CHAPITRE XVIII
vailler à compléter l'examen du sujet qui lui est soumis : mais si la besogne n'est pas finie à l'heure où rassemblée s'ajourne habituellement ou si, pour une autre raison il ne veut pas procéder à un moment donné, un membre doit proposer que le comité se lève, rapporte progrès, énonce l'état des délibérations et quitte ses sièges. Si la motion est adoptée le président du comité se lève, le président de rassemblée retourne au fauteuil et lp président du comité l'informe que le comité général suivant ses ordres a examiné telle matière et a fait quelques progrès, mais que n'ayant pas terminé ses travaux il Ta chargé de demander la permission de siéger de nouveau. Le président pose à l'assemblée la question de permettre au comité de siéger de nouveau et de fixer la date à laquelle l'assemblée se formera à nouveau en comité général. Si la permission est refusée le comité est naturellement dissous.
337. Troisièmement. En comité général, chaque membre peut parler aussi souvent qu'il lui plaît pourvu qu'il obtienne la parole, tandis que dans l'assemblée, il ne peut parler qu'une fois.
338. Quatrièmement. Un comité général ne peut renvoyer aucune matière à un autre comité, mais les autres comités exercent souvent leurs fonctions et expédient leurs affaires au moyen de sous-comités formés de leurs membres, ce qui leur est permis.
339. Cinquièmement. En comité général, le président de l'assemblée a le droit de prendre part aux débats et délibérations absolument comme un autre membre.
340. Sixièmement. Un comité général, comme un comité spécial n'a pas le droit de punir pour une violation d'ordre ni un membre ni un étranger ; mais il peut simplement se lever et faire un
rapport à rassemblée qui peut procéder au châtiment du coupable. Les paroles inconvenantes sont également prises par écrit en comité et il en est fait rapport à rassemblée pour qu'elle prenne ses mesures.
341. Ce sont là les principales différences éntre les délibérations de rassemblée et du comité général; à tous les autres égards, ils sont identiques. On dit quelquefois qu'en comité général, il n'est pas nécessaire qu'une motion sojt secondée; mais rien n autorise cette opinion.
Lorsqu'un comité général a terminé se besogne un membre propose que le comité se lève et que le président ou un membre fasse un rapport des travaut à l'assemblée. Ceci étant résolu le président du comité se lève et reprend sa place, le président de l'assemblée reprend le fauteuil. Le président annonce que le comité a terminé la besogne qui lui a été confiée et qu'il est prêt à faire son rapport à l'assemblée quand elle jugera bon de le recevoir. On fixe alors le moment propice pour recevoir le rapport et au moment fixé, il est fait et reçu comme pour les autres comités. (319)
342. Il arrive quelquefois qu'on se dispense des formalités de motion et de question pour décider du moment où l'on doit recevoir un rapport. Si l'assemblée est prête à le recevoir de suite elle crie " maintenant, maintenant," si elle n'est pas prête, une autre date est mentionnée " demain ou lundi,'' et cette époque est fixée du consentement général. Mais s'il n'y a pas unanimité pour recevoir immédiatement le rapport, il vaut mieux s'entendre au moyen d'une motion mise aux voix.