‹ Premiers poèmesChapitre 76 sur 82 · BAGUES · texte numérisé non relu

BAGUES

La proue où ton doux geste enlaçait la Sirène Comme d'une caresse à quelque sœur captive Est prise pour jamais aux roseaux de la rive.

Le pavillon d'écarlate s'affale et traîne

Dans Teau morte en lourds plis oubliés de la brise

Qui meurt en les roseaux où la galère est prise.

Le lac clair où nos doigts semaient des pierreries Dans les sillages élargis parmi Teau plane^ Garde le vieux trésor dormir en son arcane.

Si nous lavions^ un soif^ au flot nos mains meurtries, T es poissons viendraient-ils à l'éveil de nos rames Nous rapporter les bagues d'or que nous jetâmes?

POéSIES DIVERSES 315

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