‹ Premiers principes d'économie politique [microform]Chapitre 4 sur 120 · PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES

Les principes et la méthode. — En économie politique comme en toute science, il y a les principes et la méthode.

Les principes sont les vérités supérieures et générales qui constituent les régies de la science. Ils dérivent : ou bien des notions morales qui dominent toute la vie humaine et dont nous lirons, par voie de déduction, des conséquences s’appliquant à tout ce que la science embrasse; ou bien ils dérivent des faits que nous constatons par l’observation et dont nous établissons, par la voie de

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2 définitions*, 'îlfrfitObE'; ,yijés ,oénerales.

rincUicUon, le caraelère de persisUmce et de gétiéralité qui doit nous les fairo accepter comma lois.

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objet. La méthode etabiit d’abord lés principes dont elle développe ensuite les applications. Entre les principes et la méthode, il y a une étroite aflinité, les principes étant intimement et nécessairement liés à l’objet de la science.

Définition de la science économique. — L’économie politique s’occupe de ce qu’on appelle l’ordre materiel, c’est-à-dire de l’ordre dans lequel l’homme exerce son activité sur les choses du monde extérieur pour en tirer sa

subsistance.

Ouand on traite de l’ordre économique et de la science (lur en expose les lois, il y a à signaler tout d’abord ce caractère particulier : que dans cet ordre on se trouve placé aux confins des deux mondes entre lesquels se partage la création : le monde de l’esprit et le monde de la matière. L’économiste, pouratteindrel’objet de sa recherche, a donc à considérer en même temps les lois qui régissent le monde moral et les lois qui régissent le monde physique. Ces lois, il ne les étudie point en elles-mêmes, il les prem telles que la nature les lui offre ; il se borne à en exposer les applications, à en signaler les effets, quant à la prospérité des sociétés dans l’ordre matériel, à montrer comment elles agissent sur le travail producteur de la richesse et sur la distribution de la richesse créée par le travail.

Le but que poursuit la science économique est un but tout pratique. Elle cherche le moyen d’assurer aux hommes réunis en société le plus grand bien-être possible, de leur procurer la plus grande richesse possible, dans les condition où cette richesse peut leur servir pour l’accomplisse-

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