STÈLE
Le geste blanc de ses mains calmes Ecarte l'ombre autour de l'urne Où, sous un croisement de palmes, Gît une cendre taciturne ;
Elle écoute à travers l'albâtre Des parois, comme en une tombe, Le papillon de l'âme battre De ses ailes le flanc qui bombe
Du vase funèbre et sonore
Où s'anime^ humble et diaphane^
Avec la lune pour aurore
Un vol de phalène ou de mânes,
Tandis qu'au socle de la stèle Germe de larmes l'asphodèle !