RÉSIDENCE ROYALE
Les jardins réguliers aux belles ordonnances Et que peuple le chœur des dieux de marbre blanc, S'étendent, disposés correctement, mêlant Pelouses et massifs en douces alternances;
Au soleil reluit la grille à fers de lances Qui forme tout autour un cercle vigilant; Et le crî répété d'un ramier roucoulant Rompt le calme établi des éternels silences;
Le Palais, avec ses façades au cordeau,
Qui dans sa majesté solennelle s*étale
Garde encor sa splendeur imposante et royale :
On rêve en ces jardins le long des pièces d'eau Où se croisent des cygnes aux ailes de neige Le défilé pompeux de quelque lent cortège.