AU LECTEUR
il n’était pas toujours facile, pour le grand nombre, de discerner et de saisir, dans leur simplicité, les principes et les lois générales. Aujourd’hui, la situation n’est plus la môme. Sous la pression des événements les intelligences se sont ouvertes à bien des vérités qui n’auraient trouvé accès autrefois ni dans le monde de la science, ni dans le monde du travail. Le plus grand service que l’on puisse rendre présentement k la science catholique de l’économie politique, et aux amvres qu elle doit éclairer, c’est de mettre en évidence ses principes essentiels.
Pénétré de cette conviction, je vais reprendre dans ses traits généraux, en la complétant sur les questions du jour, la théorie de l’économie politique, telle que je l’ai exposée durant un long enseignement, dans ma chaire et dans mes écrits. Pour répondre k un désir qui m’a été souvent e.vprimé depuis quelque temps, je donnerai k mon travail la forme d’un précis. On y trouvera, en sa dernière expression, la pensée d’un homme qui, depuis plus de cinquante ans, n’a pas un instant détourné son attention de nos difficultés sociales, et qui a pu, au milieu des vicissitudes de ce demi-siècle si profondément agité, beaucoup voir et beaucoup observer.
A ceux qui abordent, dans l’ordre des idées chrétiennes, les problèmes économiques, cet écrit pourra