‹ Premiers secours aux blessésChapitre 27 sur 119 · Envelopper chaudement le blessé · texte numérisé non relu

Envelopper chaudement le blessé

3. — Enlever le blessé et le mettre sur un brancard ou dans une gouttière comme suit :

(a) Relever le col de son habit ; enrouler de chaque côté, dans l’étoffe de l’habit, un bâton de bois ou un parapluie de telle façon que leurs extrémités arrivent au niveau du sommet de la tête ; passer

un bandage ou un mouchoir sous la tête et l’assujettir aux deux bâtons. Si le blessé n’a pas d’habits, ou si l’on craint qu’ils ne puissent résister, ou encore, si l’habit n’est pas assez long, passer sous le blessé plusieurs bandages, pour remplacer l’habit ou suppléer à son insuffisance.

(b) Un porteur de chaque côté saisit à pleine

main l'habit enroulé, les mains bien écartées ; un troisième empoigne les vêtements des deux côtés, à la hauteur des hanches, un quatrième porteur se charge des jambes.

(c) Au signal donné, tous ensemble soulèvent le blessé et le transportent en marchant lentement de chaque côté jusqu’au brancard où ils le déposent avec soin. S’il y a un cinquième porteur de disponible il peut faire passer le brancard au dessous du blessé ce qui évite d’avoir à le porter au-dessus du brancard.

4. — Quand on est arrivé à l'abri, il n’y a rien de plus à faire avant l'arrivée du docteur, sauf

que Ton peut donner au blessé de l’eau, du thé, etc., s'il a encore sa connaissance.

Fractures des côtes. — Les côtes qui se fracturent habituellement sont les sixième, septième, huitième et neuvième ; elles se brisent généralement à mi-distance entre le sternum et l’épine dorsale. La fracture peut être causée par violence indirecte projettant en dehors les extrémités fracturées de l’os ou par violence directe, les projettant en dedans et blessant quelques fois les poumons ou d’autres organes internes. Si les côtes inférieures du côté droit sont brisées, le foie peut être atteint et une fracture des côtes inférieures gauches peut atteindre la rate. Les signes de la fracture sont la douleur, spécialement si l’on veut prendre une longue respiration. La respiration est en général courte et peu profonde. Si les poumons sont atteints, le blessé crache du sang rouge vif et écumeux. Si le foie ou la rate sont atteints il peut se produire une hémorragie interne (voir p. 118).

Traitement.

(a) Quand la fracture n3 est pas compliquée par la lésion d3une or crâne interne :

i. — Poser deux bandages larges en travers la poitrine et les fixer assez solidement pour que le blessé se sente à son aise ; le centre du premier bandage doit être placé juste au-dessus et le centre du du deuxième, juste au-dessous de la fracture. Le bandage inférieur doit chevaucher de moitié le bandage supérieur. Il faut lier les nœuds en avant, mais du côté du corps opposé à la blessure.

Une autre bonne méthode consiste à poser une forte serviette pliée d’une largeur de huit pouces à peu près et à l’attacher bien serrée, au moyen de trois ou quatre épingles de sûreté.

Page 1