‹ Premiers poèmesChapitre 56 sur 82 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Tu viendras en un jour d'épreuve et d'amertume, Lorsque monte dans l'âme un flot de désespoir, A rheure où dans Tazur sombre et profond du soir Une apparition d'étoiles se présume;

Tu viendras en courbant les herbes et les fleurs Sous le poids de ta robe onduleuse et traînante; Et nous irons tous deux vers l'aube consolante Vers des ciels plus cléments et des soleils meilleurs;

En toi je trouverai tout ce que j'ai cherché Dans ce monde mauvais où l'âme se désole :

Le cœur qui compatit et la voix qui console.

Je me relèverai fort, le sang étanché ;

116 PRBMIEKS POÈMES

Et laisse-moi rêver qu'au bout de la prairie Tu marches en courbant les fleurs et viens à moi^ Et laisse-moi goûter cet ineffable émoi De te croire si proche^ ô passante chérie;

Car tu viendras un jour, ainsi le veut le sort Miséricordieux à qui souffre et qui pleure, Oui tu viendras demain, aujourd'hui, dans une heure, O divine Inconnue et tu seras la Mort.

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