‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 19 sur 120 · EN PRENANT PLACE AU FAUTEUIL, S · texte numérisé non relu

EN PRENANT PLACE AU FAUTEUIL, S

peut j m effet, un seul homme sans une adhésion qui fasse respecter en lui le pouvoir dont la Chambre a voulu lui déléguer l’exercice? Et cependant telle est, parfois, la position du Président, que dans les moments d'excitation inséparables des grandes délibérations politiques, il devrait encore protéger un seul contre tous, et défendre ^Assemblée contre ses propres entraînements, si les règles d’une inflexible impartialité semblaient lui en faire un devoir. Tous, plus tard, lui en sauraient gré; tous, du moins, rendraient justice à la droiture de ses intentions, si, par malheur, il lui arrivait de faillir et de se tromper.

C'est dire assez, messieurs et chers collègues, que le président doit compter sur votre indulgence. En tout temps, et surtout dans le siècle où nous vivons, qui oserait se flatter de n’en avoir pas besoin?

Heureuses les assemblées où la moindre invocation ou bon ordre ramène à Tinstant le silence sur tous les bancs et le calme dans les délibérations! Celui qui les préside n’est point placé dans la pénible alternative ou de laisser accroître et prévaloir le tumulte, ou de ne pouvoir le conjurer subitement que par des moyens auxquels Vurgence des circonstances imprime toujours quelque chose de leur vivacité.

Si, dans les précédentes sessions, les agitations du dehors ont quelquefois réagi jusque dans cette enceinte, je n’en doute pas, la paix profonde qui règne dans l'État etendra sur nous son bqureuse influence, La lutte sera toute parlementaire; elle sera digne; les intérêts du pays seront noblement et librement débattus; les rivalités, s’il s’en révèle , ne seront inspirées que par F amour du bieu publie ; chacun voudra remporter chez soi le sentiment d’un grand devoir généreusement accompli.

Discours du président de la Chambre des Députés en prenant place au fauteuil . (VL)

[Séance du 30 décembre 1836,)

Messieurs et chers collègues, l'honneur que me fait la Chambre en me confiant, pour la sixième fois, la direction de ses travaux ; ce suffrage de mes collègues, si cher a mon cœur, qui, dans vos précédentes sessions, n’excitait en moi que la joie et la reconnaissance, trouve aujourd’hui

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