TRANSPORT EN BRANCARD
Ees brancards “ Furley ” (Type 1899) sont de trois modèles, savoir : “ Brancard Ordinaire ”, “ Brancard avec poignées à télescope ”, et “ Brancard de police X En général, ils se ressemblent tous ; les parties qui les composent sont : les hampes, les poignées, reliées par des traverses d'écartement, les roulettes, le lit, le sac oreiller et les bretelles.
Fig. 80. Brancard ordinaire — (Ferme).
Fig. 81. Brancard avec poignées A Télescope.— (Ou vert).
Le Brancard Ordinaire (Fig. 20) mesure 7 pieds 9 pouces de longueur, et 1 pied 10 pouces de largeur. Le lit a six pieds de longueur et les hampes io1/^ pouces. La hauteur est de 5 pouces Ya- A la tête du brancard un morceau de toile est superposé (le sac oreiller) que l’on peut bourrer
avec de la paille, du foin et des vêtements, etc., pour faire un oreiller. Les traverses d’écartement sont munies d’articulation pour ouvrir et pour fermer le brancard. Le modèle avec poignées à télescope (Fig. 81) ressemble beaucoup à celui-ci, mais on peut faire glisser les poignées sous les hampes, ce qui réduit la longueur à 6 pieds. Ce modèle est très avantageux quand on s'en sert dans des endroits étroits ou quand il faut monter ou descendre le blessé par un petit escalier avec des tournants brusques. Le brancard de Police ressemble au brancard Ordinaire, mais est fait plus solidement, et .possède de plus des courroies pour attacher Cm blessé récalcitrant. ‘
Quand le brancard est fermé, les hampes du brancard se trouvent l’une à côté de l’autre, les traverses d’écartement sont rabattues à l’intérieur, le lit de toile est proprement replié sur les hampes, et tenu en place par les bretelles allongées le long de la toile puis attaché au moyen d’une courroie placée en travers de l’extrémité d’une bretelle et passant dans la bouche de l'autre, pour s’enrouler autour des hampes et du lit.
Pour fermer le brancard, on prendra soin de soulever le centre de la toile en abaissant la tra-
verse d’écartement, parce qirautrement la toile peut se trouver prise.
Pour préparer ou ouvrir un brancard, déboucler les courroies transversales de chaque bretelle ; enlever les bretelles du brancard ; séparer les hampes ; se saisir de chaque traverse d’écartement et l’amener en avant. On plie alors les bretelles par le milieu et on en pose une sur les poignées à chaque extrémité du brancard.
Comme règle générale, le brancard est préparé par les brancardiers Nos i et 3 dans les Exercices I, II et III ; et par le No 2 dans l’Exercice IV. Ces brancardiers devront cependant, s’ils en reçoivent l’ordre, aider les autres brancardiers à soigner les blessures des patients.
Avis. — Les divers mouvements détaillés dans les exercices qui suivent, doivent être exécutés sans soubresaut, les brancardiers doivent agir avec ensemble, éviter, soigneusement toute précipitation, et prêter bien attention an brancardier qui donne les commandements.
Manœuvres de brancardiers.
Préparées originairement par Sir John Furie}' et révisées en 1904 pour les faire concorder avec les manœuvres adoptées par le Corps de Santé Militaire Royal.
EXERCICE No I
Pour quatre; brancardiers.
1. — L’instructeur choisit les brancardiers et les numérote i, 2, 3, 4 à son gré. Si un homme est plus grand et plus fort que les autres, il recevra le No 3 et c’est lui qui portera la part la plus lourde de la charge. * Tous les ordres seront donnés par le No 4.
2. — “ A vos places — Ees Nos 1, 2 et 3 se placent à gauche du blessé et lui font face. Le No 1 se tient à hauteur du genou, le No 2 à hauteur de la hanche et le No 3 à l’épaule du* blessé. En même temps le No 4 dépose le brancard préparé sur le sol à droite du blessé et à deux pas à peu près de lui, puis il se place vis-àvis du No 2 lui faisant face (Fig. 82).
3. — “ En position — Les brancardiers s'agenouillent sur le genou gauche et saisissent le blessé. Le No 1 passe les mains et l’avantbras sous les jambes du blessé, les mains bien écartées. Les Nos 2 et 4 passent leurs mains et leurs avant-bras sous les hanches et l’aine du blessé et se saisissent l'un l’autre les mains,. Le
* On doit apprendre aux brancardiers à occuper indifféremment chacune des positions indiquées dans les exercices qui suivent; celles des brancardiers Nos 1, 2, 3 OU 4.
No 3 passe sa main gauche en travers de la poitrine du blessé et sous l’épaule droite et met sa main droite sous l’épaule gauche (Fig. 83).
4. — - “ Levez — Au commandement “ Levez ”, les porteurs lèvent doucement le blessé et le déposent sur les genoux des brancardiers Nos i, 2 et 3 (Fig. 84) ; aussitôt qu’il repose solidement, le No 4 dégage ses mains de celles du No
2, se retourne vers l’extrémité têtière du brancard qu’il place sous le blessé, près des pieds des autres brancardiers, en ayant bien soin que l’oreiller se trouve immédiatement en dessous
de la tête du blessé (Fig. 85) ; puis il s’agenouille et reprend les mains du No 2 en entrecroisant ses doigts avec ceux de son vis-à-vis (Fig. 86).
Fier £4.
5. — “ Déposez — Fes brancardiers placent le blessé sur le brancard (Fig. 87), dégagent leurs mains et se redressent.
6. — • “ Au brancard — Le No i se place au pied du brancard, tournant le dos au blessé ; le No 3 à la tête, la face tournée vers le blessé ;
les Nos 3 et 4 restent de chaque côté du brancard.
7. — ■ “ En position — Les Nos i et 3 enfilent les bretelles (si Y on s’en sert), engagent les boucles des bretelles sur les poignées du brancard qu’ils empoignent.
Quand tout le monde est prêt, le commandement est donné.
8. — “ Levez le brancard — - Les brancardiers Nos i et 3 lèvent le brancard posément avec ensemble et se redressent.
L,e No. 2 ajustera les bretelles sur les épaules des Nos. i et 3, en ayant soin que chacune soit bien placée plus bas que le col et repose exactement dans le creux de l’épaule en avant. Il allongera ou raccourcira aussi les bretelles suivant les blessures du malade ou la taille relative des brancardiers.
Fig. 86.
9. — “ Marche — Les brancardiers se mettent en marche. Les Nos i, 2 et 4 partent du pied gauche; et le No 3 part du pied droit (Fig.
87). Le pas doit être court, ne pas dépasser vingt pouces, il s’exécute avec les genoux ployés, sans élan de la partie antérieure du pied.