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KÉPONSESt DU HOl AU PRÉSIDENT. Ü9
Epoux heureux, si dignes l'un de rautre, agréez nos vives et sincères félicitations.
Notre voix, madame , est le fidèle écho des acclamations nationales qui ont salué votre arrivée sur la terre de France, et qui vous ont. escortée jusque dans ce palais. Vous êtes apparue au milieu de nous comme un gage de paix et de réconciliation. Le roi, dont la bouté n'attendait que le moment favorable pour accorder une amnistie, a saisi l’occasion de votre heureux hymen pour calmer les irritations politiques* et consacrer par un grand acte de clémence un événement qui remplit fa nation d'espoir, comme il vous comble de bonheur 3
Monseigneur et madame, recevez avec cette bienveillance qui vous a déjà gagné tous les cœurs, les vœux ardents que nous faisons pour la longue félicité d’une union formée sous de tels auspices ! La voix de tout un peuple a retend pour vous! Conservez à jamais l’amour de ce peuple, si naturellement affectueux et si digne aussi d’être aimé3 Sachez-vous concilier toujours cet assentiment national gui fait la force et la stabilité des trônes, le bonheur et la sécurité des rois.
Réponse du prince royal.
» Monsieur le président, tous mes efforts tendront, en » effet, à mériter et à conserver, comme vous Lavez dit, » cet assentiment national qui nous rend si heureux, et » dont L express ion réitérée par les Députés de la France
* sera toujours, pour la duchesse d’Orléans et pour moi, à » la fois un encouragement et une récompense. Nous ré- » pondrons aux sentiments qui nous sont témoignés par » une confiance entière dans notre grande et glorieuse nafl hou, et par un dévouement complet et sans arrière- >’ P en s ce au bonheur de la France, a ses intérêts et à ses » libertés. Cette noble tftche nous sera adoucie et facilitée 3 aoji-sculemcnt par les bons exemples que nous nous » enorccrons de suivre, maïs aussi, je l'espère, par les
* sympathies de la Chambre des Députes. »
Discours du président au roi le 1 er janvier 1338,
Sire, la nouvelle Chambre des Députés a dtjà salué Votre Majesté de ses acclamations. Elle vient, en ce jour, vous otirir ses vœux et vous donner Lassurance qu’aucune
DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ROL
Chambre n’aura été plus fidèle et plus sincèrement affec- u s tiounée à votre personne et à votre auguste famille. v ,
L'année qui vient de s’écouler a été marquée par d’heu- » reux événements. Organe de l’opinion publique, dont elle ?, n est la récente expression, la Chambre se félicite, avec toute la France et avec vous, sire, du succès de nos armes » ai en Afrique; de cette glorieuse prise de Çonstantine, où le $i second de vos fils, noble émule de Faîne, a fait remarquer s , & son courage et son sang-froid à F égal des vieux chefs de * ai l’armée! Brillante victoire , qui nous laisse a regretter le » e | trépas, mais aussi qui nous donne à admirer l’héroïsme de » fo tant de braves guerriers et le dévouement chevaleresque de y> d< ces vaillants officiers qui, dans leur enthousiasme pour la » el gloire et pour mieux dominer le succès, ne disaient, pas à y g( leurs soldats : En avant mais ; Suivez-nous! »
Us ont conquis l’immortalité dans nos souvenirs! Une » A place leur est assurée dans ce magnifique musée de Ver- B p 3 sailles, que votre pensée, profondément nationale, a dédié » q\ à toutes les gloires de la France, et où la vôtre, sire, ira, » sous plus d’une forme, se joindre à celle de vos plus illus- * g très devanciers, comme ami et protecteur éclairé des liber- » tés et des institutions conquises sur l’ancien régime en » p 1789 ? défendues contre F étranger en 1792, affermies et «g complétées avec votre aide en 1850, » dî
Sire, je suis plein de confiance dans notre avenir. Bientôt & pl la Chambre répondra elle-même au discours du trône. Je * g ( ne veux point anticiper sur F expression de ses sentiments \ » gj politiques; mais, dans le concours que le roi réclame de » di nous, je ne crois point me hasarder en affirmant que Votre & j] 5 Majesté peut compter sur n otre empressentent à vouloir toit » ti< ce qui peut intéresser la sûreté ou l’honneur de la France : * a i la prépondérance de ses relations extérieures; la prospérité de son agriculture, de son commerce, de son industrie; .l'instruction et le bien-être des classes laborieuses ; les encouragements aux lettres , aux sciences, aux beaux-arts, noble expression des progrès et de la civilisation d’un grand « peuple, digne de la liberté qu’il a su conquérir et qu’il y 0 tr saura conserver I sent
iîéptmso du roi. ^ ier
« C’est avec une vive émotion que je reçois de nouveau j 0 [ e » l’expression des sentiments que vous m’avez manifestes \\\fe » lorsque j’ai paru au milieu de vous pour ouvrir la session; nos » je vous en témoigne ici toute ma reconnaissance. Vous a
RÉPONSES DU ItOl AU PRÉSIDENT. I 21
ce- » savez avec quelle confiance j’ai provoqué les élections qui x vous ont amènes dans la Chambre des Députés, et ce que Ri- » je viens d’entendre me confirme de plus en plus que vous die b répondrez loyalement à ce que la France attend de vous, vec m Vous m’accorderez aussi noblement et, j’ose le dire,
nés s aussi affectueusement, le même concours que j'ai cou-
1 le .» stamment trouvé dans les Chambres qui vous ont précéder s dés pour maintenir L'intégrité de nos institutions, pour de b assurer le règne des lois et procurer à tous cette sécurité 1 le b et ce repos qui sont la base de la prospérité et du bonde b heur des notions. Voilà ce que j’attends de la Chambre
de ï, des Députés; c’est ce que votre président a si bien défini,
1 1? » et ce que j’ai la confiance que je trouverai en vous, laisîo gez-moi vous le dire avec toute l’effusion dont mon cœur & est rempli. Ma vie a été consacrée à défendre les libertés ^ » de la France, et je me suis dévoilé tout entier pour la er- b préserver du plus grand de tous les fléaux, de l’anarchie die » qui la menaçait * et tant qu’il y aura vie en moi, je n’aura » » rai qu’une seule pensée, celle d’assurer le bonheur et la us- b gloire de la France.
cr " » J’ai éprouvé un grand plaisir à réunir la Chambre des m » Députés à Versailles, à la voir au milieu de tous les 1 b grands souvenirs que j’y ai rassemblés. Comme vous le * dite?, l'expédition de Constant!ne y trouvera bientôt sa dôt * place. Mes fils ont eu le bonheur d’en partager les dan- ,fe » gers, et il m’est doux de voir leurs noms rattaches à la nls b gloire de nos drapeaux. Nous avons vu dans cette expéde » dition que rien n’est impossible aux soldats français quand h'e b ils combattent sous un gouvernement éminemment naoui b tional et sincèrement dévoué à l’honneur, à la gloire et \ » aux intérêts de la patrie, »
ité 1
Discours du président au roi le 1 er mai I 808 .
l1 il j « Sire, la fête du roi nous réunit auprès du Irène de
il Votre Majesté pour lui exprimer d’une voix unanime les sentiments de respect et de loyal dévouement qui nous attachent à sa personne et à son auguste famille,
» Un autre jour de bonheur pour la maison royale et de f a F j°‘ e pour la nation sera celui qui verra naître un fils à l’hém titier de cette couronne , dont la perpétuité est l’objet de m } nos vœux.
m b Instruit par vos exemples, sire, et par ceux du prince * 11
DISCOURS DU PRÉSIDENT AU ÜQL
son père, ce troisième roi de notre nouvelle dynastie trou* » t ver a facile ce qui, dons rétablissement solide et sincère du » ] gouvernement constitutionnel , aura été pour nous un » t sujet île luttes et de pénibles difficultés, u En cela , sire, vous aurez été le moins Lien partagé; » i appelé au trône par le voeu national à cause de vos senti- » 1 menu nationaux, vos qualités personnelles, quelque émè n j nentes qu’elles soient, auront été mises a de rudes épreu- /> j ves* Vous aurez eu à supporter tout l'effort des factions, à » ï réprimer leurs attentats, à déjouer leurs complots; et le »j soin perpétuel de votre gouvernement, au milieu de tant »j de rivalités ardentes et tf ambitions tour à tour victorieuses ou déçues > aura été d'accorder et de tenir ensemble tm les éléments d’ordre public que les ennemis de notre glo rieuse révolution cherchent si activement à diviser et à > désunir, * <
* Mais y quelques années encore, et les vieux partis au- » t ront disparu, les haines seront éteintes ou décrépites; bien » r des prétentions se trouveront soldées U* et les passion M sordides, si vivement excitées à la suite des commotions M politiques, auront cédé la place aux sentiments généreux, * « »Ces sentiments, sire, vivent au sein de notre beau pays! » J Ils sont de son essence, — Honneur et patrie ! sera toujours 11 1 la devise du peuple français, 11 aime la grandeur ffàmt, * s l'abnégation de soi-méme, le dévouement à la chose nu- ter blique; tous nos efforts, tous ceux des bons citoyens doi t vent donc tendre à réveiller Faction de ces nobles vertus, » s et à leur assurer la prééminence sur l'égoïsme, quelquefois » n hideux, de ces intérêts purement matériels, dont H faut »q sans doute favoriser le développement, parce qu ils sont » a une grande partie de la prospérité publique, mais par les- * ti quels cependant 11 ne faut pas qu une grande nation se J> n laisse envahir et dominer quand elle aime la gloire et h (< liberté* )> üoi
Réponse du roi ,
1 put
« l’accepte avec un grand plaisir les vœux que nïap a porte la Chambre des Députés à l’occasion de ma fête, k » suis également sensible a ses félicitations sur un autre » objet qui est bien cher à mon cœur ; j'aime h l’en remer- » cier, à lui donner l’assurance que ma race suivra mm « » exemple, Mes descendants seront toujours fidèles am lier » sentiments nationaux qui ont été dans toute ma vie la qu’i *» règle de ma conduite ; ils se rendront dignes du vœu m celi
RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT. 123
r °u* ) } tionaï mil m'a appelé au trône : comme moi, ils s'efforcee du » vont à 'étouffer les haines, les dissensions et de rallier 1 un » toutes les opinions autour du grand intérêt qui doit tout » dominer, celui de la patrie et du bien public; ils senti- «gé: ». ront, comme moi, que c’est ï union qui fait la force, non ™lj" » pas celte union prétendue que nous présentait la devise fné- « fallacieuse de la république, pu isqif alors il n’y avait qu’un * seul pouvoir dans i Etat ; mais , au contraire, cette union ]S i a » constante et.sincère des trois pouvoirs qui existent auet le » jourcfhiu, Nous ne dirons donc pas comme un de nos tan! » poètes :
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tOUi Trois pouvoirs étonnés du nœud qui les rassemble.
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et i » Mais, comme F ancien apologne, nous reconnaîtrons n que, Séparés, les dards peuvent être aisément rompus, t au 11 tandis que, réunis en faisceau, ils se prêtent un appui bien » mutuel, et présentent par leur union ta force nécessaire douï * Pour résister aux efforts de ceux qui tenteraient de les km * briser- Ainsi, c’est en ^oubliant jamais que notre intérêt us. « est commun, c’est en respectant les droits de tous et les ajre! » prérogatives de chacun que nous accomplirons la haute oim * mission qui nous est confiée et que je ne cesserai de pourime, * suivre, aidéde votre loyal concours. » (SaMajesté est injui- terrompue par les cris de Vive le roi!) dou « Je vous remercie de ces témoignages ; mes paroles Tus, sont f expression du premier vœu de mon cœur ; la maefois * niere dont vous les accueillez est une compensation de ce fan! <jue j’ai eu à souffrir. Mais je ne veux pas vous entretenir sonl > de cela; je veux seulement vous répéter combien je suis ks- 31 touché de vos sentiments et de la conüanee que vous me ns* 3 manifestez.»
et b (fe paroles, prononcées avec émotion, sont suivies de nouvelles acclamations répétées par MM, les députés en très-grand nombre qui se sont joints à la grande députation.) -
Fap- &. h
tim Discours du président au roi le 1 er janvier 1859,
mon [f Sire, la Chambre des Députés, toujours fidèle et affecaiu «minée, vient renouveler à Votre Majesté les souhaits ■eu quelle ne cesse de former pour le bonheur du roi et pour m celui de tous les membres de son auguste famille.
tu DISCOURS DU PRÉSIDENT AU KOI.
» C’est avec une vive satisfaction que nous l’avons m s’accroître par la naissance d’un fils de l’héritier du trône; du Comte de Paris , qui, par vos soins, sire, et à rexemple de son père, ce prince si brave, si loyal, si noblement deV intéressé, sera élevé et nourri dans le respect de ces insts tulions constitutionnelles dont la conquête a coûté tant de sacrifices à la France, et dont la sincère pratique, delà part de tous les pouvoirs, chacun dans les limites de son droit j peut seule assurer les libertés publiques que nom avons mission de défendre, et garantir la sécurité de ce trône que nous venons entourer de notre amour et de noire appui. jj
Réponse du roi *
« Je suis bien touché des souhaits que vous m’apportez » au nom de la Chambre des Députés : elle sait avec quel u bonheur je reçois toujours l’expression de ses senti jj ments , de son concours et de son appui si necessaires à » la marche de notre gouvernement, au salut de la France » et à la conservation de ses libertés* C’est l’union de tous j> les pouvoirs qui fait la force de chacun; et la force de » rois , comme celle des nations, est dans leur conftancE » mutuelle. Cette confiance m’a appelé au trône, ctmaïiE ïj tout entière est le garant du prix que j’attache à la con- >j server. Mon petit-fils sera élevé dans ces sentiments; il » apprendra de son père et de moi que le premier de se 1 jj devoirs est de respecter les droits de tous, comme le pn> » mrer de ses intérêts est d’inspirer à la nation cette cou » fiance salutaire, que le trône constitutionnel est le véri jj table boulevard des libertés publiques, et que lui sed » peut assurer à la France le maintien de son honneur ac « dedans et au dehors, et la jouissance de tous les avan » tages qui, comme votre président vient de le dire, mm » ont coûté si cher* Nous en recueillons aujourd’hui h
fruits : c’est à les conserver que doivent tendre nos cornjj muns efforts, et ce but, nous saurons l’atteindre maigri jj les entraves de toute espèce que nous rencontrons sur jj notre route* J J en ai pour gage la confiance de la nation, jj votre appui et votre affection* Je suis heureux de vous lé » moîgner toute la mienne, et de vous voir réunis en aussi jj grand nombre autour de moi, jj
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RÉPONSES DU ROI AU PRÉSIDENT
Le 9 janvier 1839, la Chambre en corps se rend aux Tuilerie sur la proposition de son président, à l’occasion de la mort de la fille du roi, la princesse Marie.
M. Dupin, président, n’adresse au roi que ces mots :
i, sire, voici la Chambre,*.*, toute la Chambre, sire.»
Le roi comprend ce laconisme et répond en serrant affectueusement la main du président.
i\ 0 ja. M. Dupin j comme bâtonnier des avocats fit à la tête d'une nombreuse députa Lion de l'Ordre, a adressé au roi , le II août 1830 * im discours qui sfi trouve, avec la réponse de Sa Majesté» au tome l* r îles Lettres sur h profession davocat, édition de 1832 , page 72L
On peut aussi considérer comme autant de discours adressés au rot fit à son fils :
I 11 La dédicace des Lois des commutiéS au duc d'Orléans, depuis Louis-Philippe; édit, de 1823, 2 vol, in- 8 ü ;
2 e La dédicace des Lettres sur la profession d’ouoc^au même prince devenu roi ; édîL de 18,32 ;
3 ^ L a dédicace du Précis historique du droit français an duc de Chartres, le I er février 1820;
4* L'introduction au volume publié en 1827 sous ce titre : Notions sur ta justice, h droit et les lois , faisant partie des leçons de jurisprudence professées à ce prince en 1827 et dont le programme se trouve à la fin du tome VI des Bé qui sitôt res, p. Tj 14 et suivantes.