‹ Premiers voyages en zigzagChapitre 22 sur 98 · En · texte numérisé non relu

En

goûter ; quand ils cheminent solitaires dans leurs bois, dans leurs montagnes, ils y ont, pour mystérieux compagnons, des impressions, des souvenirs, des sentiments : cette gorge leur peint l’enfer; cette pierre fendue, une mère dont l’ange sauva le nourrisson. Et voilà pourquoi, lents et engourdis d’apparence, ils vivent ; tandis que tant d’autres, lestes, agiles, et se remuant sans cesse, bougent plutôt qu’ils ne sont vivants.

Après un déjeuner à Tourtemagne et une halte à Sierre, nous arrivons par une soirée délicieuse à Sion, où nous sommes accueillis comme des amis dans l’auberge excellente de Mme Muston.

Page 1