DÉDICACE
J*ai rêvé que ces vers seraient comme ces fleurs Que fait tourner la main des maîtres ciseleurs Autour des vases d'or aux savantes ampleurs ;
Et maintenant, guéri'de mes anciennes fièvres, Je voudrais, à mon tour, comme les bons orfèvres. Enguirlander la coupe où j'ai trempé mes lèvres ;
Où, voyageur lassé d'avoir longtemps erré J'ai bu en sa fraîcheur le vin inespéré ^ Le vin réconfortant pour mon cœur altéré.
Oh ! je voudrais, ressuscitant les heures closes, Faire fleurir mes souvenirs, comme des roses, Sur cette tombe intime et chère où tu reposes.