Poser des attelles (quand on le
peut) et des bandages, comme suit :
(a) Les attelles doivent être résistantes et assez longues pour tenir au repos les articulations situées immédiatement audessus et au-dessous de l'os fracturé.
On doit, si on le peut, les rembourrer pour qu’elles s'adaptent exactement à la forme du membre blessé et les appliquer sur les vêtements.
(b) Le bandage doit être mis solidement, mais pas trop serré, afin de ne pas entraver la circulation du sang. Quand le blessé est dans une position couchée, doubler le bandage sur une attelle poulie passer sous le torse ou sous le membre inférieur intact. En règle générale :
Pour le torse on doit se servir du bandage large. Le passer autour du torse une fois, et l'attacher en nouant les extrémi-
tés ou avec deux ou trois épingles de sûreté, du côté opposé à la fracture ; mais, si l’on veut fixer une attelle sur une cuisse fracturée, nouer le bandage sur l’attelle.
Pour le bras ou V avant-bras , on doit employer le bandage étroit. Le passer deux fois autour du membre et nouer les extrémités sur l’attelle externe.
*Pour la cuisse ou la jambe, on peut employer le bandage étroit ou le bandage moyen. Il est souvent préférable de doubler le bandage au centre, de le passer sous le membre blessé, de ramener la boucle en dessus, d’y passer les deux extrémités du bandage chacune dans une direction contraire, puis de les nouer au-dessus de l’attelle du côté externe (Fig. 17).
En posant des bandages près d’une fracture 011 doit poser le premier celui qui se trouvera le plus haut.
5. Quand la fracture est acconipa* gnée d’un épandiement sanguin assez considérable, on doit s’en occuper en premier
lieu et puis la blesure sera recouverte d'un linge propre. ; J
6. On ne doit pas essayer de déplacer un blessé souffrant d’une fracture de l’épine dorsale, du bassin ou de la cuisse, à moins qu’il ne soit dans une position couchée, de préférence sur un brancard.
7. Dans tous les cas de fracture, il faut couvrir le blessé, pour le tenir au chaud et diminuer ainsi l’effet de la commotion causée par l’accident.
8. Les cas douteux doivent être traités comme s’il s’agissait d’une fracture.
Fractures Spéciales.
Fracture du crâne. — Une fracture de la partie supérieure du crâne provient habituellement d'une violence directe — par exemple, d’un coup sur la tête. Une fracture de la base du crâne provient d’une violence indirecte, par exemple d’une chute sur la tête, sur les pieds, ou sur la partie inférieur de l’épine dorsale ou encore d’un fort coup sur la mâchoire inférieure. Si la partie supérieure du crâne est fracturée les signes sont : inflammation, déformation, et fréquemment, insensibilité immédiate ou progressive. Si la base du crâne est fracturée l’insensibilité peut se produire immédiatement ; il peut aussi sortir du conduit auditif du sang ou du liquide clair ; le sang peut aussi sortir du nez ou descendre dans l’estomac et provoquer des vomissements ; la fracture peut intéresser l'orbite et causer un épanchement sanguin 'du globe oculaire.
Soins a donner.
La fracture du crâne est toujours très dangereuse en ce qu’elle peut amener des désordres graves du cerveau. Pour le traitement voir
“ Contusion et Compression du Cerveau ” pages 162, 163.
Fracture du Maxillaire Inférieur. —
Les signes et symptômes ordinaires sont : douleur, impotence (impossibilité de parler ou de remuer la mâchoire facilement), irrégularité des dents, crépitation des fragments et saignement des gencives.
Traitement.
1. — Placer la paume de la main en dessous de l’os brisé et le comprimer doucement contre le maxillaire supérieur.
2. — Poser le centre d’un bandage étroit sous le menton, faire passer une extrémité sur la tête, croiser les extrémités à l’angle du maxillaire, amener la grande extrémité en avant du menton et nouer sur le côté (Fig. 18.)
Fracture de l’épine dorsale. — La colonne vertébrale peut-être brisée par violence di-
recte ou indirecte. Une chute d'une certaine hauteur sur le dos en travers d’une barre ou sur une surface inégale est un exemple de fracture directe et une chiite sur la tête causant une fracture du cou est un exemple de violence indirecte. Ce qu’on appelle communément avoir le dos brisé consiste dans la fracture d’une ou plusieurs vertèbres, avec un déplacement des fragments qui peut causer une lacération de la moëlle épinière et des nerfs qui s’y rattachent, et provoquer une paralysie complète ou partielle des parties en dessous de la fracture. Le siège de la blessure est douloureux.
Traitement.