‹ Présidence décennale, second empireChapitre 15 sur 35 · Documents officiels sur la question d'Orient, n · texte numérisé non relu

Documents officiels sur la question d'Orient, n

profond de respect pour la dignité du souverain qu'il a l'honneur de représenter.

« Fidèle à ses devoirs, il ne saurait admettre que le gouvernement de S. M. l'Empereur des Français, en paix avec la Russie, prétende entraver la liberté des communications que la marine impériale est chargée d'entretenir entre les ports russes, tandis que les navires turcs transportent des troupes d'un port ottoman à l'autre, sous la protection de l'escadre française.

« Cette distinction étant contraire aux règles du droit public, comme aux égards mutuellement observés entre puissances amies, le soussigné se trouve placé par là, dans l'impossibilité de continuer l'exercice de ses fonctions, tant que le gouvernement de S. M. l'Empereur des Français n'aura pas repris envers la Russie une attitude conforme aux rapports de bonne intelligence et d'amitié qui ont si heureusement subsisté jusqu'ici entre les deux pays.

« Plus le soussigné attachait de prix a entretenir ces rapports, plus il regrette l'obligation où il se trouve de les suspendre.

« 11 a l'honneur de notifiera M. le ministre, secrétaire d'État au département des affaires étrangères qu'il va quitter Paris, accompagné du personnel de l'Ambassade, et se rendre en Allemagne jusqu'à nouvel ordre1 »

1. Documents officiels sur la question d'Orient, nos 41 et 42.

Ainsi, la rupture était consommée et la guerre désormais inévitable. Le rappel de M. de Castelbajac, ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, eut lieu le 1 6 février. M. de Kisseleff avait chargé M. d'Ebeling, consul général de Russie, de protéger les intérêts de ses nationaux ; M. de Gastillon, consul général de France, fut également chargé des intérêts français lorsque le marquis de Castelbajac quitta la Russie avec tout le personnel de la Légation .

Ce dénouement des pourparlers diplomatiques entre les deux gouvernements était prévu, d'ailleurs, depuis plus d'un mois. Napoléon III avait, à la date du 29 janvier, adressé à l'empereur Nicolas une assez longue lettre dans laquelle, après avoir exposé l'ensemble de la question et les motifs qui avaient amené l'entrée des flottes dans l'Euxin, il formulait en ces termes une nouvelle proposition qu'il ne hasardait personnellement, du reste, qu'après s'être entendu sur tous les points avec le gouvernement anglais :

« Si Votre Majesté désire autant que moi une conclusion pacifique, quoi de plus simple que de déclarer qu'un armistice sera signé aujourd'hui, que les choses reprendront leur cours diplomatique, que toute hostilité cessera, et que toutes les forces belligérantes se retireront des lieux où des motifs de guerre les ont appelées? Ainsi les troupes russes

abandonneraient les Principautés, et nos escadres la mer Noire. Votre Majesté préférant traiter directement avec la Turquie, elle nommerait un plénipotentiaire qui négocierait avec un plénipotentiaire du sultan une convention qui serait soumise à la conférence des quatre puissances. Que Votre Majesté adopte ce plan, sur lequel la reine d'Angleterre et moi sommes parfaitement d'accord, la tranquillité est rétablie et le monde satisfait. Rien, en effet, dans ce plan qui ne soit digne de Votre Majesté, rien qui puisse blesser son honneur. Mais si, par un motif difficile à comprendre, Votre Majesté opposait un refus, alors la France, comme l'Angleterre, serait obligée de laisser au sort des armes et aux hasards de la guerre, ce qui pourrait être décidé aujourd'hui par la raison et la justice. Que Votre Majesté ne pense pas que la moindre animosité puisse entrer dans mon cœur, il n'éprouve d'autres sentiments que ceux exprimés par Votre Majesté elle-même dans sa lettre du 17 janvier 1853, lorsqu'elle m'écrivait : « Nos relations doi- <c vent être sincèrement amicales, reposer sur les « mêmes intentions : maintien de l'ordre, amour « de la paix, respect aux traités et bienveillance « réciproque. » Ce programme est digne du sou- \crain qui le traçait, et, je n'hésite pas à l'affirmer, j'y suis resté fidèle. »

La réponse du tzar ne fut pas moins développée

que celle de Napoléon III. Il commença par dire que ce n'était pas à lui qu'on pouvait imputer l'origine du conflit, et que la Turquie laissée à elle-même eût aisément satisfait à ses justes exigences. Que l'envoi à Besika des flottes combinées de la France et de l'Angleterre avait envenimé la question et donné à la Turquie une confiance en elle-même qui l'avait portée à modifier la note de Vienne de façon à la rendre inacceptable pour la Russie. Il avait déclaré vouloir rester sur la défensive, mais avant l'explosion de la guerre, tant que son honneur et ses intérêts le lui permettraient, tant qu'elle resterait dans certaines bornes. Avait-on fait ce qu'il fallait faire pour que ces bornes ne fussent pas dépassées? Si le rôle de spectateur ou celui de médiateur ne suffisait pas à Napoléon III, et qu'il voulût se faire l'auxiliaire armé des ennemis de la Russie, alors, ajoutait le tzar, il eût été plus loyal et plus digne de le dire franchement d'avance en déclarant franchement la guerre. Chacun alors eût été dans son rôle. Mais lui faire un crime, après coup, de ce qu'on n'avait rien fait pour empêcher, était-ce un procédé équitable ?

« Si les coups de canon de Sinope, disait en terminant, l'empereur Nicolas, ont retenti douloureusement dans le cœur de tous ceux qui, en France et en Angleterre, ont le vif sentiment de la dignité nationale, Votre Majesté pense-t-elle que la

présence menaçante à l'entrée du Bosphore des trois mille bouches à feu dont elle parle, et le bruit de leur entrée dans la mer Noire, soient des faits restés sans écho dans le cœur de la nation dont j'ai à défendre l'honneur? J'apprends d'elle pour la première fois (car les déclarations verbales qu'on m'a faites ici ne m'en avaient encore rien dit) que, tout en protégeant le ravitaillement des troupes turques sur leur propre territoire, les deux puissances ont résolu de nous interdire la navigation de la mer Noire, c'est-à-dire, apparemment le droit de ravitailler nos propres côtes. Je laisse à penser à Votre Majesté si c'est là, comme elle le dit faciliter la conclusion de la paix, et si, dans l'alternat i \ e qu'on me pose, il m'est permis de discuter, d'examiner même un moment ces propositions d'armistice, d'évacuation immédiate des Principautés, et de négociation avec la Porte d'une convention qui serait soumise à une conférence des quatre cours. Vous-même, sire, si vous étiez à ma place, accepteriez- vous une pareille position ? Votre senliment national pourrait-il vous le permettre? Je répondrai hardiment que non. Accordez-moi donc à mon tour le droit de penser comme vous-même. Quoi que Votre Majesté décide, ce n'est pas devant la menace que l'on me verra reculer. Ma confiance est en Dieu et dans mon droit, et la Russie, j'en suis garant, saura se montrer en 1854 ce qu'elle fut en 181 2.

Si toutefois Votre Majesté, moins indifférente à mon honneur, en revient franchement à notre programme, si elle me tend une main cordiale, comme je la lui offre en ce dernier moment, j'oublierai volontiers ce que le passé peut avoir eu de blessant pour moi. Alors, sire, mais alors seulement, nous pourrons discuter, et, peut-être, nous entendre. Que sa flotte se borne à empocher les Turcs de porter de nouvelles forces sur le théâtre de la guerre, je promets volontiers qu'ils n'auront rien à craindre de mes tentatives. Qu'ils m'envoient un négociateur, je l'accueillerai comme il convient. Mes conditions sont connues à Vienne. C'est la seule base sur laquelle il me soit permis de discuter. »

Cette curieuse lettre ne laissait aucun espoir de conciliation, et du reste, après l'avoir lue, on doit se demander si, dans la situation donnée, le tzar Nicolas pouvait bien accepter purement et simplement la proposition d'armistice qui lui était faite par Napoléon III. Il est évident que c'était trop tard. La faute capitale, la faute immense commise par l'empereur Nicolas, ce fut l'entrée des forces russes dans les principautés danubiennes. Il fallait avant ce fait militaire comprendre qu'une alliance active de la France et de l'Angleterre n'était point une impossibilité, et accepter les arrangements * diplomatiques que l'on offrait de

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tous cotés avec l'empressement et l'unanimité les plus dignes d'attention. Cette occupation des principautés a été fatalement le point de départ de la lutte dont l'Orient devait si longtemps présenter le glorieux mais triste tableau, nouvelle guerre de Troie qui, avec ses développements inattendus et funestes, matériellement inféconde pour les vainqueurs a été véritablement désastreuse pour les vaincus.

Engagée comme elle l'était de son côté, la France, après la réponse du tzar, n'avait plus qu'à prendre les armes; c'est ce qu'elle fit.

11 avait été résolu qu'on enverrait en Orient un corps d'armée de cinquante mille hommes, et qu'on le placerait sous le commandement en élu I du maréchal Leroy de Saint-Arnaud.

L'armée de mer allait se composer de l'escadre qui opérait déjà dans la mer Noire, sous les ordres du vice-amiral Ilamelin, d'une seconde escadre qui se formait dans la Méditerranée pour aller seconder la première, sous le commandement du vice-ainiral Bruat, d'une troisième, enfin» destinée à agir dans la Baltique dès que la fonte des glaces permettrait d'aborder cette mer, et confiée à la vieille expérience du vice-amiral Parse\al-J)escliènes.

Nous dirons tout à l'heure quel était l'effectif des troupes que l'Angleterre joignait aux nôtres et par qui elles devaient être commandées.

On mit une grande activité dans les préparatifs. Des rapports secrets faisaient craindre faussement que les Russes, maintenus d'abord par Orner Pacha qui ensuite avait dû, par prudence, se retirer et prendre position en avant de Schumla, ne parvinssent à rejeter et à bloquer le généralissime turc dans son camp retranché , puis, forçant le pa sage des Balkans entre Schumla et Varna, ne marchassent rapidement par Andrinople sur Constantinople avant la concentration des forces alliées en avant de cette capitale.

Le général Canrobert fut immédiatement envoyé à Constanlinople pour juger l'ensemble de la situation et s'entendre avec les autorités turques. Il séjourna peu dans la capitale de l'empire ottoman si sérieusement menacé mais si généreusement secouru et se dirigea vers Gallipoli, point choisi pour la concentration de nos troupes. La presqu'île de Gallipoli avait été, en effet, adoptée comme lieu principal du débarquement « parce que, disaient les instructions officielles, elle doit être, comme point stratégique, la base de nos opérations, c'està-dire la place d'armes où nous mettrons nos dépôts, nos ambulances, nos approvisionnements, et d'où nous pourrons avec facilité nous porter en

ayant ou nous rembarquer. » Les ordres du ministère de la guerre furent si ponctuellement et si rapidement exécutés d'ailleurs qu'avant la fin du mois de mars un premier convoi français débarquait déjà à Gallipoli.

Un incident maritime dune haute gravité se produisit peu de jours après dans la mer Noire et amena ce que l'on pourrait nommer une revanche de Sinope :

Le G avril, une frégate à vapeur, le Furious. capitaine William Loring, se rendit à Odessa pour réclamer les consuls des deux nations et ceux des habitants français et anglais de la ville qui voudraient la quitter avant que les hostilités ne fussent entamées. Le Furious, suivant le rapport du capitaine anglais, atteignit Odessa à la pointe du jour, vers six heures du matin, et, à quatre ou cinq milles de distance du port, les couleurs anglaises avec le pavillon parlementaire furent hissés. Quelques minutes après, deux coups de canon à poudre furent tirés d'une batterie russe comme avertissement au bâtiment anglais de ne pas s'avancer davantage. Le Furious stoppa, en effet, et mit une embarcation à la mer pour envoyer au mole un lieutenant chargé de parlementer. Cet officier arrivé dans le port demanda vainement à \oir le consul anglais, et à ses instances réitérées pour s'entretenir avec ce fonctionnaire il lui fut répondu

que l'heure était trop matinale, que le consul n'était pas là et qu'on l'engageait lui-même à regagner promptement son navire, de plus longs éclaircissements étant impossibles.

Le lieutenant prit donc le seul parti qui lui restât, celui de se rembarquer. Que se passa-t-il alors ? Les batteries russes crurent-elles voir le Furious, que la brise faisait dériver un peu , se rapprocher d'elles dans un but d'investigation ou d'hostilité et franchir la distance du tir contrairement à la consigne qu'elles avaient reçue? C'est ainsi du moins que le baron d'Osten-Sacken, gouverneur d'Odessa, présenta les choses dans une lettre qu'il adressa à l'amiral Dundas; y eut-il là, au contraire, une perfide et inintelligente atteinte portée au droit des gens, comme s'obstina à le soutenir le capitaine anglais? Toujours est-il que, peu de temps après que l'embarcation du Furious se fut éloignée du môle, sept coups de canon, dont un boulet tomba à quelques toises d'elle seulement, furent tirés par les batteries russes dans la direction de la frégate anglaise.

On comprend tout ce qu'un pareil fait, envenimé d'ailleurs par les commentaires, produisit de colère et de scandale. Les deux escadres étaient alors mouillées à Kavarna. Elles se portèrent aussitôt sur Odessa pour demander une réparation éclatante du fait que les deux amiraux, malgré les ex-

plications du général Osten-Sacken, considéraient comme une injustifiable agression. Après trois jours d'une belle traversée, elles jetèrent l'ancre le 20 avril à trois milles dans l'est d'Odessa. De là les deux amiraux envoyèrent au baron d' Osten- Sacken une lettre collective en forme d'ultimatum et par laquelle ils exigeaient que tous les bâtiments anglais, français et russes alors mouillés près de la forteresse ou des batteries d'Odessa fussent remis sur-le-champ aux deux escadres combinées , déclarant que si , au coucher du soleil , ils n'avaient point reçu de réponse ou si la réponse était négative, ils se verraient obligés d'avoir recours à la force pour venger le pavillon de l'une des escadres combinées.

C'est seulement, d'ailleurs, au port militaire d'Odessa qu'en voulaient les deux amiraux sans s'attaquer à la ville ou au port de commerce où se trouvaient réunis tant de navires appartenant à loutes les nations. Mais, dans leur pensée, le fort impérial avec les magasins, les navires qu'il renfermait et les batteries qui les protégeaient de leurs feux devaient être complètement anéantis.

Pour parvenir à leur but, ils résoluivnl d'employer uniquement à l'œuue de destruction , que les marins anglais attendaient a\ee impalifiu-r , des frégates à vapeur d'une mobilité plus grande que degros navires et pou va ni se rapproche? da\an-

tage des côtes. En conséquence trois frégates françaises le Vauban, capitaine d'Herbinghen , le Descartes, capitaine Darricau, et le Mogador, capitaine de Wailly; cinq frégates anglaises, le Tiger, capitaine Gifard, le Sampson, capitaine Jones, la Terrible, capitaine Cleverty, le Furious, capitaine Loring, et la Rétribution, capitaine Drummond furent désignées pour consommer l'œuvre de destruction.

Le 21 avril au soir, le général d'Osten -Sacken n'ayant fait aucune réponse à la sommation des deux amiraux , l'action fut résolue pour le lendemain matin 22. Elle commença à six heures et demie à dix encablures de distance devant la batterie du port impérial. Le calibre des bouches à feu anglaises et françaises étant plus fort que celui des batteries russes, leurs coups étaient plus sûrs que ceux de ces dernières. Quatre frégates furent engagées d'abord, puis ensuite quatre autres vinrent les soutenir, à dix heures. Alors l'action devint générale. Un moment le Vauban, qui avait reçu trois boulets rouges fut obligé de rallier les esca-

dres pour pouvoir plus sûrement éteindre son incendie, puis il retourna à son poste de combat. Une pluie de feu tombait sur le port militaire et les magasins ou navires qu'il renfermait. Six chaloupes anglaises s'étaient rapprochées de ce port dans la partie nord-ouest du mole où les Russes n'avaient

pas établi de batteries et lançaient des fusées à la congrève qui produisaient un effet terrible. A une heure, l'incendie était complètement déclaré dans les magasins et casernes dont les toitures s'effondraient avec un bruit formidable, propageant autour d'elles la flamme de cette fournaise. A une heure un quart, la poudrière de la batterie du port impérial sautait en l'air, et cette terrible explosion jetant un trouble momentané dans les rangs des défenseurs d'Odessa, les frégates en profitaient pour s'avancer de deux encablures et foudroyer plus sûrement quinze petits bâtiments russes renfermés dans la darse. L'ennemi se défendait, d'ailleurs, avec beaucoup d'énergie. Aux soixante et dix bouches à feu des divers ouvrages dont se composaient les fortifications se joignait une batterie de mortiers, établie sur les hauteurs d'Odessa. Un instant des pièces de campagne amenées sur la plage essayèrent même de détruire la flottille anglaise dont les fusées à la congrève portaient de si funestes coups. Vains efforts; elles furent promptement obligées de se replier à l'intérieur de la ville sous la grêle d'obus qui leur étaient envoyés. A quatre heures, tout était en flammes dans le port impérial. A cinq heures, il avait cessé d'exister et les amiraux donnaient le signal de la retraite en s'éloignant sur cette mer qu'éclairait au loin le vaste incendie.

Les ruines du port d'Odessa fumaient encore lorsque le maréchal de Saint-Arnaud partit pour Marseille où il devait s'embarquer sur le Berthollet qui allait le transporter à Constantinople. Le portefeuille de la guerre passait de ses mains dans celles du maréchal Vaillant, et quoique sa santé fût déjà visiblement altérée pour tout le monde, à ce point qu'un successeur lui était déjà donné sans qu'il le sût lui-même , il se croyait encore la force de faire une rude campagne et, mesurant à son énergique volonté les possibilités de sa nature physique si profondément ébranlée, partait plein d'un espoir réel ou affecté pour les derniers et glorieux champs de bataille d'une vie pleine d'agitations, de fatigues que devait couronner une belle fin , car on peut appliquer au maréchal de Saint-Arnaud ' ces paroles mémorables : il est mort enseveli dans son triomphe.

Il était d'une haute taille, assez mince de corps et d'une complexion sèche et nerveuse. Sa tête, d'un ovale allongé, que surmontait une chevelure courte, peu épaisse, d'un châtain très-clair, avait une expression de finesse énergique qui frappait au premier abord. Une moustache blonde relevée, des yeux très-brillants, quoique fatigués et enfoncés dans leur orbite complétaient cette physionomie

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