‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 32 sur 120 · ELECTIONS DE · texte numérisé non relu

ELECTIONS DE

amour pour 1 ordre et la liberté, mon respect des lois « de la justice, ma fermeté à défendre le droit de tous en, droü de chacun, veulent m’honorer de leurs suffrages i'ar copierai, non avec présomption, mais avec dévouement cette grande et diflicile mission, parce que ma conscience me dit que ce serait un acte de mauvais citoyen de refuser son concours à son pays dans des circonstances aussi décisives et aussi solennelles.

Voilà pourquoi, 0 mes concitoyens, moi qui nie vantais lors des dermeres élections de n'avoir adressé à mes électeurs que des remercîments et jamais de sollicitations ie ne crains pas cette fois d’aller au-devant de vos suffrat®

La République est partout proclamée! Mais il s’agit de la constituer! cest-à-dire d’assurer son existence d’une manière forte et durable, avec des conditions telles nue dans I avenir, cette grande et belle nation de 35 millions *î nommes nou-seulement ne perde rien de sa grandeur de son urbanité, de son crédit, de sa richesse: mais qu’elle continue de marcher, par l’exemple, à la tête de tous les peuples civilisés !

fe n entre point ici dans le détail des questions constitutionnelles ou economiques qui sont réservées à l’examen et a la decision de 1 Assemblée nationale; mais, dans ma pensée, ce gouvernement, que je n’entrevois encore qu’à travers mes espérances, devra, si notre attente n’est point trompée, se produire tel que je l’ai déjà dépeint dans le sanctuaire de la justice : «Ce sera, disais-je,te gouvernement ‘y 1 P ays P,® r le psys; — ce sera le gouvernement delà chose pub ique Uievpublicœ), c’est-à-dire du droit de tous, de 1 intérêt general prévalant partout sur les injustes pré-

Tn>nK?tü* ln,lividuel i — I e gouvernement de la

piomte, clé 1 intelligence et de la vertu; confiant les etnp ms publics au vrai mérite, punissant la corruption, répiouvant la vénalité, poursuivant les malversations, faisant PCi sonnes, la liberté des transactions, et la I ropnela si audacieusement et si injustement menacée! —

enf". l g °, UTeri Î.T ent de la lib ertépour tous, de la liberté en orn ée de solides garanties pour la mettre à l’abri de «•rteuMrpBtton, mais aussi de la liberté amie de l’ordre

ni.,f?i ee ]Jiir ,- es i01s P° ur Empêcher de dégénérer pii licence ou en dictature l »

L honneur de la nation française, on 11 e saurait trop le 8011 hünneur ot celu ï de ses représentants est ïnté- 1 esse a ce que cette grande révolution , pour qréenfin elle

ËLEGTIOKK D£ 18 j8, J43

lois ei soit la dernière, reste pare des excès d'un passe'qui a laisse i s et k après lui tant de souvenirs funèbres, et se maintienne ma- , j ar- gnanime et forte sous le drapeau si courageusement élevé Lient; 1 au-dessus d'elle, le drapeau de la gloire et de la liberté.

Voila les vœux que je forme pour la nouvelle République ffuser Votre dévoué c o m p atriote, Du PIL> -

aussi 15 mars 1848-

reniais SI* Malé t adressant, le 25 septembre 1848, ses remerctélec- ments aux électeurs de la Gironde, leur disait également ■ i$, je a ..... Depuis Tàge de 25 ans , je dévouai ma vie à ma Pa^ ‘âges, trie ! Quel que fût le gouvernement qu’elle avait choisi c'est. ;it de toujours die, et rien qu'elle, que j’ai voulu servir. G 1 ’*** encore d'une dk que je servirai en remplissant le mandat que vous mV que, m dorme. Comme vous, je me rallie sincèrement, sans [lions arrière- p e nsée, à 1 a repu 6 lique h omi été e t m odérëe . Ou b 1 i o n s leur, les dissensions passées, unissons-nous pour sauver le pays n 5 elle fies dangers qui le menacent et dont il ne faut pas se disis les simuler i'étendue. C'est la société elle-même qui est en péril ■ h lutte est engagée entre la civilisation et la barbarie;. ! stitü- la barbarie, qui ne procède pas, comme autrefois, de l iguoen il rance, mais de la raison humaine faussée et pervertie » pen-

i tr^ tu autre rapprochement a été fait par M, Ortolan. Dans point la Préface (page xh) du tome VIÏ des Réquisitoires de M. Dum ] e pin dont il a été 1 éditeur. Il a rapproché des événements ment de 1848 un passage du discours de réception de M. Mole de la a 1 Académie française, prononcé par M. Dupin le 50 détous, cembre 1840, et dans lequel l’orateur semblait avoir pre spré" s&n R situation analogue a celle qu'ont amenée les évédelà nements de février. <r Depuis cinquante années, disait-il em- » nous avons traversé des temps où la France, il faut le dire'

> ré- * eut été bien mal servie, si, chaque fois qu’elle a changé isant » de gouvernement, tous ceux qui commandaient ses ar~ et la B mm, qui rendaient la justice, qui percevaient les impôts, el“ J> ou qm maintenaient l’ordre dans les administrations >eilé ” jetaient crus dans l’obligation d’abdiquer en masse pour ri { ]ç & ceder la place à des hommes nouveaux. Il y a , je le sais irarç * rax classes d hommes politiques. Les uns qui ne sont r Pn » Me les qu’au personnel des gouvernements, quoiqu’il » advienne ! D autres, qui sont fidèles à leur pays et à leurs >p le * V^tnQwes , quelle que soit la forme des gouvernements . J’ho- WH * le5 defOuemMts individuels ; je condamne ïingrat pile 11 titude pour les bienfaits reçus ; les outrages succédant

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