Monteront dans les cieux remués ou paisibles Les lointains vibrements de cloches invisibles.