‹ Premiers poèmesChapitre 2 sur 82 · DÉDICACE · texte numérisé non relu

DÉDICACE

J*ai rêvé que ces vers seraient comme ces fleurs Que fait tourner la main des maîtres ciseleurs Autour des vases d'or aux savantes ampleurs ;

Et maintenant, guéri'de mes anciennes fièvres, Je voudrais, à mon tour, comme les bons orfèvres. Enguirlander la coupe où j'ai trempé mes lèvres ;

Où, voyageur lassé d'avoir longtemps erré J'ai bu en sa fraîcheur le vin inespéré ^ Le vin réconfortant pour mon cœur altéré.

Oh ! je voudrais, ressuscitant les heures closes, Faire fleurir mes souvenirs, comme des roses, Sur cette tombe intime et chère où tu reposes.

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