‹ Premiers poèmesChapitre 60 sur 82 · LE VOLEUR D'ABEILLES · texte numérisé non relu

LE VOLEUR D'ABEILLES

A mon ami Francis Vielé^Griffîn,

Nul ne sait si promie à qaelqae exil farouche, Uéros maudit de son règne déshérité, D'astre annonciateur d'une nativité N'a pas brillé jadis sa puérile couche ;

Et la conque où s'éveille aux gammes de sa bouche

Le progressif écho d'une sonorité

Garde au contact de son pur souffle ébruité

Un peu du rose de la lèvre qui la touche.

Il rayonne à son front des vols d'abeilles d'ors. Au poids de son talon résonnent des trésors Enfouis en l'horreur de cette solitude

Où sa flèche tua les Oiseaux voyageurs,

Et quand sa vierge chair pour le bain se dénude

L'aube d'un sang royal y montre ses rougeurs.

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