Deux porteurs se font face l’un l’autre
Fig. 74.
derrière le blessé. Pour soutenir le membre gauche, le porteur à la droite du blessé, empoigne son propre poignet gauche avec sa main droite et le poignet droit de l’autre porteur avec sa main gauche. Le porteur du côté gauche saisit avec sa main droite le poignet droit du premier porteur (Fig. 75). Ceci lui laisse la main gauche libre pour soutenir la jambe gauche du blessé.
Pour le membre inférieur droit du blessé, suivre les mêmes prescriptions en substituant “ droit ” à “ gauche ” et “ gauche ” à “ droite Les porteurs se baissent.
2. — Le blessé passe un bras autour du cou de chaque porteur et s’assied sur leurs mains.
3. — Les porteurs se lèvent ensemble et se mettent en marche, le porteur de droite part du pied droit et le porteur de gauche part du pied gauche.
La luvép du pompier.
(Doit être essayée seulement par un homme fort).
Tournez le blessé le visage vers le sol, placezvous à sa tête, baissez-vous, soulevez légèrement sa tête et ses épaules puis saisissez le bien en dessous de aisselles, en vous croisant les mains derrière son dos. Levez le corps et appuyez-le sur votre genou gauche, dégagez vos bras et tenez le blessé autour de la ceinture et levez-le jusqu’à ce que sa tête repose sur votre épaule gauche. Rejetez son bras gauche par dessus votre tête, baissez-vous et passez votre bras gauche entre ses cuisses en laissant son corps pendre en travers de votre épaule. Levez-vous tout droit ; tenez le poignet gauche du blessé avec votre main gauche et gardez votre main droite libre.
On peut aider une personne blessee en la soutenant de la façon indiquée dans la Lig. 76.
La façon de porter le blessé par les bras et les jambes la face vers le sol, communément appelée la “ marche en grenouille ” ne doit jamais être employée parce que la mort peut s’en suivre .
Fig, 76,
Fig. 77.
. Brancards improvisés.
On peut improviser un brancard comme suit : 1. — Retourner les manches d'un paletot, passer un fort bâton dans chaque manche, boutonner
Fig. 79.
le paletot. Le patient s'assied sur le dos du paletot en s’appuyant la tête sur le dos du porteur de devant (Fig. 78). S’il faut un brancard plus long, on peut arranger deux ou trois paletots de la même façon. On peut assurer l’écartement des bâtons en liant des traverses de bois aux deux extrémités du lit formé par les paletots (Fig.
Méthode d’avant et d’arrière.
Cette manière de transporter s’emploie quand l’espace ne permet pas de faire un siège avec les mains.
2. — Percer des trous aux deux coins du fond d’un ou de deux sacs et y passer de forts bâtons.
3. — Etendre un grand morceau de tapis, de toile à sacs, de prélart ou Une couverture forte, et enrouler dans les côtés deux bâtons forts. Deux porteurs se placent de chaque côté et saisissent le milieu du bâton d’une main, tandis que de l’autre main, ils en prennent l’extrémité. Ils marchent de côté.
4. — O11 peut employer, comme brancard ou civière, une barrière, une -planche large ou une persienne ; on y étend de la paille, du foin ou des vêtements que l’on recouvre avec un morceau
d'étoffe solide ou de toile à sacs. Cette dernière couverture est utile pour soulever le blessé du brancard.
On doit toujours s'assurer de la solidité d’un brancard improvisé avant de s’en servir.
Les brancards doivent être portés et le blessé doit y être déposé conformément aux “ Manœuvres de brancard ”.
Les cas suivants font exception.
(a) Quand on monte une côte avec un malade dont les membres inférieurs ne sont pas blessés.
(b) Quand on descend une côte et que les membres inférieurs du blessé sont atteints.
Eviter de passer des fossés ou d’escalader des murs avec un brancard, mais si on ne peut pas les éviter, le brancard doit être porté de la façon suivante :
Pour passer un eossé.
Pour passer un fossé on dépose le brancard de façon que le pied du lit du brancard se .trouve à un pas du bord du fossé. Les brancardiers Nos i et 2 descendent. On pousse alors en avant
le brancard portant le blessé. Les Nos i et 2 * qui sont dans le fossé soutiennent le devant tandis que l’autre extrémité repose sur le bord du sol au-dessus d’eux. Le No 3 descend alors. Les trois brancardiers font passer le brancard de l’autre côté et déposent le pied du brancard sur le bord du sol, la tête étant soutenue par le No 3 qui reste dans le fossé. Le No u remonte de l’autre côté et le No 2 reste dans le fossé pour aider le No 3. Le brancard est levé et amené sur le terrain de l’autre côté et y est posé, tandis que les Nos 2 et 3 remontent.
Pour passer un mur.
Le brancard est posé à terre avec le pied du lit du brancard à un pas à peu près du mur. Les brancardiers Nos 1 et 2 prennent le pied et le No 3 la tête ; ils lèvent le brancard jusqu’à ce que son pied repose sur le mur. Le No 1 monte sur le mur^et se saisit du pied du brancard, tandis que les Nos 2 et 3 soutiennent la tête ; puis ils poussent le brancard jusqu’à ce que la tête repose sur le mur, le No 1 soutenant le pied. Les Nos 2 et 3 montent sur le mur et se saisissent de la
Ces numéros spnt expliqués plus loin lorsqu’est donnée en détails la Manœuvre du brancard.”
tête du brancard qui est ensuite abaissé du mur jusqu’au sol et les brancardiers reprennent leur place ordinaire.
Pour monter ee brancard sur une voiture.
Le brancard est posé à terre avec le pied du lit à un pas du derrière de la voiture. Les Nos i et 2 saisissent le pied du brancard et le No 3 prend la tête. Ils lèvent alors le brancard et Tavancent jusqu’à ce que les roulettes de devant reposent sur le plancher de la voiture. Le No 1 saute alors dans la voiture tandis que le No 2 va à la tête du brancard pour aider le No 3. Le brancard est alors poussé lentement dans la voiture. Si l’on 11e peut pas fermer le panneau de derrière de la voiture, il faut attacher solidement le brancard aux côtés de la voiture.
Pour descendre UE brancard de ua voiture.
Les Nos 2 et 3 saisissent la tête du brancard, tandis que le No 1. monte dans la voiture et pousse le brancard en arrière jusqu’à ce que les roulettes de derrière reposent sur le bord de
la voiture. Le No i saute de la voiture et avec le No 2 saisit le pied du brancard, le No 3 soutenant la tête. Puis le brancard est doucement avancé d’un pas et déposé sur le sol.
Avec quatre brancardiers, les Nos 1 et 2 soulèvent le pied du brancard, tandis que les Nos 3 et 4 soulèvent la tête. Cette disposition s’applique au passage d’un fossé et d’un mur aussi bien qu’au chargement et au déchargement d’une voiture.