‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 18 sur 120 · EN PRENANT PLACE AU FAUTEUIL · texte numérisé non relu

EN PRENANT PLACE AU FAUTEUIL

utiles Appelé pour la quatrième fois a l'Honneur, si grand à mes yeux, de présider cette Chambre; ëlïl par vous le 7 nere, nouti anniversaire tUl jour où la Charte de 1830 fut votée

iniant dans cette enceinte ; installé le même jour on elle fut jurée

lé^è- dû haut de cette même place par le roi des Français ; je

qui fi suis fier, à juste titre, messieurs et chers collègues, devoir

Jsant t obtenu les glorieux suffrages iV une assemblée dont les sesde ne s | on g doivent exercer une influence décisive sur Favenir de y r s de c e pays ; d'une Chambre dont la mission, essentiellement

dont, conservatrice, est d'affermir et de consolider le trône et

I o u rni | es in sti tu t io n s rpe 1 es p récéd e n le s légiste tti re s on t fo n d es ■

P ué- Messieurs et chers collègues, quelque soit lfe cours de : tous vos travaux, quelle que soit Fépoque où vous deviez les

es î d interrompre ou les reprendre , si l'exprime en Cela votre

n des pensée autant que la mienne, j’ai la ferme confiance que,

c l m : ndëles à notre serment (ce serment qui, pour nous, n’est

i avait pas nn vain jeu de paroles), nous sommes résolus ù ne pas

' cette r ou ffrîr que la ï ég i ti tri i té de n ot r e glor ieu se rév ot u tio n de

lerre, juillet, que le principe populaire du gouvernement qu’elle a fondé, et la légalité de son existence , soient en aucune i fait? manière contestés ni remis en question, La Charte constionipte TUTSONNELbk et LÀ DYNASTIE de 1850 : voilà notre point de départ; c’est dans ce cercle que toutes les questions secondaires devront s’agiter désormais.

Défenseur jaloux de vos prérogatives, gardien scrupurercaîtf | ei]K c j e votre règlement pour tous et contre tous, F impartialité est mon devoir; j’ajoute qu'elle est essentiellement de mon goût. Mais l'impartialité' serait mal garantie par la faiblesse : elle exige parfois de la vigueur , et je compte j ( | er aü besoin sur votre adhésion,

moca- Messieurs, faisons lés affaires du pays, faisons-les de bon ei ri 42 accord , avec intelligence , et sans nous perdre dans de vaines théories envenimées par d'amères disputes ou de ir par- v 5 illes récriminations i qui ne servent qu'à produire de temps irritation : rivalisons, soit; mais rivalisons seulement de 1 zèle pour la chose publique, de patriotisme et de capacité*

e ren- tfue qui nous seront soumises soient discutées

dans un esprit d'amélioration et de progrès, éclairé par F expérience d*un passé dont le souvenir ne doit pas se pré- —— senter à nous comme un vain et stupide épouvantail, mais availkr comme un enseignement utile, qui mérite d’être consulté, ivec b pour éviter les écueils contre lesquels nous avons vu se briëévériit ser tour à tour le pouvoir et la liberté:

Ce qui devra surtout préoccuper vos esprits , c'est nom

SS

DISCOURS DU PRÉSIDENT

état financier. Vainement la Chambre a proclamé dans trois adresses successives : « qu’il importait de travailler sans » relâche à mettre les dépenses en équilibre avec les reve- » nus, et à renfermer avec sévérité les ministres dans les » allocations du budget (1 ); b — Le contraire est toujours arrivé; les dépenses se sont de plus en plus élevées audessus des recettes; les limites des crédits législatifs ont été constamment dépassées !...

Cependant, messieurs , la Chambre des Députés a Lmb hâtive de l’irapdt; elle fixe par scs allocations la mesure des charges dont il sera permis de grever le pays. Elle ne doit donc pas tolérer qu'on lui force la main après coup, par l’allégation tardive, qu'il faut bien que Ton paye ce qui, quoique malgré elle, a été une fois dépensé \

Si la législation actuelle est insuffisante pour parer à m abus îl y faudra chercher un remède plus efficace : mais certainement la Chambre doit porter sur ce point la plus sérieuse attention, à peine de voir annule] 1 la souveraine^ qui lui appartient en fait de subsides, et jde déchoir aux yeux de la nation du rang qu elle occupe et qu'elle doit garder dans la Constitution,

Messieurs et chers collègues, notre première réunion sera probablement de très-courte durée ; maïs elle aura produit cet immense avantage : de mettre la Chambre à portée de se connaître elle-même ; de montrer l'esprit dont elle est animée, de lui révéler ses propres forces, d'inspirer du respect à T étranger, et de donner confiance au pays.

Discours du président de la Chambre des Députés m prenant place au fauteuil. (V.)

(Séance du 31 décembre 1835.}

Messieurs et chers collègues , la Chambre daigne me confier, pour la cinquième fois , le soin de présider ses travaux; je la prie de recevoir l’expression de ma reconnaissance. Elle sait à quelle hauteur, dans ma pensée, je place celte éminente distinction ! mon unique désir est de remplir à son entière satisfaction les devoirs qu’elle m’impose.

Vous m'aiderez, messieurs, dans cette tâche difficile. Que

(l) Adresse de la Chambre en réponse aux discours de la couronne, en 1832, 1833 et 1834.

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