SECTION TROISIÈME
DISCOURS DE M* DUPIN, PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS, ADRESSÉS AU ROI, A LA TÊTE DES GRANDES DÉPUTATIONS, DANS LA SALLE DU TRÔNE; -— ET RÉPONSES DE SA MAJESTÉ*
nan i Discours du président au roî f le 1 er janvier 1855.
Sire, la Chambre des Députés vous présente ses félicitations et ses vœux. Elle voit pour Votre Majesté un grand motif de satisfaction dans îe retour de ces jeunes princes lam- qui, par leur bravoure et leur dévouement, ont su mériter ûder l'estime de leurs frères d’armes, et justifier la confiance de In nation (1).
r de Sire, on ne doutera plus que notre modération ne soit j’en appuyée sur la force : quand la France , si désintéressée e de pour elle-même, ne stipule que pour ses alliés, sa voix ne que, sau rail m an qu er d s êt re entendue : en voy a n t co m me n t no1 1 s î me ferions la guerre , FEurope sentira la nécessité de s’unir dire, à nos efforts pour assurer le maintien de la paix, dieu À la gloire si noblement acquise à nos armes, nous joindrons celle qui nous attend comme législateurs, si nous savons faire de bonnes lois, des lois sages et mûrement méditées : nous nous attacherons à perfectionner et a liiion compléter nos institutions ; elles seules , en effet, peuvent Cl ~ affermir la tranquillité intérieure, obtenir la reconnaissance des citoyens et asseoir la félicité publique sur des bases durables.
Le roi a répondu :
« Messieurs, de bonnes lois sagement méditées, franche- » ment et loyalement exécutées, sont en effet la meilleure r garantie de ces institutions que la France a conquises, et
(1) Après la prise d*Anvers.
DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROT
j) que j'ai jure de maintenir. Dans le cours de F an née qui »
* vient de s'écouler, elles ont été exposées a des attaques posî b dont la force de mon gouvernement a triomphé pat- tien u l'appui qiFil a trouvé dans la nation et par le concours la n s que vous lui avez donné. Ce sont des gages qui nous Maj< » assurent de nouveaux succès, si de nouveaux dangers 3 j nous mettaient dans le cas d'en obtenir. G'est aussi cette » force qui m'a donné les moyens de garantir et de main- » tenir la paix extérieure. L : expédition d'Anvers a eu ce t 3 > double but : celui d T assurer l'exécution des traités, et de & y‘ 33 garantir la France des dangers auxquels l'avait exposée J t 33 une politique ennemie, par une agrégation de forces * > » trop rapprochée de nos frontières et qui pouvaient la » menacer. Aujourd'hui, |espère que nous avons éloigné j., ces dangers par la fidélité avec laquelle nous avons rm- ^ ;■ » pli nos engagements ; et nous continuerons à les remplir * ■ » en nous abstenant de cet esprit de conquête qui ti esi ”
33 plus de notre temps, et qui n'est propre qu'à attirer sur " JÎ 33 ceux qui s'y laissent entraîner tous les maux qui peuvent '
33 affliger l'humanité. J'espère qu'avec le concours des deux l JJ 33 Chambres et avec F appui de la nation nous mènerons y " » cette crise à bleu. Je suis heureux de la part que mes *
33 lils ont prise aux travaux , aux périls de nos jeunes sob - >î data, et j'ose dire aussi à la gloire que notre brave armée J * 33 vient d’ajouter, sous les murs d'Anvers, à toutes celles J 33 qui ont illustré le nom français. Je suis bien touché des ^ 33 sentiments que vous m'exprimez , et j’apprécie haute- y ca 33 ment le suffrage de la Chambre des Députés pour mes m y> enfants. »
Discours du président on roiy te 1 er mai 1855.
à Sire , nous venons avec empressement prendre part à la fêle du roi. La Chambre des Députés, dont je me félicite d’être en ce moment l'organe, forme des vœux sincères pour votre bonheur. Elle sait que vous ne ]>ouvez le trouver que dans la prospérité publique, et dans la protection des droits et des intérêts nationaux auxquels votre destinée et celle de votre dynastie sont liées inséparablement. Nous aurions voulu, sire, pouvoir vous présenter
aujourd'hui même, pour lui donner une date heureuse, la loi sur l'instruction publique, qui doit influer si puissamment sur F avenir du peuplé français : du moins celte loi m tardera pas à être votée.
Sii quu née.
ileju chaq men tune nos voyo Sii dek mm
REPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT
» Nous nous occuperons successivement des autres propositions qui appelleront. notre loyal concours pour le ph-itre du pays.—Sire, l'accord n'a jamais manqué entre la Ration française et ceux de ses rois qui, nomme Votre Majesté, ont pris a cœur sa gloire et ses intérêts. »
Le roi a répondu ;
« Vous savez que, dans mon cœur et dans mes principes, » les intérêts du pays n’ont jamais été séparés des miens. » Vous savez que, pour moi, les intérêts de la nation ont » toujours été les véritables, les seuls intérêts du trône. Ce » n'est que par leur union intime que les uns et les autres » peuvent s’assister et prendre la place qui leur appartient et b qu’ils doivent occuper. Telle a été la devise de tonte ma y vie; fy serai fidèle tant que j’existerai; et je vous remerjt eie de me l’avoir rappelée. Vos travaux sont toujours n pour moi Fobjet d’un grand intérêt. Je vois avec plaisir « que vous vous occupez de l'instruction publique. C’est là y> qu'on peut trouver le meilleur moyen de conduire la » nation à ce haut degré de prospérité dont elle est susb eeplible, et que je serais si heureux de lui voir atteindre. b Ce n’est que par la propagation des lumières qu’on peut b éclairer la masse des hommes sur leurs véritables inté’ b rêts, et préserver la nation de toutes les illusions qui b pourraient Fentrainer dans des précipices. Je vous remerb cie des sentiments que vous venez de m’exprimer a l’ocb casion de ma fête et du loyal concours que vous m’anb noncez de nouveau. »
Discours du président au roi 7 le 1^ janvier 1834.
t à Sire, à ceux qui n’assignaient au gouvernement de 1830 .jte qu’une durée éphémère s nous pouvons répondre que Fan- ‘ m née a déjà changé quatre fois de date depuis la révolution m ik juillet; que chaque année le roi a reçu nos vœux, et que 0T1 chaque année les a vus s’accomplir ; que tous les événe- )f fe ments, ccuxdà même qui dépendent du hasard et de la forlime, sont venus seconder Faction du pouvoir, et qu ainsi Ler nos affaires sont arrivées à l’état prospère où nous les la «P»-,
n Sire, je renouvelle aujourd’hui les mêmes vœux ; heureux j 0 j de les former au nom ne la Chambre des Députés, dont les membres se pressent autour de moi, je ne vous souhaite
9fi DISCOURS DU PRÉSIDENT AU IlGL
pas cç qui peut suffire au bonheur d’un chef de famille : [ ^ ce titre, sire, la Providence a, depuis longtemps } comble hi vos désirs*
Mais je souhaite à Votre Majesté ce qu'elle a toujours c f ambitionné, ce qui seul peut faire la satisfaction d’un bon , roi* t
Que sous votre règne, sire, la France parvienne au plu 1 a haut degré de gloire et de prospérité !
Au dehors, des relations amicales, un commerce ümk tr < saut, de fortes alliances, la paix tant qu’elle sera possible 5ei mais la paix telle que vous la voulez , une paix honorai S! et sure, la seule qui puisse convenir à notre nation! Ai 11]l dedans, le travail, l’instruction et l’aisance du peuple;h liberté définie et protégée par les lois, la justice exactement rendue, la tranquillité publique assurée ; F accord de tout . les bons citoyens, le concours éclairé de tous les pouvoir* pour affermir votre trône constitutionnel, et pour dévdojv per nos institutions dans le sens généreux et sincère quj attache la saine opinion du peuple français. ye
Tels sont nos voeux, sire, d’accord, nous n’en douton q pas, avec ceux du rot des Français* La nation compte sur la stabilité de nos institutions, parce qu elle comple su 1 p< votre fidélité à les garder, comme sur notre fermeté à Ici à maintenir* à
Réponse du roi.
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le
Ouï, vous avez raison; la France sait que je me suj p; dévoué à elle tout entier. Au moment du danger, elle m'i trouvé empressé de m’y précipiter pour la préserver A ceux auxquels elle était exposée* C’est ainsi, messieurs,qu« nous sommes parvenus, grâce à votre concours, grâce: , l’appui de tous les hommes éclairés, à l’appui de la mass . de la nation, qui ne veut pas plus de l’anarchie qu’elle d veut du despotisme, à satisfaire au voeu de la révolution djuillet, de sauver nos institutions de toute attaque, de le , défendre, et de les conserver a la France clans toute leu pureté: voilà, messieurs, le concours que je vous ai è mandé, et que vous m’avez accordé, La nation en ressec ^ aujourd’hui les heureux effets ; et si ^j’ai le bonheur d ^ pouvoir penser que mes services ont été utiles à mon pay* , vous, messieurs, vous avez la satisfaction d’avoir rempli comme députés, la haute mission que la nation vous a cm L liée, et d’avoir répondu à son attente : je vous en fdliciU ^ C’est avec la même satisfaction que je reçois vos félicto
RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT
l e> . Lions Sur Tëtat prospère ou se trouve la France, sur sa i‘i- situation avantageuse à Fextérieur, où partout nous avons 1 su suutenir l'honneur et ia dignité de la France, sans ■ cesser de conserver la paix, celte paix sur laquelle on avait i.JJ cherché à répandre tant de craintes et tant de doutes, et L J ont cependant nous recueillons aujourd'hui le fruit par i l'accroissement de notre commerce et de notre prospérité,
1 r parle repos intérieur dont nous jouissons au milieu de la ■ tranquillité de 1 Europe, J’espère que le cours de cette m session achèvera de la consolider par les lois que vous rablf sirez appelés à voter, et qui, en accomplissant les pro- L i ^ messes de la Charte, rempliront tout ce que ia France e attend de vous et de moi.
menl -—
v; Pjscours dit président au roi , à l’occasion des événements de e [ o jJ Lyon et de Paris , le 14 avril 1854.
quj Sire, la Chambre des Députés n’a pu résister au désir de venir se presser autour du trône constitutionnel de Votre utOD! Majesté.
e sw Dans cette circonstance affligeante pour le pays, pénible e mi pour le cœur du roi, douloureuse pour tous, nous aimons à le a vous renouveler, sire, Y assurance de notre attachement à votre personne ; de notre fermeté à maintenir et à dé- 1 fendre nos institutions ; et de notre loyal concours a tous les moyens légaux qui auront pour objet de réprimer de î m pareils attentats et d % en empêcher le retour* e IÏÏ ;
er di Réponse du roi *
Messieurs, je suis vivement touché de cette démarche de la Chambre des Députes ; elle m’y a déjà habitué dans d’au- U e ni très circonstances, dont le souvenir m’est également péon j nible ; sans doute, mon cœur est profondément affligé des rï e l ( maux que la France vient de souffrir, de ceux que la ville & j e|| de Lyon, en particulier, a subis, de ceux dont nous ^ avons été les témoins clans les rues de Paris. Je sens, eÿSCD comme votre président, la nécessité d’employer toute la ur j force des pouvoirs de TEtat pour réprimer de pareils atten- 1Jav: tats, non-seule ment pour protéger nos institutions elles 4 p J |i garantir des attaques dont elles sont l’objet, mais encore j pour assurer la sécurité publique et la liberté individuelle c|icitt douloureusement compromises par ia possibilité d’être qicil; s1îr Pt'ises au milieu de la paix par de pareils crimes.
rn DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROI*
Je vous remercie , messieurs, du loyal concours que vous y# m’apportez, C’est une nouvelle preuve de F union qui règtie m entre tous les pouvoirs de l’Etat* Je vous remercie des ienfiments que vous me témoignez personnellement* Je ne puis mieux y répondre qu’en me dévouant tout entier; comme je l T ai toujours fait, au salut de la France, et an maintien de nos institutions, que je soutiendrai avec vous, Fort de votre concours, je réponds que rien ne pourra y ' ■ porter la moindre atteinte. ' J I
Discours du président au roi le 1 er mai i85i. J,
Sire, si la recommandation expresse qu’en a fait Votre | ‘ Majesté ne permet pas de se livrer à des manifestations d’allégresse, votre fête n’en sera pas moins marquée par 1 les actes les plus agréables au cœur du roi; par des actes de bienfaisance qui attestent la bonté du caractère fratiçais; par l’exposition des produits de l'industrie et de Ij B richesse nationale , que tous vos efforts tendent à encourager, et par la négociation ^arrangements qui, en préparant une heureuse solution aux aJFaires de la péninsule, deviendront pour la France un nouveau gage de paix et de ^ sécurité* - &
En faisant des vœux pour votre bonheur et celui de votre ^ royale famille, la Chambre, sire, vous adresse aussi m / adieux. Une autre va venir, qui ne remportera pas sur mm M en patriotisme, en loyal dévouement! Puisse cette Cliam- B bre, organe sincère de l’opinion publique courageusement Æ exprimée, avoir à traverser des situations moins difficiles que nous!,.* Puisse-t-elle surmonter les exigences et l’es- w , citation des partis, et concourir efficacement, avec le gouvernement de Votre Majesté, à procurer l’apaisement et la ^ conciliation des esprits ! A \
Sire, une Chambre fidèle n’aide pas seulement la coi> B ., ronne par des votes de subsides, elle l’appuie, surtout, par „ , F ascendant moral qu’elle exerce sur le pays I elle sert k A } gouvernement par ce qu’elle lui accorde, et quelquefois n , aussi par ce qu’elle fait refus ou difficulté de lui accorder. w Car c’est seulement ainsi qu’elle peut entretenir au sein à % ■ la nation l’opinion nécessaire, que les droits du pays sonl a j compris et que ses intérêts sont défendus. »
La force immense qui en résulte, sire, se retrouve dans l’œuvre commune des lois : elle accroît leur empire sur
RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT
]'esprit des citoyens; elle assure F obéissance, et tourne an I iront d’un trôîie dont Raffermisse [tient et la grandeur sont
i objet constant de tous nos vœux.
Le roi a répondu :
Lan?
« Il m'eût été bien pénible de ne pas recevoir aujour- « d'hui la dernière expression des vœux de la Chambre des i Députés. Elle sait combien je les ai appréciés dans le a cours de ses grands et honorables travaux; elle sait com- » bien j’ai toujours recherché le concours que j\ii trouvé en » elle, et qui seul pouvait nous prêter cet appui mutuel ï sans lequel aujourd'hui ni le trône ni aucune autre de ■r nos institutions ne pourraient être efficacement défen- » dus. C'est, comme vous Pavez bien dit, cette force morale » que nous recevons de nos institutions et de la Chambre r des Députés en particulier, qui peut seule donner à la R France les moyens nécessaires de comprimer les factions u qui cherchent à la déchirer. Leurs dernières tentatives * » quelle que soit la douleur qu’elles nous aient causée, doir vent être pour elles-mêmes, comme elles le sont pour Allons, un gage certain de leur impuissance. Toujours r déçus dans leur attente , les perturbateurs doivent enfin a reconnaître que les agitations qu’ils fomentent ne font » que fatiguer et irriter la nation, que la France a la ferme a volonté de conserver ses institutions dans toute leur in- » iégnté, et que si nous avons à gémir sur les maux que a ces criminelles tentatives entraînent h leur suite, au r moins nous avons la consolation de voir nos institutions r refleurir, et sortir de ces pénibles luttes plus fortes et a jdus vigoureuses qu’elles ne l’étaient auparavant, a Vous savez que, tout dévoué h mon pays, je n’ai jamais » eu d’autre but que celui d'assurer le triomphe de'la Hr ber té, le règne des lois et cette sûreté publique et mdia vkhielle qui est l'objet du vœu national aussi bien que du r mien. C'est là ma seule ambition, et c'est le seul motif qui a m’ait porté à accepter le trône. Au moment Où je me séa pare de la Chambre, il m’est doyx de voir quelle me rend R justice, qu'elle apprécie mes efforts. J apprécié également a les siens, ainsi qnc l'affection qu’elle m’a témoignée dans R tontes les occasions , et j’aime à lui dire, en lui parlant a pour la dernière fdîs, combien mon cœur en est pénétré.»
DISCOORS DU PRÉSIDENT AU KOI,
Discours du président au roi le 1 er janvier 1855. »
Sire, le premier jour de l’an est un jour de souhaits et * d’espérances! c'est le jour de la famille et de l'amitié : ce serait presque une solennité politique, si cette époque à'é *- B motion pour les cœurs disposait les esprits à l'union, cal- „ niait l’irritation des partis, et amenait tous les bons et- „ toyens à se presser comme des frères autour du père de la patrie ! s
Tels sont du moins nos vœux, sire 1 Puisse le sentiment s , du bien public effacer les dissidences d’opinion, surmonter les antipathies , et rallier au trône constitutionnel de 1850 >,
tous les hommes généreux qui veulent sincèrement le repos D et l’honneur de notre pays! Puisse le roi, toujours hëureni , } au sein de cette admirable famille que la France voit avec „ orgueil s’élever et croître pour elle , trouver encore une w plus haute satisfaction dans le succès de ses constants efforts pour consolider l’ordre public, affermir nos institutions de juillet, accroître le bien-être général, et diriger toutes les intelligences et toutes les forces nationales vers ce noble but auquel la Chambre accordera toujours Je grand cœur son libre concours : la sûreté, la grandeur et i la prospérité de l’Etat! 1
Réponse du roi . i
« Vous savez que, toujours uni avec vous dans ce voeu, 1 » je n'ai cessé dé travailler à l’accomplir. Je reçois avec » plaisir celte nouvelle assurance des sentiments de la ^ » Chambre des Députés, et de ce eoncours si heureux que » vous m’annoncez de nouveau. C’est par l’intime union ;
» des trois pouvoirs que peut s'accomplir le grand œuvre j
» cjuî leur est confié : celui de maintenir à la fois la pais >> intérieure. Tordre public, le règne des lois, et de décou- » rager toutes les tentatives qui auraient pour but de reü- » verser nos institutions et d’introduire l’anarchie en » France. J’espère que l'impuissance de ceux qui ont ose » les former nous préservera à l'avenir du malheur de les » voir se renouveler. Je voudrais pouvoir effacer jusqu’au j> pénible souvenir de ces tristes agitations; je voudrais » qu'il n’en restât d'autres traces que ce sage L avis, que >
» tant que les Chambres et le roi seront unis dans les » mêmes sentiments, que nous persisterons dans le sys- * lème qui a été constamment suivi depuis la fondation à
Tiênr inter 1B3Ü epos .re uï avec une s efîtitu* rigef vers ■s tic ur et
rau, avec .e ïa l que nion ïuvré pais !conrem î en t 05é le les ra'au drais que, s les syy m dé
RÉPONSES DU ROÏ AU PRÉSIDENT- 101
j. m0 n gouvernement, depuis mon avènement au troue, demds la Charte de 1850, les factieux seront impuissants L n France * et que leurs vaines tentatives ne pourraient.
^ avoir d’autre résultat que des regrets pour nous et des revers pour eux. Leurs excès ont afflige mon cœui , ,| ai . S de la nécessité de sévir contre eux; mais.jespere l avec vous que cette cruelle nécessite ne se représentera
* t ip’suïs heureux d'entendre les vœux que vous formez nour moi et pour ma famille. Vous savez combien j apjt préele ceux que vous m'avez toujours témoignés : re cerlez-en de ma f>art l'expression la plus vivent la plus v, sincère Croyez à ma reconnaissance pour les grands, ser- I vïés que vous avez rendus a la France r pour la noble » impulsion que vous concourez avec moi a donner a ses „ destinées, et recevez le témoignage de ma vive et sincere n affection pour vous tous. »
Discours dit 'président au roi le 1 er mai 18ob.
Sire toujours heureux jusqu’ici comme père et comme roi un nouvel événement vient encore, à la veille de votre fête ajouter à votre satisfaction et aux espérances de 1 avenir. La naissance d’un fils au roi des Belges R est pas seulement un sujet de joie pour votre royale famille, c est aussi un gage de paix et de stabilité pour ce jeune royaume dont nos sympathies ont salué 1 indépendance, que nous avons protégé de nos armes, et que garantit notre alliance» ^
Sire vous verrez toujours la Chambre des Députes s associer avec bonheur à tous les événements comme a tous les actes qui pourront contribuer à la gloire de votre régné * C’est à votre garde, sire, qu'est confié 1 honneur et ta dignité du nom français : ce grand nom qu’ont illustre nos années et nos escadres, et qui, dans la paix, ne doit pas moins commander le respect par la ferraete de notre attitude et le sage développement de nos institutions!
Cette session , sire, n'aura pas vu rendre toutes les sois que la nation attendait et que la Chambre elle - même eut désiré faire. Des incidents qu elle a déplorés ont retarde le cours de ses travaux. Cependant nos commissions ont préparé d’utiles matériaux, et la prochaine session verra facilement accomplir ce que celle-ci n’a pu qu'ébaucher.
D’ici là, sire, les derniers embarras d'une pénible situa**
3 03 DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROE
tion auront disparu... ; un voyage de Votre Majesté dans les q n départements les pins éloignés du centre de l’empire lui et fournira l'occasion, qu’elle saisit avec tant de sagacité d'entendre et de recueillir le vœu des populations, de ré- ; n | pandre par sa présence l’esprit de paix et de conciliation, m et, cpiand nous nous remettrons à l'œuvre, espérons qu'j] j* n’exisf era plus en ce pays d’autre rivalité que l'émulation pour le bien public, d’autre sentiment que l’amour de k rp patrie ! £
Réponse du roi. sei
vo
« Je suis bien touché de la part que tous prenez à levé- m » tiement qui m'a donné un petit-fils. Cet événement est,
» sans doute, heureux pont* la France, puisqu’en assurant se s l'indépendance et l’avenir de la Belgique , il resserre des \u » liens que la politique et tant de sentiments nous recoin ( }f » mandent d’entre tenir. p(
33 Je remercie la Chambre des Députés des félicitations d f * que vous m'offrez en son nom, et à mon tour je la féliy> cite de l’esprit do rit elle s'est montrée animée ; de cet et » esprit si sage, si propre à faire sentir le prix de nos Lnsti- à y> tutions, et à nous garantir des illusions par lesquelles on 3> s’est tant de fois effbrfcé de donner à nos affaires une di- m » rection contraire aü vœu national. Je nf enorgueillis d’y- V( j? voir concouru avec voit s h le faire prévaloir, et d'avoir in réussi à préserver notre patrie des dangers qui la mena- et 33 raient. ] ei
» Oui, sans doute, je désire vivement parcourir les dé- $i » parlements dans l'intervalle des sessions ; vous savez que ce » je fai fait toutes les fois que cela rtt’a été possible. Ï1 me » sera bien doux de me trouver entouré de leurs popula- sîi » lions, et j’ai la confiance que j’aurai le bonheur actes » voir satisfaites. Pt1
» JO remercie la Chambre du concours qu'elle a prété à 33 mon gouvernement ; l’appui que i'ai trouvé en elle, tou- de » tes les fois qu il s'est agi de défendre le trône et nos insli- av » tutions, lui assure autant de droits à la reconnaissance as; jo publique, qu’îl lui en do nue à mon afïectioti et à mes tlt » vives sympathies, fc si
Discours du président au roi le 1 er janvier 1836.
Sire, cette fois encore, au renouvellement de fannée, la sixième de voire règne , ma voix fidèle et dès longtemps »
RÉPONSES Tl U RO! AU PRÉSIDENT,
; affectionnée vient exprimer à VoLrc Majesté les félicitations foi et les vœux de la Chambre des Députés, dé t Riertfôt la Chambre clic-même, sire, tous exposera ses ^ intentions politiques en répondant au dtecours du trône :
i aujourd'hui, je ne veux que déposer à vos pieds l'hommage [(i’il de nos se n ti in e n ts re s p e c tu e u x.
m Lhmnée ne pouvait s'ouvrir sous de plus heureux auspi- ‘ ^ ces j ceux d'une victoire habilement préparée par un illustre guerrier que la Chambre s'honore de compter parmi ses membres, et à laquelle Fâtnë des princes descendus de votre race, l'héritier de la dynastie de 1850, a pris une y é- part si glorieuse !
;st, Toutefois, sire, si je dois louer ici le prince royal, ce ne ant sera pas seulement d'avoir courageusement partagé les fa* des Pgues et les dangers de nos soldats avec toute F ardeur et le wi- dévouement de son ôge : je le félicite surtout d'avoir apporté dans son voyage un remarquable esprit de sagesse et ons d’observation.
éli- Il a visité la Corse, le plus reculé de nos départements,
cet et il a mis tous ses soins h recueillir ce qu il y aurait d'utile
LSti- à faire pour cette terre française et pour ses habitants : on À Alger, il n’a pas seulement passé la revue de nos trouât pes et partagé tous les travaux de l’armée : maïs, fort de
1 f vos instructions paternelles, il a cherché à réconcilier les
r ^r indigènes avec la conquête ; il a su respecter leurs mœurs na- et faire estimer les siennes ; il s'est enquis religieusement si les intérêts des hablûants n’étaient pds i njustemenl blessés ; lé- si les lois étaient observées à l'égard de tous; si la justice , lue cette première dette de la souveraineté, qui, là comme ici, tne s’administré aw nom du roi, était, connue vous le voulez , la- sire j exactement rendue à chacun selon son droit . tes En un mot, notre duc d’Orléans a honoré le nom français par sa valeur ; l\ l'a fait aimer en se montrant tel qii’ii est. é à Voilà , sire, une des joies de votre auguste famille, Un ou- des fruits de cette éducation morale et légale que vt>üs sli- avez voulu, que vous avez su donner à vos enfants ! Elle uce asSurc Ta perpétuité de votre délivre royale, et la continuant tîoh de vos généreux desseins pour le bonheur d’une nation si digne de la liberté !
lîépome du rai*
te y « La Chambre des Députés ne sera pas étonnée de Féips i* motion qdé j'éprouve en répondant à ce que je viens
104 DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROL
» iVentendre sur mon fils; elle conçoit mes souffrances, lt n mes inquiétudes , et elle partage ma satisfaction et mon p
» bonheur de ce qu’en s’associant aux fatigues que sup- n
» portaient nos soldats, en courant les mêmes dangers, si » mon fils se soit montré digne d’être associe à la nouvelle u » gloire que notre brave année vient encore d’acquérir p » dans une expédition si habilement dirigée par le digne q » chef qui la commandait. Je remercie la Chambre des c » sentiments qu’elle m’a témoignés en toute occasion ; je d a la remercie de ceux qui m’ont été' manifestés par die £ 3 > dans un moment bien pénible, mais où les expressions d a dont fai été entouré ont été à la fois et ma consolation r » et ma confiance dans l’avenir. Oui, messieurs, j’aime à c » vous le dire et h vous le répéter , c’est au généreux cm- s » cours que j'ai trouvé en vous, c est à 1 appui que ma a » donné la nation , que j’ai dû le bonheur de pouvoir ré- r » pondre à son attente, de pouvoir la préserver de tous les » dangers, de tous les maux auxquels l’exposait ce grand 1 » ouragan politique que nous sommes parvenus a calmer, a » en consolidant à la fois nos institutions, nos libertés et i » nos lois. C’est ainsi, et j’aime n le proclamer avec tous, î » que nous avons jeté les fondements de la prospérité dont i a la France jouit aujourd’hui. Nous continuerons à mar- s » cher dans celle heureuse route, et j’ai la confiance que c » nous verrons désormais le vaisseau île l’Etat, préserve de ( » tout péril, se reposer dans ce port de paix et de bonheur i a où vous m’avez si bien aidé à le conduire, fl
Discours du -président au roi h 1 eT mai 18ü6. ]
Sïre ^ la fête du roi est aussi la nôtre, et, chaque fois que t revient cet heureux jour, vous voyez la Chambre des Députés vous entourer de ses souhaits pour la gloire et le büi> heur de votre règne !
Sire, la Chambre est solidaire avec Votre Majesté : supérieure aux calculs étroits des ambitions individuelles , uniquement préoccupée des intérêts généraux du pays, élit i s’associe de plein cœur à toutes les grandes pensées ou rm, , à ses courageux et constants efforts pour faire respecter les , lois, pour consolider nos institutions , et pour assurer a la j nation la jouissance paisible des droits sur lesquels reposent j sa dignité morale et sa liberté ; nous marchons au même but. 5 En présence d’un si parfait accord , sire , on conçoit qui
RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT
;es les factions soient déconcertées! Aucune d T elles ne peut 1011 plus conserver F espoir de détruire F ordre si laborieuseap , nient mais si solidement établi. Les utopistes, quels qu ils soient, doivent comprendre nettement que le pays ne veut elle ai se laisser imposer par le tumulte et les clameurs de la érir place publique, ni s'abandonner à cet esprit de système m qui brave la puissance des faits et qui, sous le mysticisme des calculé d'obscures théories, couvre souvent de .funestes ■ je doctrines et nourrit de fatales pensées 1 ..» Amie d un proefie grès sage et mûrement réfléchi, désenchantée de beaucoup ons a illusions, éclairée par tous les genres d’essais et d'expé- Lion rienccs, on ne verra point notre France se précipiter avec rie à ceux qui tenteraient de l’entramer dans de périlleux hao ü - sards ; p as plus q u 'ell e n e vo u d ra i t vo i r co n fie r ses de s ti née s m a aux hommes qui prétendraient la ramener en arrière et lui ns rendre un régime qu’il a fallu combattre et renverser,
iki Des lois utiles auront marqué cette session : des lois des- ‘and liüées à multiplier nos voies de communication intérieure, aer, à étendre nos relations commerciales avec l’étranger, en :& ei même temps qu'elles protègent, au milieu de nous, les ous, productions de notre sol, le travail de nos ouvriers, 1 mioui dustrie de nos fabricants. Le pays, je l'espère, nous en iar- saura gré* 11 bénira le règne, dont la longue duree, objet qm de tous nos vœux, verra réaliser toutes les améliorations e de que les hommes éclairés, que les vrais patriotes peuvent heur raisonnablement désirer 1
Sire, Votre Majesté nous garantit le présent, et même , dans le lointain, l'avenir de la France est assuré par ces jeunes princes imbus de vos leçons, grandis par vos exemples , nobles enfants de l'État, que la patrie voit croître avec orgueil, et qu elle peut, avec une égale confiance, offrir > ( [ m dès a présent à ses amis, et, s'il était besoin, à ses ennemis, répu-
^ Dn ‘ Réponse du roi.
■ su ' ^ Messieurs les députés, je suis bien sensible aux vœux de dle& » la Chambre des Députés, Je me réjouis de lui entendre , dk » renouveler l’assurance de cette union, si heureuse, si
1 Tül n nécessaire, si avantageuse à la France et si chère à mon
er te » cœur. Oui, messieurs, c'est au généreux concours que j'ai
p à la » trouvé en vous, que je dois l avantage d'avoir pu être
oseul » utile à mou pays, d'avoir pu l'amener à cet état de prospérât j) rité que votre président vient de si bien décrire, et surtqu* t} tout à cet état; de sécurité morale et matérielle qui fait
1ÛG DISCOURS DO PRÉSIDENT AU ROI
» qü’aujoilftVtiui nous n’avons plus rien à craindre, ou jes » plutôt que nous n'avons plus qu’à déconcerter l'audace fai « de ceux qui se flatteraient encore de nous inspirer des mi a craintes, La France jouit cntln de celte confiance en elle. Fr a même qui facilite le développement de tous ses moyens f a de puissance et de prospérité, et qui est un des plus de* » heureux résultats que nous puissions obtenir. Je vous re- 4e a merde du concours que j'ai toujours trouvé en vous; cip a vous savez combien j 3 apprécie les sentiments que vous h » m’avez témoignés dans toutes les occasions. Ceux que pli a vous venez de me manifester pour mes enfants en sont un Fr; a nouveau gage ; ils sont pour moi un nouveau sujet de re- dq a connaissance. Mes fils s’eu montreront dignes; ils mai-- : a citeront sur mes traces, et, dans l’union qu’ils maintien- voi a dront entre les trois grands pouvoirs de l’Etat, la France jes a trouvera des garanties certaines de ses libertés, du règne pn a des lois et de l’exercice plein et entier de tous les droits tiq » de la nation. Je ne suis monté sur le trône que pour les un a défendre, et je dis avec bonheur que je les ai tous défen> adi a dus. Assistés par vos successeurs, ou par vous- mêmes $ m a mes 01s me suivront dans cette noble carrière. J’anticipe les a avec confiance leurs succès et les vôtres, et j’espère qu’un ser a jour la France dira de nous que nous avons bien mérité toi a d’elle, et que nous avons rempli tout ce qu’elle attendait j a de nous. » qu<
jVota. A la séance du 3 triai 1836* le discours du président fut l’objet de vives attaques à la tribune de la part de quelques doctrinaires) qui se croyaient atteint» par les expressions dont il s’était servi.
On voulait amener celui-ci à se rétracter ou appeler sur lui au blâme de l'Assemblée,
Le président répondit avec fermeté : t Je me refuse à toute rétrac- » la lion; je m'en réfère entièrement y mou discours \ je nett retranchèn rm pas un seul mot ni une seule intention; il restera tel qu’il est; j'ai «s usé de mon droit, (Très-bien ! très-bien 1 )
De toutes parts : L*ordre du jour!
L'ordre du jour est prononcé par L'Assemblée, Aucun membre ne s'est levé h la contre-épreuve, (V. le AloruÉeifr*)
rei No un miJ êd me h i <
acc
Discours du président au roi } lè 2Cî juin 185G, à fôcéttéîptt
de Vaîtentat du 25. a s j
Siée , la Chambre et le pays sont profondément indignés : n jj mais là cotifiahcc publique if est point ébranlée. Nous là B ^ plaçons hautement, sire, d a iis la personne de Votre Ma- - J Sl
RÉPONSES DE ROI AU PRÉSIDENT. 107
oit je$té j, qui ne semble exposée a de telles épreuves que pour m faire éclater, aux jeux tl'imc nation amie du vrai courage, des cette magnanimité qui distingue si éminemment le roi des die- français.
eus Sire t quand votre tète auguste devient le point de mire dus des assassins, chacun de nous voudrait lui faire un rempart re- de son corps. Les factieux attaquent, dans le roi, le prions; cipe vivant d'ordre et de paix auquel est attaché le salut de eus la patrie : ce principe, nous le défendrons en nous serrant qu« plus intimement encore auLour de cette dynastie, que la un France ira élevée sur le trône que parce qu’elle Ta jugée digne de consolider la révolution de juillet. iar- Sire, les ennemis du repos public étaient trop affligés de en- voir comment, sous le gouvernement légal de Votre Mance jesté, tout s'affermît au sein d’une prospérité qui tient du ?ne prodige : il fallait essayer d’en arrêter le cours! Un fana- »iia tique a conçu l’atroce pensée d’un nouveau crime ! mais les une main invisible a détourné le coup L., Espérons qu'une V;n- administration ferme et vigilante saura tarir k source de f:s, ces funestes attentats. Comptez aussi sur la Chambre, sire ; ■ipe les députés absents ne démentiront pas ceux qui sont prémi r sents : tous sont unanimes pour détester de tels forfaits; rilé tous voudront en conjurer le retour, lait Aux plus vives douleurs, à ces jours d'épreuve, réservés quelquefois aux âmes les plus tendres et les plus géné- , , la Providence sait aussi ménager des consolations !
T Notre excellente reine les trouvera dans Taffectioq de tout 1 im peuple, dans T amour si vrai que nous portons à sa fana ] P’^ e J bientôt ses dis lui seront rendus! Sur leur passage éclateront, de toutes parts, les sentiments qui nous anii“ic- tnent ; ils traverseront la France aux cris répétés de Vive rM- le roi!
i 11 (Ce discours a etc suivi, a trois reprises différentes des acclamations des députés.)
/ïépottsa du roi ,
& Messieurs les députés , je suis plus ému que je ne puis im B ^primer des sentiments que vous me témoignez ; vous )J m avez habitué à eu recevoir T expression dans des occasions semblables et bien douloureuses. Mais j’ai besoin és; J> vous dire à quel point vous pénétrez mon coeur, comi la 51 Mro il éprouve de consolation et de confiance. Oui, meslia- )J sieurs, c’est avec votre appui, c'est avec le concours que
DISCOURS DU PRÉSIDENT AU R Oh
xi [e trouve en tous pour combattre les iactions, que uoiiî ^ » préviendrons le retour de ces déplorables attentats; ils » ne m'importeraient guère s’il ne s'agissait que de moi; F Y> mais c'est la France qu'on attaque eu moi, comme l a dit L » votre président ; c'est Tordre social, ce sont nos lois...■■ n (I ci Sa fiiajesLé est interrompue par une acclamation gênéraie et la salle retentit îles cris île Vive, le roi!) « Vous « « m’assisterez, messieurs.»-(Oui! oui! tous ! tous ! s écrieÊ MM. les députés avec un élan qu il est impossible de rendra; « __ k Vous savez que je reste a mon poste , quel que soit ]p «
* danger: que mon dévouement pour la France ne eonnall ve » point de bornes, et que je suis toujours prêt a périr sur F » la brèche pour défendre ce que la France m a confie, «t S f ,> ce que je lui ai juré de ^rder.,. » (Les cris de Vive le roi! ra éclatent de nouveau avec une vivacité et. mi enthousiasme au-dessus de toute expression. )— « Je ne puis assez vous rts ™ » péter combien je suis touché de vos sentiments; 3 e vous ÜC » en remercie, an nom de la reine et de ma famille. Vous
» concevez les sensations qu’elle a du éprouver dans ce 1 er ™
* rible moment 1 Lorsque la détonation s’est fait entendre,
» la reine était placée dans ïe fond de ma voiture , en fan P* » de moi, à ctité de ma sœur ! Après un tel ébranlement ™ » elles avaient besoin, Tune et Vautre, des consolation j » que vous leur apportez. 11 n’en est point de plus doue? ve » pour nous que la manifestation des sentiments dont \m » m'entourez. Ven suis pénétré, elle souvenir ne s en efïa- ™ m cera jamais de mon cœur ni de celui de tous les miens.
Ces paroles, que le roi a prononcées avec une grandi * émotion, sont suivies de nouvelles acclamations. S ‘V
- nis
Discours du président m roi le 1 er janvier 1837. ]J|j|
Sire, il y a peu île jours, la Chambre entière est venu! <to dans un morne silence, exprimer à Votre Majesté sa pro ™ fonde douleur. Elle ose aujourd'hui se livrer a 1 esperanw J vous la voyez se presser autour du trône, et vous saluent ™ scs vœux.
Vous ne doutez pas, sire, de leur sincérité ; c’est l’avant coureur affectueux de ce loyal concours que le roi nou* demandé, et qui ne manquera jamais à sa personne, a* « dynastie, à tout ce qu’exigeront de sacrifices et de devoir 11 « ment , l’honneur national, le mainïîeri au vrai de nos mst' u «î lu lions constitutionnelles et la défense énergique du gou
RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT. MKt
vememenl qu‘a fondé notre puissante révolution de juillet* Sire, Tannée est bonne pour le roi quand elle est bonne pour la France. Nous souhaitons à notre pays la grandeur et la paix, la prospérité des intérêts matériels qui font sa richesse ; mais aussi la satisfaction de ces besoins moraux des sociétés humaines, qui font ïa puissance et la dignité des nations : une bonne instruction du peuple, la moralité dans les affaires, l’honneur partout, l'honneur français 1 «t, à sa suite, Taecom plisse ment de tous les devoirs la conformité des actes avec la doctrine et avec les serments véritable élément d’une opinion publique éclairée, forte pour encourager le bien, puissante pour déconcerter le geme du mal, par la certitude acquise à tous qu’il ne saurait rencontrer d’adhésion nulle part.
Puisse le règne de Votre Majesté, sire , durer de longues années l Nous le desirons pour ïe repos du monde pour le bonheur de la France, et, je dois ajouter encore, pour celui de notre excellente reine, dont ia majesté n’a pas besoin, hélas! d être rehaussée par la douleur î A nos jeunes princes, à notre brave et fidèle armée, partout ou 1 intérêt de la patrie, sagement entendu, réclamera leurs services, nous souhaitons de nobles succès où la probité de la victoire, préparée par une discipline sévère, soit aussi soutenue par l’intégrité de F administra lion.
Sire, une bonne justice est la première condition d’un htm gouvernement. L’iniquité des jugements, ou l’impunité (les coupables sont la cause la plus active de démoralisation. A la magistrature donc souhaitons, comme toujours, la droiture, la science, la force d’âme et de caractère nécessaires a 1 accomplissement de l’œuvre de la loi t en administrant aux citoyens cette justice impartiale, la même pour tous, qui, par une haute fiction de nos lois, ne se rend au nom lu noi que pour mieux attester qu’elle est audessus de tout le monde, et que personne ne peut se pré* tendre au-dessus de son inflexible niveau.
Tels sont les vœux, sire , qu’en serviteur fidèle je dépose respectueusement aux pieds de Voire Majesté. 1
Réponse du roi ,
, a > «Je reçois avec plaisir cette nouvelle expression des senvoiif'>timents delà Chambre des Députes. Ceux dont elle m’a msli “ entoure, lorsqu'elle s est rendue en masse auprès de moi, goa « mavaient déjà profondément ému. Cette expression si-
ente prfr ance ier di
ivanl
on-
Uü DISCOURS DU PRÉSIDÂT AU ROL.
» tondeuse alors, cornac la dit votre président, était ^ :u pourtant forte et impressive; niais elle n’avait pas été si- 3l y\ lencteuse dans votre enceinte, lorsque j’y suis entre après » Vévéneuient qui venait de menacer mes jours et ceux de { | ( » nies fils; et mon cœur a été pénétré de3 acclamations par sc » lesquelles vous m’avez accueilli* La Chambre connaît 1 al- g. xi fection que je lui porte ; elle sait combien les témoignages Ki » de ses sentiments me sont précieux ; elle sait, surtout, com- ei » bien ces témoignages sont utiles pour montrer à ceux qui » méditent de semblables attentats que ces attentats seront V j îitomours vains, que la France donnerait à mon iils h j e » même support, le même appui, le même concours, et | e » que leurs indignes projets seraient déconcertés et anëair ,
» lis, » (D'unanimes acclamations répondent à ces paroles.) ct
» Oui, messieurs, ce sont ces vérités hautement proeîa- » niées, universellement reconnues, qui nous préserveront ^ >x du renouvellement de ces odieuses tentatives, et qui » épargneront à notre honneur national I njure que lut eï » font ces misérables, et le fâcheux retentissement qui en n )> résulte pour le nom français dans tous les pays de i Eu- ei » rope et dans le monde civilisé, U est temps de réduire à & » l'impuissance ce petit nombre d’esprits pervers qui um V t » exposent à de si grands dangers : je ne parle pas des ^ n miens; mon sang est à la patrie , et je serai toujours prêt * e » à le répandre pour elle,,. » (Sa Majesté est interrompue n par les cris de Vive le roil) « Mais je parle de la Franc*,
» de son bonheur, de son repos, de sa sécurité, de la sla- & » bit!té de ses institutions.., » (Les acclamations redoublât m avec énergie,) — «Je vous remercie du concours que vous ^ » m’avez donné pour les défendre. Vous savez si vous pou ^ » vez compter sur moi, sur ma persévérance. J'ai la cou \ t » fiapce qu’avec Laide de la Providence, qui m’a tant» Hi » fois couvert de sou égide, nous parviendrons à préserva le: a la France du retour de ces déplorables événements, eL k m » vaisseau de l’Etat de semblables orages- » de
La salle retentit longtemps des cris de Vive k rai! et
ki
Discours de M, Dupin, directeur de l'Académie française, à in so tête de la députation de l'Institut , le l ftr janvier 1837, e t
Sire, l'Institut vient offrir ses félicitations et ses vœw au protecteur des lettres, des sciences et des beaux-arts- ü titre j qui pour beaucoup de rois est demeuré stérile, esi
RÉPONSES Î)Ü ROt AU PRÉSIDENT. tlî
:Uut devenu la source de la gloire la plus pure pour ceux qui e Sl " n’ont pas voulu que ce fût un vain mot.
Les siècles littéraires et scientifiques ont toujours marqué * de {[es époques florissantes dans les fastes des nations : ils .P ar sont l'expression d'un état élevé de la civilisât! oti. Alix * a l‘ époques si glorieuses de François I er t de Louis XIV et de a S es Na pâféoli , Lins toi re p ou ira j o in d re 1 a n o tmd 1 e ère ou ve rte im : en 1830.
; ( l m Sous votre règne, sire, les savants continuent avec actieont vité le cours de leurs découvertes; les arts en recueillent s les fruits, et le commerce y puise chaque jour les plus uti- : ^ les applications.
^ Notre âge aura vu l'achèvement de tous ces monuments ^. consacrés les Uns aux triomphes de nos armes, d'autres au culte public, et qui attestent généralement le progrès des ront beaux-arts et le bon goût de nos artistes.
P! lue création qui seule suffirait pour illustrer un règne ; J ut t&l celle du grand Musée de Fmaiîfcs/ Aucun monument [J eD n'offre un caractère plus national ; c'est l’histoire dé France en action. Louis XIV, revenant à Versailles, ne pourrait plus mi tlirc : VElat, c’eM moi / Plus fier encore, le grand roi, en nniii voyant tan !. de grau ds hommes, s'écrierait : VEtat ,
1 W ùsl nous / car a Versailles tous les temps sont réunis, loti— P ,el tes les gloires sont dédiées, toutes les victoires se suivent ; le n P w M Ta ainsi voulu ; jamais historien ne fût plus impartial. nc ^ Une nouvelle carrière s'ouvre à nos archéologues, à nos st5 ' érudits, émules ou vétérans de l'ancien Institut d’Egypte, •Mu $ lir feue terre d’Afrique livrée à leurs doctes explorations ; v01Ji dans ce pays témoin jadis de la grandeur romaine, bù Ton P 0lb retrouve à chaque pas, dans des lieux aujourd’hui déserts, ‘: 0î j les ruines de cités autrefois puissantes, des cirques, des u thèmes, des débris de palais et de monuments, qui révèer ™ lent le génie de ce peuple roi des antres peuples, et nous et * montrent sa puissance jusque clans celte contrée où Rome, déjà devenue vénale, eut le malheur d'envoyer Calpurnius et de rencontrer JugUrtha I
* Une tâche est réservée à 4 littérature, celle de recueillir les faits que le temps lui livre chaque jour, de les célébrer , à in sous toutes les formes qu'elle sait donner à ses productions, 7. et de transmettre à la postérité le souvenir de tout ce que votre règne, sire, offrira de grand et de glorieux.
vobus ,5. a
DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROI
Le roi a répondu : A'
« Je pense, comme tous, que c’est un vrai bonheur pour » moi qu’il m'ait été réservé de réunir à Versailles, de celé j» brer* d’honorer, et de présenter au monde dans tout » leur éclat les diverses gloires qui pendant tant de sié :
» clés se sont attachées au nom français. Un tel monument J°
* manquait à la France. J’avais souvent gémi, dans le cours
» de ma vie, que des vanités mesquines, ou des craintes üi » mal entendues, eussent entrepris de rejeter dans l’oubli cc » les glorieux souvenirs des règnes antérieurs à celui du f » monarque régnant, et, aussitôt que j 1 en ai eu le pouvoir, a je me suis empressé de mettre en évidence que j’étais » animé par d’autres sentiments, et que, loin de redouter la » la représentation d’aucun souvenir français, mon cœur P J » s’était toujours associé à toutes les gloires de la France, a I » et qu’il n’avait jamais connu la triste crainte d’être P 1 n éclipsé par aucune d’elles, » (De vives acclamations ac- te cueillent ces paroles du roi,) Vl
« Mon ambition, messieurs, c’est le bonheur de la France, Sï! » c’est l’amélioration et le perfectionnement de la société: n » c’est de préserver la jeunesse de toutes les doctrines 11 dangereuses qui peuvent la pervertir et la lancer dans , » une mauvaise voie; et, en même temps, de lui ouvrir le » largement toutes les carrières qui conduisent à l’hon- vt » neur, à Ja célébrité et a la fortune, a (De nouvelles acda^ r ï mations se font entendre à ces paroles.) P 1
« Mais chaque époque a ses besoins, ses avantages, ses ’! fi inconvénients, et la nôtre a besoin qu’on lui rappelle 1 fi qn Î1 faut achever ce qu’on a entrepris» Notre vanité » nationale a crueljemenl à souffrir de voir tant de monu- » ment s commencés, et abandonnés ou suspendus. Lapersévérance est le moyen de réussir. Il faut quelle devienne »
* }f caractère de notre époque, C’est là Fimpulsion que .»
» j ai cherché à donner aux travaux publics, et qui a été H
» bien secondée par les fonds que la Chambre a votés poui «
» cet objet. J’espère, monsieur le président, que la Cbam- »
fi bre continuera à nous donner celte utile assistance, et «
fi que nous parviendrons enfin à débarrasser la France du *
» triste spectacle de tant de monuments non achevés, n »
RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT
Discours du président au roi , à Voccasion du mariage du prince royal avec la princesse Hélène de Meckknhourg- }0ur Schivèrin, le 20 avril 1857.
^ Sire, la Chambre îles Députés a pris part aux douleurs s ”! Je la famille royale : maintenant, elle vient s'associer h sa
leni
J™ Nous avons reçu avec une vive satisfaction, sire , 1 ann i tionce du mariage de l'héritier présomptif de la couronne : Jy cet événement est heureux pour l’Etat, puisqu’il devient un ij gage de plus pour ta perpétuité de celte dynastie à laquelle ■ ; la France a confié la défense de ses droits et de ses libertés.
u Jeune, brave et libéral, le prince royal a vu s’accomplir
J * !a révolution de juillet : il a connu sa force irrésistible, apœ précié sa modération, pénétre son véritable esprit. Il aura
appris de Votre Majesté, sire, comment un roi ami de son « ’ pays sait se placer a la télé des intérêts nationaux, respec- 1er les lois, protéger l’ordre public, même au péril de sa vie, et conserver, au milieu du déchaînement des partis, le sang-froid, la bonté, la clémence, qui, à la longue, doivent ft/î rallier tous les cœurs et subjuguer tous les esprits. r n Recevez, sire, l’expression de nos vœux pour la gloire et I „ la tranquillité de votre règne ’ nos vœux encore pour que le bonheur de votre auguste famille s'accroisse par la nouvelle alliance qui, dans une princesse douée des plus beureuses qualités, va rendre à la reine une fille chérie à la place de celle que I 1 intérêt de la France a placée loin de ses nous sur un trône où Vaffection des Français n’a pas cessé e ][ e de l’accompagner.
nùè Réponse du roi.
« Je suis vivement touché des sentiments que la Chambre ope *)) des Députés vient de m’exprimer par votre organe. En que toute occasion , je les ai retrouvés en vous. Dans ces été » momenls de pénible souvenir, lorsque la Providence m'a our j» si manifestement protégé contre les dangers qui ont 3m- » menacé ma vie, vous m’avez témoigné une confiance et
, el * une a fiée ti on qui m’ont pénétré, et qui me causent toudu » jours la plus vive émotion. Aujourd'hui cette même Pro- > « vïdence envoie à mon fils, à ma famille, à la France une
« princesse que tout m’annonce comme étant digne (et mon » cœur ne saurait en faire un plus bel éloge) de remplacer » un jour celle qui, pendant tant d’années, a fait mon
114 DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROI
» bonheur et celui de' la nombreuse famille qu'elle nù # donnée. J’espère avec vous que vos vœux ^accompliront » nue cet événement sera pour la France un nouveau gagd » de repos et de sécurité, que ma famille, ainsi perpétuée » acquerra de nouvelles forces pour répondre à ce que k » France attend d’elle, pour décourager les coupables » espérances de ceux qui se flattent encore de renverser » 1 ordre établi, et pour continuer à être le rempart de » nos lois, de nos institutions, de toutes nos libertés na y> tionales* »
Discours du président à Mgr le duc d'Orléans , à F occasion du mariage de Son Altesse Boy ale avec la princesse Hélèm de Meôkîeîîbourg-Schîvérin, Je 20 avril 1837,
Monseigneur, il ne nous suffit pas d'avoir exprimé au roi votre père la satisfaction avec laquelle la Chambre des Députés a reçu la nouvelle de votre mariage ; nous voulons aussi complimenter Votre Altesse Royale sur son union avec la princesse Hélène de Mecklenbourg-Schvvécin,
Le mariage de l’héritier présomptif de la couronne est a nos yeux un événement politique du plus haut intérêt, La France y voit un nouveau gage de perpétuité et de stabilité, L’épouse dont votre cœur a fait choix, monseigneur, sera bien accueillie parmi nous. Elle vient chez un peuple dont le caractère affectueux est empreint de la maxime loyale : F aimerai qui m’aimera. La duchesse d’Orléans sera Française; elle comprendra notre siècle et notre nation; nos mœurs, fort éloignées de la morgue des anciennes cours, lui seront bientôt familières; elle n’aura qua contempler notre admirable reine , et elle verra tout ce que l’affabilité donne de puissance, sans rien Oter à la véhtable dignité,
- Pour vous, monseigneur, déjà bon fils et bon frère, von? serez aussi bon époux et bon père* Vous continuerez ces vertus de famille dont le Palais-Royal offrait à la nation J entraînant modèle. Vous donnerez à vos dis une éducation lorïe, une éducation nationale, comme celle que vous avez reçue! Et, quand viendra votre tour de régner, vous leur montrerez , par votre exemple , tout ce qu'un roi consiitutionnei a dau tonte réelle et de vrai bonheur à la tête d’un peuple dont il sait protéger les intérêts et respecter les justes droits.
RÉPONSES DU mt AU PRÉSIDENT. U 3
,’a Permettez, monseigneur, qu'à cette manifestation des t sentiments publies dont je vous devais l’expression au noie rç de la Chambre, j'ajoute Vhommage particulier de ces sene, timents intimes de haute affection, qui datent, pour moi, la de vos plus jeunes ans, et dont Votre Altesse Royale a toiles jours reçu t assurance avec bonté.
le Réponse de S* À, R. monseigneur te duc d'Orléans.
h « Je vous remercie, monsieur le président Vous cotiu » prendrez l’émotion qiie j’éprouve en répondant au dis- » Cours que vous m’adressez au nom de la Chambre des » Députés. La sympathie que la Chambre me témoigne ' n » dans l’occasion la plus importante de ma vie augmente u » h ferme résolution que j’ai de remplir tous mes devoirs, » et de me rendre cligne de mon père , de la France et de I » la princesse que je suis si heureux d'épouser. »
s Discours du président âü roi , le 1 er mai 1857,
Sire, il y a peu de jours, la Chambre des Députes offrait t à Votre Majesté ses félicitations sur le mariage du prince royal ; depuis, elle a pu donner à cet établissement po- - îitique une marque plus éclatante d’adhésion par un vote ? qui, nous n'en doutons pas, obtiendra l'assentiment du e pays.
s >’ous avions prononcé devant vous le mot de c lémenee - s s sire! une première occasion s'est présentée aux approches e de votre fête, et vous l’avez saisie en rendant la vie à celui qui, par un odieux attentat, avait mis la vôtre en péril,
1 Tant d’indulgence doiL enfin désarmer les parricides, et t ceux que n’aurait pas effrayés F échafaud seront peut-être 1 ramenés aux sentiments du devoir et de l'humanité par le sentiment de la reconnaissance.
$ Fiez-vous, sire, à vos inspirations naturelles, celles du 5 courage et de la bonté! L'amour des Français vous suivra 1 dans celte voie des vertus paisibles et conciliatrices, dont 1 la douce pratique semble plus particulièrement, réservée à 1 votre règne. Elles ont aussi leur héroïsme et leur valeur r aux yeux d’un peuple que la confiance attire, que la grandeur d Ame entraîne, et qui ne se montre jamais plus atta- 1 clie à ses rois que lorsqu'il peut louer en eux les qualités ï pi reflètent avec le plus d'éclat la noblesse et la générosité du caractère national.
DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROI
Réponse du roi „
« Messieurs les députés, la Chambre des Députes sait » avec quelle émotion j’ai reçu l’expression des sentiments » qu’elle m'a apportés il y a peu de jours. Aujourd’hui » y aime à lui renouveler le témoignage de toute ma sensu » büité, et lui dire combien j'apprécie l'empressement avec b lequel elle a accueilli les propositions relatives au mariage » de mon fils. C’est toujours pour moi une grande satîsfac- » tion de vous répéter combien mon cœur est pénétré de a l'affection que vous m’avez montrée dans toutes les cir- » constances, combien je jouis de la sympathie avec laquelle » vous m'avez soutenu dans toutes les épreuves que j'ai en »à traverser. Vous savez que je n'ai d’autre ambition que b celle du bonheur de la France > et que ma vie lui est coua sacrée. Je vous remercie de F assistance que vous me préa tez dans celte noble tâche ; je vous en demande la conti- » nuation, et j’espère que la Providence, qui m’a couvert » tant de lois, moi et mes enfants, de son egîde tutélaire, » m’accordera la grâce de ne plus subir de semblables fl épreuves* J'accepte avec bonheur l'augure que vient de me » donner votre président : que le moment ou j’ai pu dé* » ployer la clémence royale sur un malheureux repentant » mettra un terme à ces douloureuses tentatives. Recevez ( a messieurs, l'expression bien vive de tous les sentiments » dont mon cœur est rempli, et croyez qu'avec votre con- » cours et votre appui, rien ne m'arrêtera, rien ne pourra » me décourager dans les efforts constants que je ne cesse* » rai de faire pour assurer le repos, le bonheur dé la France, fl et le maintien intègre de toutes nos institutions. »
Discours du président au roi à roccasion du mariage du prime royal avec la princesse Hélène de Mecklenbourg-Schirém, après le retour de Fontainebleau , le 6 juin 1857.
Sire, la Chambre a accueilli avec une vive satisfaction l'annonce du mariage du prince royal avec la princesse Hélène de Mecklenbourg, Comment ne serions-nous pas empressés de vous adresser nos félicitations, maintenant que chacun a pu apprécier les éminentes qualités qui distiir guent votre fille d'adoption : ces sentiments français qu'elle n’a pas cesse de manifester depuis son entrée sur notre territoire l l’aisance avec laquelle elle les exprime dans notre
REPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT. HT
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langue nationale, devenue la sienne ; ce sens exquis que révèlent ses réponses, et cette affabilité, noble et attrayante à la fois, qui s'allie si bien avec nos moeurs actuelles, et que notre auguste reine nous a dès longtemps accoutumés à révérer sur le trône.
Cette heureuse union, sire, a reçu 3a ratification nationale. Pendant que les manifestations de nos cités accueillaient la seconde dame de France , les acclamations de la garde nationale se réveillaient à l’aspect du roi; et, dans la mémorable entrée du 4 juin, nous avons vu tous les citoyens de la capitale vous entourer de leurs vœux, et leurs flots pressés vous ramener en triomphe jusque dans ce palais; rappelant ainsi aux amis du roi, mais comme il convient en un jour de fête, cette autre marche plus sévère et non moins éloquente où les représentants de la nation vous suivirent du Palais-Royal à l’hôtel de vilîe, pour entendre consacrer, au milieu des acclamations du peuple, la glorieuse mission qui vous fut donnée de protéger les liber* iés publiques et de nous sauver de l'anarchie.
Sire, les temps sont devenus meilleurs, V horizon politique s'est éclairci, 1 avenir se montre sous un jour serein comme père et comme roi, vous devez être satisfait; nous aimons à le penser et à vous le dire.
Réponse du rot,
j Je suis trop ému par le discours que je viens d’entend dre pour pouvoir exprimer, comme je le voudrais, à quel » point je suis touché des sentiments 1 que la Chambre des » Députés vient de me manifester par l’organe de son pré-
* S| dent, d une manière si énergique et si pénétrante; mais
* avant tout, je veux remercier la Chambre de ceux qu’elie >;i m a témoignés dans toutes les occasions, depuis ce mo- » ment mémorable que votre président vient de me rappe- » 1er ou vous m'avez tous entouré avec tant de zèle et
* ? eJan Pour sauver le vaisseau de FËtat des dangers qui
* ÿ menaçaient pour préserver notre patrie de l’anarchie » dans laquelle elle était sur le point de tomber, et pour )J {J? up «r a la fois le triomphe des libertés et de l’ordre pu- » mie, par le maintien de nos lois constitutionnelles, qui » sont la garantie du bonheur, de la liberté et de l’indépens liance personnelle de chaque Français. (Ici le roi est intera 1 ompu par les cris de Vive le roi! ) J'aime à vous répéter L ' expression de tonte ma sensihilUe pour ce long et con-
Iis DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROI.
» atant concours que vous m'avez donné au ttiüieli de toutes 1
» les épreuves et de toutes les difficultés que nous avons eu <
» à traverser. Je vois avec bonheur que nous arrivons au » port. -T'entends avec transport les voix unanimes de la r
» nation se réunir dans un concert d’acclamations, et, j'ose *
» ie dire, de bénédictions pour les biens dont mon dévoue- a
» ment a fait jouir la France , et que votre concours m’a si r
» puissamment aidé à lui assurer. V événement sur lequel *
jj vous ve n ez m ’ o il ri r de s féli c ï t ation s qu e j e r eçoi s avec tant &
» de plaisir et de reconnaissance est doublement cher à mon ]:
» cœur, puisque c’est à la fois une source de bonheur pour é
» tous les miens et un lien de plus entre moi, ma famillé c
jj et la France- C'est un lien qui consolide le trône et le réjj gime constitutionnel dont il est la garantie, et qui nous H i) assure la conservation des heureux résultats que nous <] i avons obtenus , eu décourageant les diverses factions qui n » voudraient encore renverser nos institutions* pour les r » remplacer par je ne sais quelles théories insensées qui ne 1 ] » peuvent conduire qu'au bouleversement de la société* soit a y qu'elles veuillent F entraîner dans les absurdités de Fab- tî | solutisme et du retour à l anden régime* soit qu’elles e » veuillent la précipiter dans les rêves non moins chîmérb » ques et non moins dangereux de la république et des ré- » v oh nions perpétuelles.
» Je remercie la Chambre du désir qu’elle a témoigné s
» d’offrir ses félicitations à mon fils et à ma belle-fille, et J
w je lui en donne de bon cœur F autorisation. Vous trouve- Yez ma belle-fille telle que votre président Fa si bien dé- y
» crite, digne de l’accueil si louchant que la population ç
» française lui a fait partout, et * comme je me trouve heu- „
jo reux de le répéter, digue aussi de remplacer sur le trône &
j> celle qui a fait pendant tant d'années la consolation de jj ma vie et qui m a donné cette nombreuse famille toute )}
jj dévouée à la patrie , et, comme moi, Itère et heureuse de } ,
j> Fa fiée t ion de la France. » w
Discours du président au duc et à la duchesse d’Orléans, « l'occasion du mariage de Leurs Altesses Royales , après teur retour de Fontainebleau * te 6 jum 1837*
Monseigneur et madame, la Chambre des Députés s’était Ma associée a vos espéràfiCBS : elle s’associe à votre bonheur, oiï
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