CAPE VU PE
Au cours de l’année, période d’insomnie de quelques jours.
Depuis le début de 1930, crises de colères violentes et quelques troubles de la parole.
Examen psychique le 25 janvier 1930 : Attitude déprimée du malade qui a l’air triste et malheureux ; orientation, mémoire, attention, normales ;: troubles du jugement depuis un an ; idées de crime.
Raisonnement sain. Affectivité troublée consécutivement à ses préoccupations mentales.
L'examen physique montre des artères souples, un souffle aortique doux, systolique. Un tremblement des muscles péri-buccaux et de la langue. Parole par moment hésitante ; sans achoppement.
Réflexes tendineux exagérés.
Diagnostic : Cérébrosclérose.
Le 25 : Ponction lombaire de 10 cc. ; liquide hypertendu.
Cellule de Nageotte : 0,63 élément par millimètre cube.
Bordet-Wassermann et Meinicke négatifs.
Sucre : 0,72 ; albumine : 0,85 ; chlorures : 7 par litre.
Avant la ponction lombaire : T. A. 24-9. I. 4 17/2.
Après la ponction lombaire : T. A. 22-9. I. 5.
Cinq heures après : T. A. 22-9. I. 5.
Le lendemain : T. A. 22-9. I. 5.
La ponction n’a amené aucune manifestation subjective ni aucun changement psychique.
Là encore la ponction lombaire a fait diminuer légè-
rement le maxima, tandis que la minima est restée stable et que l'indice oscillométrique a augmentä
de 1/2.
OBSERVATION X (BaPT)
Louis D... 53 ans. Rentre à l’hôpital parce qu'il souffre de crises vertigineuses. Rien de spécial au point de vue de ses antécédents héréditaires et collatéraux.
En 1908, hémiplégie à début brutal et qui guérit complètement sans séquelles. A la ste de cette affection le malade est traité durant trois mois par du bismuth.
En 1918, à 41 ans, crise de névralgie faciale droite.
En 1920 le malade commence à se plaindre de crampes d'estomac, survenant une à deux heures après le repas du soir, sans troubles de l’appétit et sans vomissements.
Le malade retrouve ces sensations depuis à intervalles variables de quelques semaines à un an.
Depuis cette époque également il présente des petits signes de Brightisme : crampes aux mollets, doigts morts, mouches volantes ; bourdonnement d'oreilles plus nets depuis un à deux ans, et surtout depuis quelques mois.
Depuis un an, dyspnée d'effort, palpitations.
Les vertiges ont débuté un mois après l’hémiplégie de 1908 ; crises vertigineuses avec sensation de chutes durant de quelques minutes à quelques heures.
LT. pee
Jusqu’à 1920 il ne présente que deux ou trois crises par an. Elles étaient précédées de douleur à la nuque débutant brusquement. Elles ne l’empêchaient d’ailleurs pas de travailler et cessaient dès qu'il s’asseyait.
En même temps, crises de céphalée occipitale à début et à terminaison brutales ; crise avec douleurs en étau, à intervalles variables de quelques semaines à quelques mois et durant de quelques heures à quelques jours.
Le malade continue à avoir trois ou quatre crises par an.
En 1920 l’augmentation de ces crises en nombre et en durée l’oblige à cesser son travail pendant un mois. Il perd sa gaîté et, très déprimé, songe au suicide.
Il se fait traiter (biiodure). Tout rentre dans l’ordre au bout de deux mois et demi.
De 1920 à 1929 : Deux à quatre crises semblables aux précédentes. En 1929, nouvelle crise à celle de 1920 : début par une sensation vertigineuse qui s’accroît de plus en plus. Les vertiges augmentent toujours et surviennent même en décubitus.
Depuis son entrée à l’hôpital la sensation vertigineuse augmente, des crampes d'estomac apparaissent, le malade maigrit, pâlit, ne mange plus. Céphalée occipitale continue.
Le 25 janvier : A l’examen :
Psychisme intact.
Réflexes vifs.
Réflexes achilléens abolis à gauche.
Réflexes de défense au niveau des membres inférieurs.
Marche normale les yeux ouverts ; les yeux fermés il dévie à gauche.
Statique : tendance à la chute à droite.
Surdité assez marquée.
Nystagmus rotatoire normal à droite.
Hypo à gauche.
Diagnostic : Méningite syphilitique ayant intéressé les IIT et VIIF paires craniennes.
Le 27 janvier : Ponction lombaire de 10 ce.
Bordet-Wassermann négatif.
Sucre : 0,43 ; albumine : 0,28 ; chlorures : 7,5 par litre.
Avant la ponction lombaire : T. À. 14-6. I. 3 1/2.
Aussitôt après : T. A. 11-5 1/2. I. 3 1/2.
Cinq heres après*: T. A. 12-5 1/2. I. 3 17/2.
Le lendemain‘: T. A. 12-5. I. 3 1/2.
Pas de manifestations subjectives d'ordre nerveux si ce n’est dans la nuit du 28 au 29 : une sensation de doigt mort localisée aux deux gros orteils.
Ici, à la suite de la ponction lombaire, on note une diminution légère de la tension artérielle maxima et minima.
OBSERVATION XI (PouLET)